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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2600282

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2600282

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2600282
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le défaut de production de l'acte attaqué, une condition essentielle de recevabilité. La juridiction a appliqué les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, constatant que la requérante n'avait pas régularisé sa demande en produisant la décision contestée dans le délai imparti.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal de constater les impayés et les erreurs dans le calcul de sa rémunération, d’ordonner
la régularisation des sommes dues et le versement d’indemnités de retard et en réparation de ses préjudices.


Par un courrier du 29 janvier 2026, le greffe du tribunal a invité Mme A... à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant la décision qu’elle conteste.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les premiers vice-présidents présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; » ;

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée (…). Enfin, selon l’article R. 612-1 de ce code : « La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. (…) ».

3. Le tribunal a adressé, par l’application Télérecours, le 29 janvier 2026
à Mme A... un courrier l’invitant à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant la décision qu’elle conteste. La requérante a accusé réception de ce message le jour même. Mme A... n’a pas produit, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, la décision qu’elle conteste devant le tribunal de céans. Ainsi, la requête, qui n’a pas été régularisée, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée au recteur de l’académie de Reims.


Fait à Châlons-en-Champagne, le 16 mars 2026.


Le président de la 3ème chambre,


signé


A. DESCHAMPS


La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




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