vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2300422 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS DAVID PARISON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2023, M. C A, représenté par Me Parison, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n° BE 2023-011-004 du 11 janvier 2023 par lequel la préfète de l'Aube a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être éloigné en cas d'exécution contrainte ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Aube de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à Me Parison en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;
- il répondait aux conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 453-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile ;
- il établit son état civil au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du même code ;
- cette décision a des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination doivent être annulées sur le fondement des mêmes motifs que ceux soulevés à l'encontre du refus de titre de séjour.
La clôture de l'instruction a été fixée au 17 avril 2023 par une ordonnance du 28 février précédent.
La préfète de l'Aube a produit un mémoire le 3 mai 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Maleyre, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen qui serait né le 28 août 2003, déclare être entré irrégulièrement en France dans le courant du mois de janvier 2020. L'intéressé a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) à compter du 4 mars 2020. Sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile, il a sollicité de la préfète de l'Aube, le 7 juillet 2022, la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 11 janvier 2023, cette autorité a refusé d'y faire droit, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être éloigné en cas d'exécution contrainte. M. A en demande l'annulation au tribunal.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A de titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
3. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance () d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil / 2° Les documents justifiant de sa nationalité / 3° Les documents justifiant de l'état civil et de la nationalité () de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance () d'un titre de séjour pour motif familial / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Selon l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Les dispositions citées au point précédent posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
6. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents. En outre, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux.
7. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a produit en dernier lieu un jugement supplétif n° 2609 du 6 avril 2021, un extrait du registre de l'état civil portant le n° 2285 du 20 avril 2021 délivré par les services compétents de la commune de Kaloum et des documents destinés à établir le décès de ses parents.
8. Pour remettre en cause la présomption de validité de ces actes, la préfète s'est notamment fondée sur un rapport d'expertise du 18 juillet 2022 réalisé par les services spécialisés de la police aux frontières, pour conclure que ces documents étaient frauduleux.
9. Ce rapport d'expertise indique tout d'abord de manière générale que ces documents ne présentent pas de garanties de sécurité, notamment en raison du papier et du mode d'impression utilisés. Ensuite, en ce qui concerne le jugement supplétif, il est mentionné que ce document ne peut être regardé comme légalisé dans la mesure où la personne y ayant procédé n'est plus habilitée depuis le mois de février 2020, que la requête en vue de l'établissement d'un jugement supplétif n'est pas motivée en méconnaissance de l'article 151 du code civil guinéen, que ce jugement, en dépit des dispositions de l'article 204 du même code, ne comporte aucun élément permettant d'établir la filiation du requérant, que le représentant du ministère public n'est pas désigné, contrairement aux dispositions de l'article 115 du code de procédure civile guinéen, que le jugement a été rendu le jour même de la requête alors que l'article 331 de ce même code prévoit que les témoins ne peuvent être légalement convoqués au plus tôt que huit jours avant la date de l'enquête et qu'il ne comporte pas la formule exécutoire prévue à l'article 555 de ce code. Enfin, pour ce qui est de l'extrait du registre de l'état civil, le service spécialisé relève qu'il ne respecte pas les termes de l'article 182 du code civil guinéen prévoyant que la date d'édition doit être écrite en toutes lettres et qu'il ne peut être considéré comme un acte de naissance dans la mesure où il ne comporte pas l'ensemble des mentions prévues par l'article 204 de ce code, à savoir les âges, professions et domiciles des parents. Le service d'expertise conclut que ces documents sont des faux en écriture au sens de l'article 441-4 du code pénal.
10. Toutefois, en l'absence de tout élément sur la qualité des supports des actes d'état civil guinéens et les sécurités qu'ils doivent comporter selon la règlementation guinéenne, la circonstance que les actes présentés par M. A sont établis sur un support ordinaire grand public sans sécurité documentaire, n'est pas de nature à établir que les mentions relatives à son identité, et notamment à sa date de naissance, sont falsifiées. Les dispositions de l'article 151 rattachées au code civil de Guinée, mais qui relèvent du code de procédure civile, économique et administrative, sont relatives aux ordonnances sur requête. La circonstance que le nom du représentant du ministère public n'est pas indiqué dans le jugement supplétif, comme le prévoit l'article 115 du code de procédure civile, économique et administrative, n'est pas de nature à remettre en cause les mentions d'état civil y figurant. L'article 204 du code civil guinéen n'a pas vocation à s'appliquer aux jugements supplétifs d'acte de naissance mais seulement aux actes de naissance. Si l'article 331 du code de procédure civile, économique et administrative guinéen, non le code civil comme mentionné à tort, exige un délai de huit jours préalable à la date de la convocation des témoins, la formation de jugement a pu recourir à une enquête sur le champ, prévue par les dispositions de l'article 334 du même code, lequel n'impose pas de délai de convocation. Le non-respect du délai de huit jours, alors qu'il n'est pas établi que le jugement n'a pas été rendu dans le cadre d'une enquête sur le champ, n'est donc pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte. La seule circonstance que le jugement supplétif ne contient aucune formule exécutoire, en méconnaissance des dispositions de l'article 555 du code de procédure civile guinéen, ne permet pas, à elle-seule, de considérer que le jugement supplétif n'est pas authentique. En ce qui concerne l'extrait du registre de l'état civil, d'une part, les dispositions de l'article 204 du code civil guinéen s'appliquent uniquement aux actes de naissance, ainsi qu'il a été dit, non à un extrait du registre d'état civil, qui tient lieu d'acte de naissance en cas, comme en l'espèce, d'intervention d'un jugement supplétif, en vertu de dernier alinéa de l'article 201 de ce même code. D'autre part, la circonstance que ce document ne porte pas en toutes lettres sa date de délivrance ne saurait suffire à lui ôter tout caractère probant, d'autant que le jugement supplétif sur le fondement duquel il a été pris n'est pas contesté. Dans ces conditions, à supposer même que Mme B ne serait plus habilitée à légaliser des documents, la préfète de l'Aube ne parvient pas à renverser la présomption de validité du jugement supplétif du 6 avril 2021 et des autres documents.
11. La préfète de l'Aube a également motivé sa décision de refus sur le fondement des conditions propres posées par les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans la mesure où elle a retenu que M. A n'établissait pas ne plus avoir de lien avec sa famille en Guinée et qu'il éprouvait d'importantes difficultés de compréhension en français, constitutives " d'un frein à la réussite de sa formation ".
12. Cependant, d'une part, il ressort des pièces du dossier que les parents M. A sont décédés. D'autre part, il ressort de ces mêmes pièces que ses appréciations de premier et deuxième semestres de première année de baccalauréat professionnel métiers de l'électricité et ses environnements connectés sont bonnes, en dépit de quelques difficultés, ayant obtenu à chaque fois les encouragements du conseil de classe, et qu'il a donné entière satisfaction en milieu professionnel lors d'un stage effectué au cours de l'été 2022. Il n'est pas allégué qu'il ne serait pas assidu. Dans ces conditions, la préfète a entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, la décision refusant de délivrer un titre de séjour à M. A doit être annulée ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2023 de la préfète de l'Aube.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Eu égard aux motif d'annulation retenus, l'exécution du présent jugement implique nécessairement, sous réserve d'un changement de sa situation, que la préfète de l'Aube délivre à M. A une carte de séjour temporaire et le munisse d'une autorisation provisoire de séjour le temps nécessaire à cette délivrance, conformément à ce que prévoient les dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu d'enjoindre à la préfète d'y procéder dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. Il y a lieu d'admettre provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Parison, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Parison d'une somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée au requérant.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté de la préfète de l'Aube du 11 janvier 2023 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de l'Aube de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire et le munisse d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à ce que cette délivrance soit effective, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et que Me Parison renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Parison une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée au requérant.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète de l'Aube et à Me Parison.
Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Torrente, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
P.H. MALEYRELe président,
signé
P. CRISTILLE
Le greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026