mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2202749 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | BRENER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel le préfet de la Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois.
Le préfet de la Marne a produit des pièces enregistrées le 28 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Deschamps, premier conseiller, pour statuer
sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 29 novembre à 11 h 30 :
- le rapport de M. Deschamps, magistrat désigné,
- et les observations de Me Brenner, avocate de permanence représentant M. A qui souligne que celui-ci vit en France depuis quelques années et que son éloignement pourrait porter atteinte à sa vie privée et familiale.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 11 h 45, à l'issue de l'audience.
1. M. B A, ressortissant algérien né le 4 octobre 2001, est entré
en France le 1er août 2020. Il demande l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2022 par lequel
le préfet de la Marne l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination
de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois.
2. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui a fait l'objet
le 27 décembre 2020 par le préfet de Seine-Saint-Denis d'une obligation de quitter
sans délai le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français
d'une durée de deux ans qu'il n'a pas exécutée, a été condamné à six mois d'emprisonnement
en raison d'une tentative de vol avec dégradation et destruction par un jugement du tribunal judiciaire de Reims du 20 avril 2022 puis à trois mois d'emprisonnement pour les mêmes motifs par un jugement du tribunal judiciaire de Reims du 25 mai 2022, et qu'il est libérable
le 7 décembre 2022.
3. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits
de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale de son domicile et de sa correspondance () ".
4. Si l'avocate de permanence a invoqué à l'audience la méconnaissance
de ces stipulations, aucune précision n'a pu être apportée quant aux liens qu'aurait noués M. A depuis son arrivée en France. Dans ces conditions, ce moyen ne peut qu'être écarté, et la requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Marne.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 30 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
A. DESCHAMPS
Le greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026