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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2503743

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2503743

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2503743
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROYAUX

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., aide-soignante, qui contestait la décision du centre hospitalier universitaire de Reims du 9 octobre 2025. La requérante soutenait que cette décision mettait fin à son congé de longue durée. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, qui prolongeait le congé jusqu'au 10 novembre 2025 et demandait un certificat médical pour la suite, ne lui faisait pas grief. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Royaux, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 9 octobre 2025 du centre hospitalier universitaire de Reims en tant que cette décision met fin à son congé de longue durée à compter du 11 novembre 2025 ;

2°) subsidiairement d’enjoindre au centre hospitalier universitaire de Reims de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir après une nouvelle saisine du conseil médical ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Reims une somme
de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les premiers vice-présidents présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; » ;



2. Mme A..., aide-soignante au centre hospitalier universitaire de Reims, a été placée en congé de longue durée à compter du 21 mai 2021. Si, lors de sa séance du 9 octobre 2025,
le conseil médical de la Marne a émis un avis favorable à la prolongation de ce congé de longue durée du 11 mai 2025 au 10 novembre 2025 et à une reprise à l’issue, il ressort des pièces du dossier que le centre hospitalier universitaire de Reims a accordé cette prolongation
par l’article 1er de la décision attaquée du 9 octobre 2025, mais que l’article 3 de cette décision dispose que « Un mois avant l’expiration de ce congé, Mme A... (C... et de Santé au Travail) un certificat médical détaillé délivré par son médecin traitant et précisant soit son aptitude à reprendre ses fonctions, soit la nécessité de prolonger ledit congé ». Cette décision, qui n’a ainsi pas pour objet de mettre fin au congé de longue durée dont bénéficiait la requérante, ne lui fait pas grief sur ce point. Par suite, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées
du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Copie en sera adressée pour information au centre hospitalier universitaire de Reims.


Fait à Châlons-en-Champagne, le 16 décembre 2025.



Le président de la 3ème chambre,



signé


A. DESCHAMPS



La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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