Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B... d’une demande visant à enjoindre aux bergers d’installer des caméras de surveillance dans les bergeries et à les punir pour avoir blessé des loups. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, au motif que la répression d’activités privées ne relève pas du juge administratif. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 décembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre aux bergers à installer des caméras de surveillance dans les bergeries et de punir les bergers qui ont blessé des loups.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :
« (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».
2. Le requérant demande l’installation de caméras de surveillance dans les bergeries afin de permettre de punir les bergers qui auraient blessé des loups par l’installation de clôtures électrifiées inadaptées. Cependant, la répression d’activités exercées dans un cadre privé ne relève manifestement pas de la compétence du juge administratif. Par suite, la requête de M. B... doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaitre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B...
Fait à Châlons-en-Champagne, le 15 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
A. DESCHAMPS
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.