LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2400273

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2400273

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2400273
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire de 88,68 euros émis par la commune de Reims pour un dépôt sauvage de déchets. Le tribunal a estimé que le constat dressé par un agent assermenté, qui avait retrouvé l'adresse du requérant dans un sac de tri, faisait foi jusqu'à preuve du contraire, et que M. C... n'apportait pas d'élément suffisant pour contester sa responsabilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 1311-1 du code de la santé publique, relatifs aux pouvoirs de police municipale en matière de salubrité publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 février 2024, M. A... C... demande au tribunal d’annuler le titre exécutoire, qui a été émis, le 21 décembre 2023, à son encontre, par la commune de Reims, d’un montant de 88,68 euros, pour dépôt sauvage constaté 17 octobre 2023 ;

Il soutient que :
- les déchets sur le trottoir n’étaient pas les siens et qu’il n’est responsable que du dépôt du seul sac de tri, posé au pied du conteneur destiné à accueillir des déchets ;
- il est de bonne foi ;
- la somme réclamée grèverait lourdement son budget d’étudiant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2024, la commune de Reims conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme B...,
- les conclusions de Mme Lambing, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. C... demande l’annulation d’un titre perception émis par la commune de Reims, le 21 décembre 2025, d’un montant de 88,68 euros, lequel correspond aux frais d’enlèvement, de transport et de traitement du dépôt sauvage constaté le 17 octobre 2023.

2. D’une part, l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales dispose que : « La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques (…) ». Aux termes de l’article L. 1311-1 du code de la santé publique : « Sans préjudice de l'application de législations spéciales et des pouvoirs reconnus aux autorités locales, des décrets en Conseil d'Etat (…) fixent les règles générales d'hygiène et toutes autres mesures propres à préserver la santé de l'homme, notamment en matière : (…) - de salubrité des habitations, des agglomérations et de tous les milieux de vie de l'homme ; (…) - d'évacuation, de traitement, d'élimination et d'utilisation des eaux usées et des déchets (…) ». L’article L. 1311‑2 de ce même code précise, par ailleurs, que : « Les décrets mentionnés à l'article L. 1311-1 peuvent être complétés par des arrêtés du représentant de l'Etat dans le département ou par des arrêtés du maire ayant pour objet d'édicter des dispositions particulières en vue d'assurer la protection de la santé publique dans le département ou la commune ».

3. Les déchets déposés sur la voie publique en vue de leur ramassage par les services compétents doivent être regardés comme des biens dont les propriétaires manifestent la volonté de se séparer en vue de leur élimination ou de leur retraitement dans des installations appropriées. Des motifs d’ordre public, tirés notamment de la salubrité publique, justifient toutefois que la collecte et l’élimination de ces déchets soient réglementées. À cette fin, des agents municipaux, soumis dans le cadre de leurs fonctions à une obligation de discrétion professionnelle, peuvent, sans porter une atteinte excessive au principe de respect de la vie privée, examiner le contenu des sacs de déchets abandonnés sur la voie publique en méconnaissance des arrêtés de police, afin d’identifier les auteurs de ces dépôts sauvages.

4. Par un constat dressé le 17 octobre 2023 à 14h55, un agent habilité et assermenté du service propreté de la commune de Reims a constaté la présence, sur la plateforme des conteneurs enterrés, face au 11 rue Guichard à Reims, de sacs de déchets ménagers et/ou de tri appartenant à M. C... et a refacturé au requérant l’enlèvement de ce dépôt sauvage. Il ressort en effet du rapport de constatation de ce 17 octobre 2023, produit en défense et qui fait foi jusqu’à preuve du contraire, que cet agent assermenté a constaté un dépôt de cartons, sacs de tri, jouets, vrac sur la plateforme de conteneurs et a trouvé, dans un sac de tri, sur un carton de livraison, l’adresse de M. C.... Pour contester le titre exécutoire émis à son encontre, M. C... se borne à soutenir tout d’abord, que les déchets sur le trottoir n’étaient pas les siens et qu’il n’est ainsi responsable que du dépôt du seul sac de tri, posé au pied du conteneur destiné à accueillir des déchets. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de l’état des prestations effectuées qui lui a été adressé avant l’émission du titre exécutoire en litige, que l’enlèvement des déchets autres que son sac de tri lui ait été facturé. M. C... ne peut, ensuite, davantage utilement arguer de sa bonne foi et du fait que la somme réclamée grèverait lourdement son budget d’étudiant.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation du titre exécutoire du 21 décembre 2023 ne peuvent qu’être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à la commune de Reims.

Délibéré après l'audience du 20 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Dominique Babski, président,
Mme Bénédicte Alibert, première conseillère,
M. Oscar Alvarez, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2025.


La rapporteure,
signé
B. B...
Le président,
signé
D. BABSKI

La greffière,

signé

I. DELABORDE



La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions