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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2100427

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2100427

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2100427
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantSELARL BAZIN & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 15 février et 5 octobre 2021, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande tendant à l'octroi d'un complément de congés annuels au titre des années 2016 et 2017, ensemble la décision expresse du 2 décembre 2020 par laquelle le président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle a rejeté cette demande ;

2°) de lui attribuer six semaines et un jour de congés pour l'année 2017 et six semaines et 5 jours de congés pour l'année 2016 ;

3°) d'annuler le règlement intérieur du SDIS de Meurthe-et-Moselle en ce qu'il attribue une même durée de congés annuels à des agents ayant des obligations annuelles de 2 148 heures ou de 1 607 heures ;

4°) d'enjoindre au SDIS de Meurthe-et-Moselle d'adopter de nouvelles dispositions en remplacement des dispositions annulées dans un délai de deux mois ;

5°) de mettre à la charge du SDIS de Meurthe-et-Moselle le versement de la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- au regard de l'impact du travail posté sur la santé des agents du SDIS de Meurthe-et-Moselle affectés à des gardes de vingt-quatre heures et de douze heures et de l'objectif des congés annuels tel qu'il ressort du droit national et du droit de l'Union européenne, il est essentiel que ces agents puissent disposer d'un nombre de congés annuels leur garantissant un repos effectif ;

- en vertu d'un " principe de proportionnalité " résultant tant du droit national que du droit de l'Union européenne, le décompte de la durée des congés annuels doit nécessairement s'opérer en tenant compte du volume de travail réalisé ;

- les sapeurs-pompiers professionnels du SDIS de Meurthe-et-Moselle travaillant en gardes de vingt-quatre heures et astreints à une obligation annuelle de service de 2 148 heures ont moins de temps à consacrer à leur vie familiale et privée que les agents du SDIS travaillant en service à la semaine ou en garde de 12 heures ; cette ingérence n'est pas prévue par la loi française et n'apparaît pas nécessaire à la sécurité nationale, à la sureté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui, au sens du 2 de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; compte tenu de l'impact négatif sur la santé des gardes longues et de la protection de la santé telle que définie par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, sa demande ne devrait pas lui être refusée au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la différence de traitement instituée par le règlement du SDIS de Meurthe-et-Moselle entre les sapeurs-pompiers professionnels astreints à une obligation annuelle de service de 2 148 heures et ceux travaillant sur une base annuelle de 1 607 ou 1 536 heures n'apparaît pas justifiée au regard de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales combiné avec son article 8 ;

- en application de la règle de proportionnalité, il doit bénéficier de six semaines et cinq jours de congés annuels au titre de l'année 2016 et de six semaines et un jour de congés annuels au titre de l'année 2017 ;

- le règlement intérieur du SDIS de Meurthe-et-Moselle doit être annulé en ce qu'il attribue une même durée de congés annuels à des agents ayant des obligations annuelles de 2 148 heures ou de 1 607 heures.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2021, le service départemental d'incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle, représenté par Me Poput, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. B d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions tendant à l'annulation du règlement intérieur du SDIS de Meurthe-et-Moselle en ce qu'il attribue une même durée de congés annuels à des agents ayant des obligations annuelles de 2 148 heures ou de 1 607 heures et à ce qu'il soit enjoint au SDIS d'adopter de nouvelles dispositions en remplacement des dispositions annulées sont irrecevables faute pour le requérant d'établir qu'il aurait demandé, préalablement à l'introduction de son recours, l'annulation dudit règlement ou son abrogation ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 ;

- le décret n° 2000-815 du 25 août 2000 ;

- le décret n° 2001-1382 du 31 décembre 2001 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,

- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,

- les observations de M. B,

- et les observations de Mme A, représentant le SDIS de Meurthe-et-Moselle.

Connaissance prise de la note en délibéré présentée par M. B enregistrée le 9 février 2023.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est sapeur-pompier professionnel titulaire au sein des services du SDIS de Meurthe-et-Moselle. Jusqu'au 1er septembre 2017, il était astreint à un régime de travail en gardes mixtes alternant des gardes vingt-quatre heures et des gardes de douze heures et comportant une obligation annuelle de travail de 2 148 heures. A compter de cette date, il a été soumis au régime de travail en service journalier comportant une obligation annuelle de travail de 1 607 heures. Par un courrier du 7 septembre 2020, M. B a demandé au président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle de recalculer la durée de ses congés annuels au titre des années 2016 et 2017 et de régulariser sa situation soit par l'attribution d'un congé supplémentaire, soit par une indemnité. Par un courrier du 2 décembre 2020, le président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à cette demande. Par la requête susvisée, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande tendant à l'octroi d'un complément de congés annuels au titre des années 2016 et 2017, ensemble la décision explicite du 2 décembre 2020 par laquelle le président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle a rejeté cette demande, ainsi que le règlement intérieur du corps départemental des sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle en tant qu'il attribue une même durée de congés annuels à des agents ayant des obligations annuelles de 2 148 heures ou de 1 607 heures.

Sur l'étendue du litige :

2. Lorsque le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde. Par suite, les conclusions de la requête dirigées contre la décision implicite par laquelle le président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle a rejeté la demande de M. B tendant à l'octroi d'un complément de congés annuels au titre des années 2016 et 2017 doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 2 décembre 2020 par laquelle le président du conseil d'administration du SDIS a explicitement rejeté cette demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision du président du conseil d'administration du SDIS de Meurthe-et-Moselle du 2 décembre 2020 :

3. Aux termes de l'article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l'aménagement et du temps de travail : "1. Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour que tout travailleur bénéficie d'un congé annuel payé d'au moins quatre semaines, conformément aux conditions d'obtention et d'octroi prévues par les législations et/ou pratiques nationales. / 2. La période minimale de congé annuel payé ne peut être remplacée par une indemnité financière, sauf en cas de fin de relation de travail ".

4. Aux termes de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux : " Tout fonctionnaire territorial en activité a droit () pour une année de service accompli du 1er janvier au 31 décembre, à un congé annuel d'une durée égale à cinq fois ses obligations hebdomadaires de service. Cette durée est appréciée en nombre de jours effectivement ouvrés ". Il ne ressort d'aucun texte ou principe que la fixation du nombre de jours de congés des sapeurs-pompiers professionnels serait régie par un autre texte que le décret du 26 novembre 1985 applicable à l'ensemble des fonctionnaires territoriaux dont fait partie M. B, alors même que le travail des sapeurs-pompiers est organisé, en vertu du décret du 31 décembre 2001 relatif au temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels, au rythme de gardes de 12 ou 24 heures et selon des cycles qui peuvent n'être pas hebdomadaires.

5. Aux termes de l'article 1er du décret du 25 août 2020 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat et dans la magistrature : " La durée du travail effectif est fixée à trente-cinq heures par semaine dans les services et établissements publics administratifs de l'Etat ainsi que dans les établissements publics locaux d'enseignement. / Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d'être effectuées. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 31 décembre 2001 relatif au temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels : " La durée de travail effectif des sapeurs-pompiers professionnels est définie conformément à l'article 1er du décret du 25 août 2000 susvisé auquel renvoie le décret du 12 juillet 2001 susvisé et comprend : / 1. Le temps passé en intervention ; / 2. Les périodes de garde consacrées au rassemblement qui intègre les temps d'habillage et déshabillage, à la tenue des registres, à l'entraînement physique, au maintien des acquis professionnels, à des manœuvres de la garde, à l'entretien des locaux, des matériels et des agrès ainsi qu'à des tâches administratives et techniques, aux pauses destinées à la prise de repas ; / 3. Le service hors rang, les périodes consacrées aux actions de formation définies par arrêté du ministre de l'intérieur dont les durées sont supérieures à 8 heures, et les services de sécurité ou de représentation ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " La durée de travail effectif journalier définie à l'article 1er ne peut pas excéder 12 heures consécutives. Lorsque cette période atteint une durée de 12 heures, elle est suivie obligatoirement d'une interruption de service d'une durée au moins égale ". Aux termes de son article 3 : " Par dérogation aux dispositions de l'article 2 relatives à l'amplitude journalière, une délibération du conseil d'administration du service d'incendie et de secours peut, eu égard aux missions des services d'incendie et de secours et aux nécessités de service, et après avis du comité technique, fixer le temps de présence à vingt-quatre heures consécutives. / Dans ce cas, le conseil d'administration fixe une durée équivalente au décompte semestriel du temps de travail, qui ne peut excéder 1 128 heures sur chaque période de six mois. / Lorsque la durée du travail effectif s'inscrit dans un cycle de présence supérieur à 12 heures, la période définie à l'article 1er n'excède pas huit heures. Au-delà de cette durée, les agents ne sont tenus qu'à accomplir les interventions. / Ce temps de présence est suivi d'une interruption de service d'une durée au moins égale ".

6. Il ressort des pièces du dossier et en particulier du règlement intérieur du corps départemental des sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle que les sapeurs-pompiers en service journalier sont astreints à une obligation annuelle de service de 1 607 heures et bénéficient de vingt-cinq jours de congés annuels dont la durée est égale à cinq fois leurs obligations hebdomadaires de service. Ce règlement prévoit en outre que les sapeurs-pompiers professionnels en service de garde sont astreints à une obligation annuelle de service de 2 148 heures, à raison de soixante-dix-huit gardes de vingt-quatre heures et vingt-trois gardes de douze heures, dans la limite de 1 128 heures de présence sur chaque période de référence de six-mois, et bénéficient de trente-cinq jours de congés annuels, fixés sur la base d'une obligation hebdomadaire de service de sept jours ouvrés. Il résulte enfin des dispositions de ce règlement que les gardes de vingt-quatre heures sont obligatoirement suivies d'une interruption de service de vingt-quatre heures.

7. En l'espèce, il n'est pas sérieusement contesté que M. B a bénéficié, en application des dispositions du règlement intérieur du corps départemental des sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle, de trente-cinq jours de congés annuels alors qu'il était astreint à un régime de travail en gardes mixtes alternant des gardes de vingt-quatre heures et des gardes de douze heures, et à compter du 1er septembre 2017, de vingt-cinq jours de congés annuels alors qu'il était soumis au régime de travail en service journalier.

8. En premier lieu, M. B soutient qu'au regard de l'impact du travail posté sur la santé des agents du SDIS de Meurthe-et-Moselle affectés à des gardes de vingt-quatre et de douze heures et de " l'objectif des congés annuels tel qu'il ressort du droit national et du droit de l'Union européenne ", il est essentiel que ces agents puissent disposer d'un nombre de congés annuels leur garantissant un repos effectif. Si le requérant se prévaut de plusieurs études mettant en évidence l'impact du travail de nuit posté sur la santé des travailleurs, il n'établit pas que le nombre de jours de congés accordé aux sapeurs-pompiers professionnels en service de garde, déterminé en application des dispositions précitées du décret du 26 novembre 1985, ne permettrait pas de leur assurer un temps de repos suffisant au regard de la finalité des congés annuels. Par suite, ce moyen doit être écarté.

9. En deuxième lieu, M. B soutient que le décompte de la durée des congés annuels doit nécessairement s'opérer en tenant compte du volume de travail réalisé et se prévaut d'un " principe de proportionnalité " résultant tant du droit national que du droit de l'Union européenne. Toutefois, il résulte des dispositions précitées de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux que le calcul des droits à congés doit être réalisé par référence aux obligations hebdomadaires de service au regard des jours effectivement ouvrés. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le nombre de jours de congés des sapeurs-pompiers professionnels travaillant en service de garde devrait être calculé par référence au volume horaire annuel de 2 148 heures auquel sont astreints ces agents. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait dû bénéficier, sur la base d'une durée annuelle de travail fixée à 2 148 heures, d'un congé annuel d'une durée de six semaines et cinq jours au titre de l'année 2016 et d'un congé annuel d'une durée de six semaines et un jour au titre de l'année 2017.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 14 de cette même convention : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ".

11. M. B ne peut utilement soutenir, au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation d'une décision lui refusant l'attribution de jours de congés supplémentaires, que le régime de la durée de travail des sapeurs-pompiers professionnels de garde méconnaîtrait le droit au respect de la vie privée et familiale de ces agents, tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et serait contraire au principe de non-discrimination prévu par les stipulations de l'article 14 de cette même convention. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse méconnaîtrait ces stipulations doit être écarté.

En ce qui concerne les dispositions du règlement intérieur du corps départemental des sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle relatives aux congés annuels :

12. Contrairement à ce que soutient M. B, il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que le règlement intérieur du corps départemental des sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle prévoit un nombre de jours de congés annuels différent selon que les sapeurs-pompiers professionnels effectuent un service journalier ou un service de garde. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que ce règlement serait illégal en ce qu'il accorde le même nombre de jours de congés annuels aux personnels de garde et à ceux en service journalier.

13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le SDIS de Meurthe-et-Moselle, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du SDIS de Meurthe-et-Moselle, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B la somme de 1 000 euros que demande le SDIS de Meurthe-et-Moselle au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera au SDIS de Meurthe-et-Moselle une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au service départemental d'incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Grandjean, première conseillère,

M. Gottlieb, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

Le rapporteur,

R. Gottlieb Le président,

B. Coudert

La greffière,

A. Mathieu

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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