mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2001851 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 août 2020 et le 7 décembre 2020, M. A B demande au tribunal :
1°) à titre principal, que les heures supplémentaires effectuées soient comptabilisées et versées sur son compte épargne temps ;
2°) à titre subsidiaire et à défaut, que lui soit versée la somme de 447,35 euros au titre des heures supplémentaires réalisées.
Il soutient que :
- il a réalisé 11 heures 30 minutes supplémentaires dans le cadre de l'organisation et l'animation de la " semaine du paysage " organisée au printemps 2019 sur demande expresse de la directrice générale adjointe des services de la communauté de communes des Hautes-Vosges (CCHV) du 7 juin 2019 ;
- il a accompli en outre 19 heures 59 minutes en raison d'un surcroît d'activité de son service, ce dont sa supérieure hiérarchique était parfaitement informée dès lors qu'elle était destinataire, en copie, des courriels correspondant aux missions supplémentaires qui lui étaient demandées, qu'elle avait accès à son planning " google " et à l'outil de gestion du temps de travail ;
- les dispositions du règlement intérieur relatives à la comptabilisation des heures supplémentaires en vigueur depuis le 18 avril 2018 ne lui avaient jamais été appliquées avant le 9 juillet 2019 et sa hiérarchie ne l'en avait pas averti alors que l'encadrement est chargé de s'assurer du respect de ces règles et du suivi des heures de travail de ses subordonnés ;
- cette application brutale du règlement constitue un acte de déstabilisation psychologique ;
- la règle imposant le dépôt d'une demande préalable à l'exécution d'heures supplémentaires ne s'applique pas uniformément dans l'ensemble de la CCHV, ce qui contrevient au principe d'égalité de traitement entre les agents de la fonction publique et à l'objectif affiché dans la délibération de la CCHV du 28 novembre 2017 décidant la mise en place de nouvelles modalités d'organisation du temps de travail.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 octobre 2020, la communauté de communes des Hautes-Vosges, représentée par Me Cuny, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient à titre principal que la requête de M. B est irrecevable dès lors d'une part, que le courriel du 9 juillet 2019 attaqué ne lui fait pas grief, d'autre part, que le recours contre ce courriel est tardif car présenté au-delà du délai raisonnable d'un an, enfin que la demande indemnitaire de M. B n'a pas fait l'objet d'une demande préalable susceptible de lier le contentieux. À titre subsidiaire, elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°2000-815 du 25 août 2000 ;
- le décret n°2001-623 du 12 juillet 2001 ;
- le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 16 décembre 2019, M. B a sollicité le président de la communauté de communes des Hautes-Vosges (CCHV) afin que des heures de travail réalisées entre janvier et juin 2019 en dehors des plages horaires habituelles de travail soient reconnues comme des heures supplémentaires et que sa situation administrative soit régularisée en conséquence. Le président de la CCHV a refusé, par un courrier du 7 février 2020, de donner une suite positive à cette demande au motif que les heures de travail considérées n'avaient pas fait l'objet d'une demande et d'un accord préalable de la part de sa hiérarchie. Par la requête susvisée, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de cette décision et qu'il soit enjoint à la CCHV de créditer son compte épargne temps des 31 heures et 29 minutes correspondant aux heures en litige et à défaut de les rémunérer.
Sur les fins de non-recevoir :
2. En premier lieu, il ressort des termes de la requête de M. B que celui-ci entend obtenir l'annulation de la décision du 7 février 2020, qui lui fait grief, par laquelle le président de la CCHV a refusé de donner une suite favorable à sa demande tendant à ce que soient comptabilisées les heures supplémentaires qu'il a réalisées et non, contrairement à ce que soutient la CCHV, l'annulation du courriel que lui avait préalablement adressé sa supérieure hiérarchique en date du 9 juillet 2019 à ce sujet.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée / () ".
4. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la décision du 7 février 2020 ne comporte aucune mention des voies et délais de recours. Dans ces conditions, la requête enregistrée au greffe du tribunal le 3 août 2020, soit dans le délai raisonnable d'un an, n'est pas tardive.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle / () ".
6. Si M. B demande à ce que les heures supplémentaires qu'il a réalisées soient, soit créditées sur son compte épargne temps, soit, à défaut, indemnisées selon le barème en vigueur, ces conclusions doivent être regardées comme des conclusions accessoires à fin d'injonction. Par suite, elles n'avaient pas à être précédées de la demande préalable prévue par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
7. Il résulte de ce qui précède que les fins de non-recevoir opposées par la CCHV doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. Aux termes de l'article 6 du décret 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale : " L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement peut décider, après avis du comité technique compétent, l'instauration d'un dispositif d'horaires variables, dans les conditions prévues à l'article 6 du décret du 25 août 2000 susvisé ". Aux termes de l'article 6 du décret du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'État et dans la magistrature : " La possibilité de travailler selon un horaire variable peut être organisée, sous réserve des nécessités du service, après consultation du comité technique. / Cette organisation définit une période de référence, en principe une quinzaine ou un mois, au sein de laquelle chaque agent doit accomplir un nombre d'heures de travail correspondant à la durée réglementaire afférente à la période considérée. / Un dispositif dit de crédit-débit peut permettre le report d'un nombre limité d'heures de travail d'une période sur l'autre. Il précise le maximum d'heures pouvant être inscrit au débit ou au crédit de la situation des agents. Pour une période de référence portant sur la quinzaine ou le mois, ce plafond ne peut respectivement être fixé à plus de six heures et plus de douze heures. / L'organisation des horaires variables doit être déterminée en tenant compte des missions spécifiques des services ainsi que des heures d'affluence du public et comprendre soit une vacation minimale de travail ne pouvant être inférieure à quatre heures par jour, soit des plages fixes d'une durée au minimum équivalente, au cours desquelles la présence de la totalité du personnel est obligatoire, et des plages mobiles, à l'intérieur desquelles l'agent choisit quotidiennement ses heures d'arrivée et de départ. / Un décompte exact du temps de travail accompli chaque jour par chaque agent doit être opéré. Tout agent est tenu de se soumettre à ces modalités de contrôle ". Aux termes de l'article 4 du décret du 14 janvier 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires : " Pour l'application du présent décret et conformément aux dispositions du décret du 25 août 2000 susvisé, sont considérées comme heures supplémentaires les heures effectuées à la demande du chef de service dès qu'il y a dépassement des bornes horaires définies par le cycle de travail ".
9. En application de ces dispositions, la CCHV a adopté le 28 novembre 2017 une délibération portant sur l'organisation du temps de travail de ses agents. Ses dispositions ont été reprises par le règlement intérieur du personnel en date du 18 avril 2018 dont le chapitre 2 traite en particulier de l'organisation du temps de travail. Aux termes de l'article 4.3 du règlement intérieur de la CCHV : " Est considérée comme heure supplémentaire toute heure réalisée à la demande expresse du responsable ou de la direction générale dès qu'il y a dépassement des bornes horaires définies par le cycle de travail. / () Les travaux supplémentaires sont, en fonction des nécessités de service, soit récupérés, soit indemnisés, à l'exception de toute autre forme de compensation. / Le principe retenu est la récupération des heures qui devra de préférence être réalisée sur le mois suivant. / Dans le cas où, à titre exceptionnel, des heures supplémentaires sont générées par une évolution d'activité ou un événement particulier, elles doivent faire l'objet d'un accord préalable écrit et motivé auprès du chef de service / () ".
10. Par ailleurs, la CCHV a mis en œuvre à compter du 2 janvier 2019 un régime d'" horaires variables ". Il ressort notamment de la note de service diffusée auprès des agents le 21 mars 2019 que les heures de travail effectuées en dehors du cycle normal de travail, soit, en ce qui concerne M. B, en-dehors d'une plage horaire comprise entre 7h30 et 18h30 du lundi au vendredi, doivent faire l'objet d'une demande écrite préalable auprès du chef de service et recevoir l'accord écrit de celui-ci et qu'à défaut d'un tel accord, le temps de travail ne sera pas comptabilisé.
11. En premier lieu, M. B soutient qu'il a accompli, dans le cadre de la " Semaine du paysage " organisée du 8 au 15 juin 2019, onze heures trente minutes qui n'ont pas été comptabilisées comme temps de travail. Si le refus de valider ces heures est motivé par la circonstance que l'intéressé n'aurait pas obtenu l'accord écrit de sa supérieure hiérarchique, il ressort des pièces du dossier que, par un courriel du 7 juin 2019, la directrice générale adjointe de la CCHV a sollicité les agents de l'établissement afin qu'ils s'inscrivent aux diverses animations prévues au cours de cette semaine. Il n'est pas contesté que c'est dans le cadre de cette demande que M. B s'est inscrit à différentes animations prévues les samedi 8 juin, mardi 11 juin, jeudi 13 juin et samedi 15 juin 2019. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, et notamment des photographies prises lors de cette manifestation, que M. B y était présent. La demande du 7 juin 2019 doit ainsi être regardée comme valant autorisation d'accomplir les heures supplémentaires que nécessiterait la présence des agents concernés aux animations auxquelles ils s'étaient inscrits. Les heures que M. B a accomplies le samedi 15 juin 2019 dans ce cadre ont d'ailleurs été validées a postériori comme du temps de travail supplémentaire. Dans ces conditions, les huit heures quarante-cinq minutes réalisées par M. B le samedi 8 juin 2019 et les deux heures quarante-cinq minutes réalisées au-delà de la borne horaire de 18h30 le mardi 11 juin et le jeudi 13 juin 2019 devaient être regardées comme des heures supplémentaires accomplies après accord du supérieur hiérarchique, conformément à la condition posée par le règlement intérieur et la note de service relative aux horaires variables.
12. En second lieu, M. B soutient qu'il a été, tout au long du premier semestre 2019, confronté à un surcroît d'activité lié à des missions ponctuelles s'ajoutant à sa charge de travail habituelle qui l'a conduit à dépasser à plusieurs reprises, et pour un total de dix-neuf heures et cinquante-neuf minutes, la borne horaire de 18 heures 30 au-delà de laquelle les heures ne sont plus comptabilisées par le logiciel de gestion du temps de travail sans intervention expresse du supérieur hiérarchique. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces heures aient fait l'objet d'une demande de la part du requérant et d'un accord de sa supérieure hiérarchique, conformément aux règles applicables en la matière au sein de la CCHV rappelées aux points 8 et 9 du présent jugement. Le requérant, auquel il appartient en tout état de cause de connaître et respecter les règles de fonctionnement de la collectivité, ne peut utilement se prévaloir, pour contester le refus qui lui a été opposé, de la carence dont sa supérieure hiérarchique aurait fait preuve dans le contrôle de son temps de travail, quand bien même celle-ci aurait eu connaissance des sollicitations reçues par M. B et aurait disposé des outils lui permettant d'en assurer le suivi. De même, la circonstance, à la supposer établie, que la règle imposant l'accord de la hiérarchie préalablement à l'exécution de tâches au-delà des bornes horaires de travail ne serait pas appliquée avec la même rigueur dans tous les services de la CCHV est sans incidence sur la légalité du refus de comptabilisation de ces heures supplémentaires que le président de la CCHV a opposé au requérant.
13. Par ailleurs, le moyen tiré de ce que les missions du chargé de communication ne pourraient être accomplies dans le temps de travail imparti par sa fiche de poste et seraient incompatibles avec des horaires fixes ou réguliers compte tenu de la nature de ces missions doit également être écarté comme inopérant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 7 février 2020 du président de la CCHV doit être annulée en tant qu'elle a refusé de prendre en compte onze heures trente minutes supplémentaires accomplies par M. B les samedi 8 juin, mardi 11 juin et jeudi 13 juin 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Par une délibération du 25 octobre 2017, la CCHV a institué un compte épargne temps pour son personnel et adopté le règlement correspondant. Il résulte de ce dernier que le compte épargne temps peut être alimenté, dans la limite d'un total de soixante jours, notamment par des jours de repos compensateur correspondant à la récupération des heures supplémentaires dans la limite de cinq jours ou trente-cinq heures par an.
16. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre à la CCHV d'y inscrire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, les heures supplémentaires, soit 11 heures 30, réalisées en 2019 par l'intéressé. En cas d'impossibilité, en particulier si le nombre de jours inscrits au compte épargne temps de M. B a atteint le plafond de soixante jours fixé par le règlement relatif au compte épargne temps, il y aura lieu pour la CCHV d'indemniser tout ou partie de ces heures supplémentaires.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante à titre principal, la somme demandée par la CCHV au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La décision du 7 février 2020 du président de la communauté de communes des Hautes-Vosges est annulée en tant qu'elle a refusé de prendre en compte onze heures trente minutes de temps de travail supplémentaires accompli par M. B les samedi 8 juin, mardi 11 juin et jeudi 13 juin 2019.
Article 2 : Il est enjoint au président de la communauté de communes des Hautes-Vosges d'alimenter le compte épargne temps de M. B par 11 heures 30 minutes. En cas d'impossibilité, en particulier si le nombre de jours inscrits au compte épargne temps de M. B a atteint le plafond de soixante jours fixé par le règlement relatif au compte épargne temps, il est enjoint à la communauté de communes des Hautes-Vosges d'indemniser tout ou partie de ces heures supplémentaires.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la communauté de communes des Hautes-Vosges présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la communauté de communes des Hautes-Vosges.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026