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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2600588

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2600588

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2600588
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence (référé-suspension) de décisions de retrait d'agrément d'assistant maternel. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : Le juge constate que les requérants n'ont pas déposé de requête principale en annulation des décisions attaquées, ce qui est une condition de recevabilité exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est donc prononcée en application de l'article L. 522-3 du même code, qui permet un rejet sans débat contradictoire lorsque la demande est manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 février 2026, Mme F... E..., M. D... E... et Mme A... C... doivent être regardés comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre les effets de l’exécution des décisions de retrait d’agrément d’assistant maternel prises à leur encontre après avis de la commission consultative paritaire départementale du 18 décembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « (…) A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par une requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Aux termes de l’article L. 522-3 du ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».


2. M. et Mme E... et Mme C... demandent au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension des effets des décisions de retrait d’agrément d’assistant maternel prises à leur encontre après avis de la commission consultative paritaire départementale du 18 décembre 2025.

3. Les requérants n’ont présenté aucune requête à fin d’annulation des décisions attaquées, ni antérieurement ni concomitamment à l’enregistrement de la présente requête. Par suite, leur requête étant manifestement irrecevable, il y a lieu de la rejeter en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E



Article 1er : La requête de M. et Mme E... et G... Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F... E..., M. D... E... et Mme A... C....


Fait à Châlons-en-Champagne, 19 février 2026.



Le juge des référés,


signé

D. B...





La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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