LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2100890

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2100890

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2100890
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantSCP SYNERGIE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 mars 2021, 11 février et 6 avril 2022, les groupements agricoles d'exploitation en commun Saint-Benoit et du Grand Clos, représentés par Me Géhin, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Brû a réglementé la circulation sur les voies communales 103 et 103 bis ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Brû la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont la qualité d'usagers directs des voies considérées pour l'exercice de leur activité professionnelle, ce qui leur donne un intérêt à agir ;

- la voie en litige présentant un intérêt supra communal, le maire n'avait pas compétence pour en réglementer seul l'usage ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation en fait et en droit ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que les considérations liées à la protection de la chaussée récemment rénovée ne sont pas au nombre de celles pouvant légalement justifier, sur le fondement de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales, la réglementation de la circulation routière sur une voie communale ;

- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors que la chaussée est en bon état ;

- l'arrêté est illégal dès lors que son article 2 renvoie à un arrêté n° A 2019-009 qui a été rapporté par un arrêté n° 2020-012 ;

- il méconnaît l'article 5-6 de la charte des circulations agricoles dès lors que les caractéristiques de la voie ne justifiaient pas de telles restrictions ;

- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation, à la liberté d'aller et venir et à la liberté du commerce et de l'industrie ;

- il est illégal en tant qu'il met en œuvre une restriction générale et absolue ;

- les restrictions apportées sont disproportionnées et injustifiées au regard de l'état de la voie et une interdiction aux seuls poids lourds commerciaux suffisait ;

- les modalités de mise en œuvre de l'arrêté, qui consistent à poser des blocs de bétons sur la route, sont dangereuses pour tous les usagers de la voie.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 mai 2021 et 21 mars 2022, la commune de Brû, représentée par Me Babel, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des GAEC Saint-Benoit et Du Grand Clos en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, eu égard à leurs lieux d'exploitation et à l'absence d'intérêt légitime à emprunter ces voies communales, les GAEC requérants n'ont pas d'intérêt à contester l'arrêté litigieux ;

- les moyens tirés de l'erreur de droit et de ce qu'il fait référence à l'arrêté n° 2019-0009 sont inopérants ;

- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la route ;

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A B,

- les conclusions de Mme Sousa-Pereira, rapporteure publique,

- les observations de Me Géhin, avocat des groupements agricoles d'exploitation en commun Saint-Benoît et du Grand Clos,

- et les observations de Me Babel, avocat de la commune de Brû.

Une note en délibéré a été produite, pour les GAEC Saint-Benoît et du Grand Clos, le 7 février 2023 et n'a pas été communiquée.

Des pièces de Me Géhin, pour les GAEC Saint-Benoît et du Grand Clos ont été enregistrées le 13 février 2023 et n'ont pas été communiquées.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 21 novembre 2020, le maire de la commune de Brû a décidé de procéder au rétrécissement d'une portion de la chaussée des voies communales 103 et 103 bis. Les groupements agricoles d'exploitation en commun (GAEC) Saint-Benoit et du Grand Clos, qui exploitent des parcelles sur les territoires de communes voisines, demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Brû :

2. Le GAEC Saint Benoit, dont le siège se situe sur le territoire de la commune de Saint-Benoit-la-Chipotte, et le GAEC du Grand Clos, dont le siège se situe sur le territoire de la commune de Jeanménil, se prévalent de leur qualité d'exploitants réguliers des voies communales 103 et 103 bis et font grief à l'arrêté en litige de faire obstacle à la circulation de leurs engins agricoles sur ces voies dans le cadre de leur activité professionnelle. La commune de Brû fait valoir en défense qu'ils circulent sur ces voies avec des engins de plus de 3,5 tonnes. Il ressort des pièces du dossier que la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes était prohibée sur les voies en litige par plusieurs arrêtés du maire de la commune de Brû dont le dernier en date du 27 avril 2020, de l'intersection de la route départementale 159 avec la place de la mairie jusqu'à la limite de commune avec Anglemont. La circonstance que l'arrêté en litige renvoie par erreur au précédent arrêté n'a ni pour effet, ni pour objet de retirer l'arrêté municipal du 27 avril 2020. Aux termes de cet arrêté, seuls les engins agricoles utilisés pour l'exploitation de terrains en bordures de ces voies et uniquement accessibles par celles-ci pouvaient par exception circuler sur ces voies. La commune de Brû fait valoir en défense que les requérants ne sont pas au nombre des exploitants concernés par cette exception. Le GAEC du Grand Clos ne soutient ni même n'allègue le contraire. Par ailleurs, en se bornant à faire valoir qu'il exploite plus de 25 hectares sur le territoire de la commune pour amender les terres en s'approvisionnant à la ferme des Retournards, située sur le territoire de la commune, entre Rambervillers et Ménil sur Belvitte, le GAEC Saint Benoît n'établit pas utiliser des engins agricoles pour l'exploitation de terrains en bordures des voies en litige. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent être regardés comme justifiant d'un intérêt légitime leur donnant qualité à agir contre l'arrêté litigieux. Par suite, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par la commune de Brû et de rejeter les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur les frais d'instance :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge de la commune de Brû les frais exposés par elle dans le cadre de la présente instance et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des GAEC Saint Benoit et du Grand Clos est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Brû au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié aux groupements agricoles d'exploitation en commun Saint-Benoit et du Grand Clos et à la commune de Brû.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Cabecas, première conseillère,

Mme Fabas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.

Le président-rapporteur,

O. Di B

L'assesseure la plus ancienne,

L. Cabecas

La greffière

L. Bourger

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions