mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2003324 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP MASSE - BERLEMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 décembre 2020, Mme B A, représentée par Me Massé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2020 par lequel le président de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences a fixé la date de consolidation et le taux d'incapacité permanente partielle dont elle est atteinte et en tirer toutes les conséquences de droit quant à la détermination des taux d'invalidité et l'attribution de l'allocation temporaire ;
2°) d'ordonner une expertise médicale contradictoire sur place et sur pièces afin de déterminer le taux concernant la maladie professionnelle 57C gauche et le taux concernant la maladie professionnelle 57C droite ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la commission de réforme a statué sans sa présence et celle du médecin de prévention ;
- il ressort des pièces médicales produites que les taux d'incapacité permanente partielle fixés par l'arrêté du 26 octobre 2020 ne correspondent pas à la gravité de sa situation médicale.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2021, la communauté de communes Orne Lorraine Confluences, représentée par Me Iochum, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2005-442 du 20 mai 2005 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,
- et les observations de Me Massé, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, adjointe technique territoriale de deuxième classe, est agent d'entretien au sein de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences. Par un arrêté du 31 mai 2017, elle a été reconnue atteinte d'une maladie professionnelle " 57C " à droite à compter du 29 novembre 2016 avec une rechute constatée le 4 mai 2018. Elle s'est également vu reconnaître, à compter du 20 juin 2018, l'imputabilité au service de la même pathologie côté gauche. La commission de réforme, dans un avis en date du 17 septembre 2020, a fixé la date de consolidation de ces deux pathologies au 23 mars 2020 et le taux d'invalidité permanente partielle en résultant. Suivant cet avis et sous réserve de l'avis conforme de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités territoriales (CNRACL), le président de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences a, par un arrêté du 26 octobre 2020, attribué une allocation temporaire d'invalidité à Mme A en fixant le taux d'invalidité permanente partielle à 2% à droite et à 1% à gauche. Par la requête susvisée, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, selon les termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 susvisé, la commission de réforme comprend : " 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; / 2. Deux représentants de l'administration ; / 3. Deux représentants du personnel ". Aux termes de l'article 14 du même arrêté : " Le secrétariat de la commission de réforme convoque les membres titulaires et l'agent concerné au moins quinze jours avant la date de la réunion. / () ". Aux termes de l'article 15 du même arrêté : " Le secrétariat de la commission informe le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, pour la fonction publique territoriale, le médecin du travail, pour la fonction publique hospitalière, compétent à l'égard du service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission. / () ". Aux termes de l'article 17 du même arrêté : " La commission ne peut délibérer valablement que si au moins quatre de ses membres ayant voix délibérative assistent à la séance. / Deux praticiens, titulaires ou suppléants, doivent obligatoirement être présents. / () ".
3. Mme A soutient que la décision du 26 octobre 2020 encoure l'annulation dès lors que l'avis du 17 septembre 2020 par lequel la commission de réforme s'est prononcée sur le taux d'incapacité temporaire partielle (IPP) a été rendu en son absence et en l'absence du médecin du service de médecine professionnelle et préventive. Toutefois, il est constant que ni la requérante ni le médecin du service de médecine professionnelle et préventive ne sont membres de la commission de réforme et que celle-ci pouvait ainsi délibérer hors de leur présence. Par ailleurs, la requérante ne soutient pas que le secrétariat de la commission de réforme aurait omis de la convoquer ou d'informer le médecin du service de médecine professionnelle et préventive de l'examen de son cas par la commission de réforme le 17 septembre 2020. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure allégué ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, les deux ordonnances pour des séances de kinésithérapie en date des 11 juin 2020 et 9 juillet 2020 et les deux certificats d'arrêt de travail pour la période du 11 juin 2020 au 11 août 2020 produits par Mme A pour contester les taux d'invalidité qui lui ont été reconnus ne sont pas, eu égard à leur nature, susceptibles de remettre en cause l'appréciation qu'a portée la commission de réforme sur le taux d'invalidité de l'intéressée, pas plus que la fiche de liaison médicale établie par le médecin de service de médecine professionnelle et préventive qui se borne à émettre diverses prescriptions dans le cadre de la reprise de fonctions de l'intéressée à mi-temps thérapeutique à compter du 5 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation qu'aurait commise la commission de réforme et à sa suite le président de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences en fixant les taux d'invalidité permanente dont elle est atteinte doit être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'expertise avant dire droit :
6. La requérante, qui ne soutient pas que les expertises médicales préalables à l'avis de la commission de réforme auraient insuffisamment éclairé cette instance, ne démontre pas l'utilité d'une expertise médicale supplémentaire. Par suite, il n'y pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A tendant à ce que le tribunal ordonne une expertise médicale.
Sur les dépens :
7. La présente instance ne comporte aucun dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la communauté de communes Orne Lorraine Confluences présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la communauté de communes Orne Lorraine Confluences.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2203324
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026