LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2302238

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2302238

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2302238
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... A... qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Moselle de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à son fils mineur, ainsi que des conclusions indemnitaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté, la décision attaquée datant du 21 janvier 2021 et ayant été notifiée avec mention des voies et délais de recours, alors que la requête n'a été introduite que le 27 septembre 2023. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour absence de décision préalable de l'administration sur une demande de réparation. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2023, Mme D... B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 21 janvier 2021, par laquelle le préfet de la Moselle a rejeté ses demandes du 14 juin 2018 et du 3 septembre 2019 tendant à ce qu’une carte nationale d’identité et un passeport soient délivrés à M. C..., son fils mineur ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Moselle de délivrer à son fils la carte nationale d’identité et le passeport sollicités ;

3°) de condamner l’Etat à lui verser une somme d’1 000 000 euros, en réparation du préjudice moral subi à raison de ce refus illégal.

Elle soutient que la décision attaquée est entachée d’erreur d’appréciation et de détournement de pouvoir, dès lors que M. C... est bien son fils et que l’ensemble des conditions posées par l’article 2 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 instituant la carte nationale d’identité étaient ici remplies.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête de Mme B... A....

Il soutient que :
- la requête est irrecevable, les conclusions à fin d’annulation étant tardives et les conclusions indemnitaires n’ayant été précédées d’aucune décision préalable ;
- en tout état de cause, aucun des moyens soulevés n’est fondé.

Mme B... A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2023.



Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…) ». Aux termes de son article R. 421-5 : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ».

3. Il ressort des pièces du dossier que Mme B... A... a reçu notification de la décision attaquée le 29 janvier 2021. Cette notification de la décision attaquée comportait mention des voies et délais de recours, et notamment du délai de deux mois ici applicable. Un tel délai était expiré lors de l’introduction de sa requête, le 27 septembre 2023. Il n’a en tout état de cause pas pu être prorogé par la demande d’aide juridictionnelle qui a été présentée le 10 octobre 2023, postérieurement à l’enregistrement de ladite requête. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation sont tardives. Entachées d’une irrecevabilité manifeste, elles ne peuvent qu’être rejetées. Doivent être rejetées, par voie de conséquence de cette irrecevabilité, les conclusions accessoires à fin d’injonction.

4. Par ailleurs, il résulte de l’instruction que la requête de Mme B... A... n’était accompagnée d’aucune décision prise sur ses prétentions indemnitaires, ni même ne faisait état d’une réclamation préalable qui aurait été présentée à cet égard. Mme B... A... n’a jamais répondu au courrier qui lui a été adressé par le greffe du tribunal le 11 janvier 2024 et qui l’invitait, selon les modalités prévues par le dernier alinéa de l’article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en produisant la décision prise sur sa demande indemnitaire préalable ou, à défaut, la pièce justifiant de la date du dépôt de sa réclamation formée devant l’administration. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’indemnisation, qui n’ont donné lieu à aucune décision de la part de l’administration, sont également manifestement irrecevables.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée dans son intégralité, en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.






O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Moselle.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 31 décembre 2025.


Le président de la 1ère chambre,


Signé


B. BRIQUET


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions