LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2101381

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2101381

jeudi 15 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2101381
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantCONTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 mai 2021 et le 2 juin 2023, M. B A, représenté par Me Faivre, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'enjoindre avant-dire droit au centre hospitalier d'Epinal de produire, le registre de son temps de travail additionnel, le tableau de service pour l'année 2016, le règlement intérieur de fonctionnement des astreintes et le règlement intérieur de l'établissement ;

2°) d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande du 11 janvier 2021 ;

3°) d'enjoindre au centre hospitalier d'Epinal à lui verser une somme de 16 035,51 euros bruts au titre des 33,60 jours travaillés et non rémunérés ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Epinal une somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- il y a lieu d'enjoindre, avant-dire droit, la communication du registre du temps de travail additionnel du centre hospitalier d'Epinal, du tableau de service pour l'année 2016, du règlement intérieur de fonctionnement des astreintes et du règlement intérieur de l'établissement ;

- il n'a pas été rémunéré à raison de 66 astreintes opérationnelles et de 5 astreintes de sécurité entre le 4 janvier 2016 et le 3 novembre 2016 ;

- il n'a pas été rémunéré à raison de 88 heures au titre des déplacements effectués pendant ses périodes d'astreinte ;

- en raison du nombre d'appels reçus, certaines astreintes de sécurité doivent être considérées comme étant des astreintes opérationnelles ;

- plusieurs erreurs ont été commises à l'occasion du décompte de son temps de travail en journée : la journée du 23 janvier 2016 a été comptabilisée " présent ", alors qu'elle aurait dû être comptabilisée en qualité de " temps additionnel jour " ; les journées du 20 février, 28 et 29 mai, 25 et 26 juin, 24 juillet, 27 et 28 août, 1er et 2 octobre 2016 ont été comptabilisées en astreintes alors qu'elles relevaient du " temps additionnel " ; les journées du 21 janvier et du 20 juin, ont été comptabilisées en " récupération " alors qu'il était en formation et en activité à ces dates ;

- les dispositions de l'article 2 de l'arrêté du 30 avril 2003, fixant l'amplitude du temps de travail et le temps de repos minimal ont été méconnues : sur 17 jours, du 30 septembre 2016 au 17 octobre 2016, il a été d'astreinte pendant 8 nuits, sans qu'il n'ait bénéficié d'une demi-journée de récupération ;

- il est fondé à solliciter le versement d'une somme de 16 035,51 euros bruts.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2022, le centre hospitalier d'Epinal, représenté par Me Conti, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 30 avril 2003 relatif à l'organisation et à l'indemnisation de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frédéric Durand, rapporteur,

- les conclusions de Mme Céline Marini, rapporteure publique ;

- les observations de Me Lemelle, substituant Me Faivre et représentant M. A ;

- et les observations de Me Barbier-Renard, représentant le centre hospitalier d'Epinal.

Considérant ce qui suit :

1. Le Dr A a été recruté par le centre hospitalier d'Epinal, à compter du 1er octobre 2011, en qualité de praticien hospitalier au sein du service d'imagerie médicale de cet établissement. Par courrier du 24 octobre 2016, l'intéressé a informé le centre hospitalier d'Epinal de sa démission à effet du 24 décembre 2016. Par courrier du 11 janvier 2021, le Dr A a sollicité le paiement, par le centre hospitalier d'Epinal, d'une somme de 16 035,51 euros bruts, correspondant à 26,225 jours de travail qui ne lui auraient pas été payés. Par sa requête, l'intéressé demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de cette demande, née du silence gardé par l'administration.

Sur les conclusions d'annulation :

En ce qui concerne les astreintes réalisées :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 30 avril 2003 : " () B. - L'astreinte à domicile peut prendre la forme : / - d'une astreinte opérationnelle de nuit, de samedi après-midi, de dimanche ou de jour férié dans les activités qui peuvent donner lieu régulièrement à des appels ; / - d'une astreinte de sécurité de nuit, de samedi après-midi, de dimanche ou de jour férié dans les activités qui ne donnent lieu qu'à des appels peu fréquents () ". Selon l'article 17 du même arrêté : " A. - Pour les praticiens hospitaliers, les praticiens contractuels, les assistants et les assistants associés, les praticiens attachés et les praticiens attachés associés, les praticiens associés et les praticiens adjoints contractuels, les périodes de temps de travail additionnel et la participation au service d'astreinte à domicile peuvent donner lieu à récupération, à condition que la continuité du service soit assurée pendant onze demi-journées par semaine. / Pour les astreintes, les intéressés peuvent les récupérer après accord des praticiens responsables des services ou des départements concernés, dans les conditions et limites fixées ci-après : / - une journée pour une période de temps de travail additionnel ; / - une demi-journée pour une demi-période de temps de travail additionnel ou pour deux astreintes opérationnelles ; / - une demi-journée pour cinq astreintes de sécurité. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier et notamment du courrier du directeur du centre hospitalier d'Epinal du 2 décembre 2015 que le service d'imagerie au sein duquel était affecté M. A a mis en place un planning d'astreinte opérationnelles et de première ligne. Les praticiens étaient en astreinte opérationnelle lorsqu'ils étaient " en première ligne " et en astreinte de sécurité lorsqu'ils exerçaient les fonctions de sénior d'un interne en première ligne. Pour solliciter la requalification d'astreintes de sécurité en astreintes opérationnelles, le Dr A soutient qu'il a été contacté à plusieurs reprises par des internes à l'occasion de certaines des astreintes de sécurité qu'il a réalisées au cours de l'année 2016. Toutefois, il ressort des dispositions précitées que la seule circonstance qu'un interne ait pu contacter M. A à l'occasion de l'une de ses astreintes de sécurité, pour recueillir son avis et interpréter des images médicales en qualité de médecin sénior, n'est pas de nature à remettre en cause la qualification des astreintes de sécurité, ces dernières se caractérisant par des appels peu fréquents.

4. En second lieu, aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 30 avril 2003 : " Le temps de soins réalisé au cours d'une astreinte constitue du temps de travail effectif et il est pris en compte pour l'attribution du repos quotidien ". Selon l'article 19 du même arrêté : " Le suivi des déplacements : / Chaque praticien effectuant une astreinte à domicile enregistre, selon des modalités arrêtées par le directeur sur proposition de la commission de l'organisation de la permanence des soins, les informations suivantes : / - l'heure de l'appel reçu au cours de l'astreinte ; / - ses heures d'arrivée et de départ de l'hôpital ; / - le nom pour chaque malade soigné et, par référence à la nomenclature des actes médicaux, l'indication des soins dispensés. / Ces informations sont transmises au directeur à la fin de chaque mois ".

5. Il ressort des pièces du dossier et notamment du tableau de temps de travail du requérant, établi par l'administration au titre de l'année 2016, que M. A a été rétribué à concurrence de 41 heures au titre des heures de déplacement assurées à l'occasion de ses astreintes. Si M. A soutient que 88 heures n'ont pas été prises en compte par l'administration, il ne saurait justifier de la réalité de l'erreur commise par l'administration par la seule production d'un listing établi par ses soins, postérieurement à l'introduction de la requête, pour les besoins de la cause et corroboré par aucun élément probant.

En ce qui concernes les erreurs dans le décompte du temps de travail hebdomadaire :

6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 6152-49 du code de la santé publique, dans sa version applicable : " Les praticiens hospitaliers ont droit à un congé de formation d'une durée de quinze jours ouvrables par an, pour mettre à jour leurs connaissances. Les droits à congé au titre de deux années peuvent être cumulés. Un arrêté du ministre chargé de la santé précise les conditions d'exercice du droit à congé de formation. / Au cours de leur congé de formation, les praticiens hospitaliers, en position d'activité, continuent à percevoir la totalité de leurs émoluments, à la charge de l'établissement de santé dont ils relèvent. () ".

7. Il ressort de l'instruction que M. A a suivi entre le 4 novembre 2015 et le 25 mai 2016 les enseignements en vue de l'obtention du diplôme universitaire " réparation juridique du dommage corporel " au sein de la faculté de médecine de Nancy. Si M. A soutient que plusieurs erreurs se sont insérées dans son tableau de service quant aux jours où il a suivi cette formation, il ressort des pièces du dossier que l'ensemble des jours de présence de M. A en formation, visés par l'attestation du doyen de la faculté de médecine du 23 juin 2016, a été comptabilisé en tant que " congés de formation " dans la fiche de service du requérant. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a passé les examens en vue de l'obtention de ce diplôme les 15 juin 20 juin 2016 au matin. Toutefois, seule la demi-journée du 15 juin au matin a été comptabilisée par le centre hospitalier d'Epinal en tant que " congé de formation ". Enfin, si le requérant soutient que d'autres journées de formation n'ont pas été prises en compte au moment de l'élaboration de son tableau de service, notamment le 21 janvier 2016, il ne justifie pas avoir réalisé une formation à cette date. Par suite, M. A est seulement fondé à soutenir que l'administration a commis une erreur d'appréciation en ne comptabilisant pas la demi-journée du 20 juin au matin en tant que " congé de formation ".

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 30 avril 2003 susvisé : " () B. - L'astreinte à domicile peut prendre la forme : / - d'une astreinte opérationnelle de nuit, de samedi après-midi, de dimanche ou de jour férié dans les activités qui peuvent donner lieu régulièrement à des appels ; / - d'une astreinte de sécurité de nuit, de samedi après-midi, de dimanche ou de jour férié dans les activités qui ne donnent lieu qu'à des appels peu fréquents () ".

9. M. A soutient que plusieurs erreurs ont été commises à l'occasion du décompte de son temps de travail en journée, la journée du 23 janvier 2016 étanat comptabilisée " présent ", alors qu'elle aurait dû être comptabilisée en qualité de " temps additionnel jour " et les journées du 20 février, 28 et 29 mai, 25 et 26 juin, 24 juillet, 27 et 28 août, 1er et 2 octobre 2016 étant comptabilisées en astreintes alors qu'elles relevaient du " temps additionnel ". A l'appui de ses allégations, M. A produit plusieurs tableaux de temps de travail établis par l'administration, comportant de multiples ratures apposées par ses soins. Il ressort de ce tableau que l'administration a comptabilisé plusieurs samedis matin comme astreinte alors qu'ils relèvent du temps de travail effectif. Par suite, M. A est seulement fondé à soutenir que l'administration a commis une erreur d'appréciation en comptabilisant les samedis matin comme astreinte.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions relatives au temps de repos et à l'amplitude de travail :

10. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 30 avril 2003 : " () C.-Le repos quotidien et le repos de sécurité : / a) Les praticiens hospitaliers, praticiens contractuels, les assistants, les assistants associés, les praticiens attachés, les praticiens attachés associés, les praticiens associés et les praticiens adjoints contractuels bénéficient d'un repos quotidien conformément aux dispositions respectives des articles R. 6152-27, R. 6152-352 et R. 6152-407 du code de la santé publique, de l'article 3 du décret du 28 septembre 1987 susvisé de l'article 7 du décret n° 2003-769 du 1er août 2003 relatif aux praticiens attachés et praticiens attachés associés des établissements publics de santé et de l'article 11 du décret du 6 mai 1995 susvisé. / Le temps de soins réalisé au cours d'une astreinte constitue du temps de travail effectif et il est pris en compte pour l'attribution du repos quotidien. / En cas de nécessité de service, un praticien peut être placé en astreinte pendant son repos quotidien ; () ". Aux termes de l'article R. 6152-407 du code de la santé publique : " Le service hebdomadaire est fixé à dix demi-journées, sans que la durée de travail puisse excéder quarante-huit heures par semaine, cette durée étant calculée en moyenne sur une période de quatre mois. Lorsqu'il est effectué la nuit, celle-ci est comptée pour deux demi-journées. () Les praticiens peuvent accomplir, sur la base du volontariat au-delà de leurs obligations de service hebdomadaires, un temps de travail additionnel donnant lieu soit à récupération, soit à indemnisation. / Les praticiens contractuels bénéficient d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives par période de vingt-quatre heures. / Par dérogation aux dispositions de l'alinéa précédent, ils peuvent accomplir une durée de travail continue n'excédant pas vingt-quatre heures ; dans ce cas, ils bénéficient, immédiatement à l'issue de cette période, d'un repos d'une durée équivalente () ".

11. M. A soutient qu'entre le 30 septembre 2016 et le 17 octobre 2016, il a été placé en astreinte pendant huit nuits dont deux le week-end. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le placement de l'intéressé en astreinte pendant son repos quotidien n'était pas motivé par la nécessité du service. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces astreintes n'auraient pas été prises en compte par l'administration au moment de calculer sa rémunération.

En ce qui concerne les récupérations dues à M. A :

12. Il ressort des pièces du dossier et notamment du courrier du directeur du centre hospitalier d'Epinal du 18 janvier 2016, dont les termes ne sont pas utilement contestés par M. A, que le solde des congés de l'intéressé au titre de 2015 était de 5,5 jours utilisés fin décembre et que, pour l'année 2016, ses droits à congés se portant à 27 jours ouvrables, sous réserve des éventuelles récupérations dues au titre des astreintes réalisées. Par courrier du 24 octobre 2016, M. A a démissionné de son poste, à effet au 24 décembre suivant. Par la suite, il a été placé en congé de maladie du 7 au 20 novembre 2016 et n'a pas repris son service le lendemain. Par courrier du 25 novembre 2016, le directeur du centre hospitalier d'Epinal a mis en demeure l'intéressé de réaliser ses obligations de services. Il ressort du courrier du directeur du centre hospitalier d'Epinal du 14 décembre 2016, qu'à la date du 25 novembre 2016, au regard des obligations de services issues du contrat de travail de M. A, soit 410 demi-journées annuelles, sous déduction des congés, de la démission à effet au 24 décembre 2016, de l'arrêt de travail du 7 au 20 novembre 2016, du temps de travail réalisé au 20 novembre 2016, des douze demi-journées de temps de travail additionnels de déplacements d'astreinte depuis septembre 2015, il revenait à M. A de réaliser 34 demi-journées de travail si bien qu'il convenait de le placer en absence injustifiée à compter du 1er décembre 2016. M. A ne conteste pas ne pas s'être présenté à son poste à l'issue de son congé de maladie et ne pas avoir déféré aux mises en demeures qui lui ont été adressées par le directeur du centre hospitalier d'Epinal. Il résulte de ce qui précède que M. A ne conteste pas utilement le récapitulatif de son temps de travail dressé par l'administration qu'en tant qu'il a omis de comptabiliser une demi-journée de congé de formation et qu'il a comptabilisé les samedis matins comme astreinte.

13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de demander à l'administration la communication du registre de son temps de travail additionnel, du tableau de service pour l'année 2016, du règlement intérieur de fonctionnement des astreintes et du règlement intérieur de l'établissement, qu'il y a lieu d'annuler la décision implicite de rejet la demande du 11 janvier 2021.

Sur les conclusions d'injonction :

14. Eu égard au motif d'annulation retenu et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A ait accompli l'ensemble de ses obligations statutaire, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au centre hospitalier d'Epinal de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

Sur les frais de l'instance :

15. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante.

16. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge du centre hospitalier d'Epinal au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite de rejet la demande du 11 janvier 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au Centre hospitalier d'Epinal, dans un délai de deux mois, de réexaminer la situation de M. A.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier Emile Durkheim d'Epinal.

Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Marti, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.

Le rapporteur,

F. Durand

Le président,

D. MartiLe greffier,

F. Richard

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2101381

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions