vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2103784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | TADIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 décembre 2021 et le 20 septembre 2022, la société Manson Aménagement, représentée par Me Gillig, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Mont-sur-Meurthe a refusé de lui délivrer un permis d'aménager un lotissement de trente-huit lots sur un terrain situé lieudit " Derrière les jardins " à Mont-sur-Meurthe ;
2°) d'enjoindre à la commune de Mont-sur-Meurthe de lui délivrer le permis d'aménager sollicité sous un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mont-sur-Meurthe une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire de la commune de Mont-sur-Meurthe ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme pour refuser de lui délivrer le permis d'aménager sollicité dès lors que la capacité du réseau en eau potable est suffisante pour assurer l'alimentation du lotissement ;
- le maire ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la défense incendie du lotissement est assurée par la mise en œuvre d'un poteau incendie d'aspiration raccordé à une réserve enterrée de 120 mètres cubes.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2022, la commune de Mont-sur-Meurthe, représentée par Me Tadic, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'une expertise soit ordonnée en vue d'examiner le réseau public d'eau potable et la défense incendie de la commune et de dire si l'aménagement de trente-huit parcelles constructibles est ou non de nature à compromettre la sécurité des biens et des personnes, et, en tout état de cause, à la mise à la charge de la société Manson Aménagement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,
- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,
- les observations de Me Vilchez, substituant Me Gillig, représentant la société Manson Aménagement,
- et les observations de Me Lazzarin, substituant Me Tadic, représentant la commune de Mont-sur-Meurthe.
Considérant ce qui suit :
1. La société Manson Aménagement demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Mont-sur-Meurthe a refusé de lui délivrer un permis d'aménager un lotissement de trente-huit lots sur un terrain situé lieudit " Derrière les jardins " à Mont-sur-Meurthe.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'un permis d'aménager doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, lorsque l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
4. Pour refuser d'accorder le permis d'aménager sollicité par la société Manson Aménagement, le maire de la commune de Mont-sur-Meurthe s'est fondé sur la circonstance que le réseau d'alimentation en eau portable n'est pas suffisamment dimensionné pour desservir le futur lotissement, que " des problèmes de pression subsistent déjà pour les nouvelles constructions ", et que dans la continuité de son diagnostic d'alimentation en eau potable, la commune a engagé un bureau d'études pour finaliser le schéma directeur d'eau potable et étudier la pose d'un surpresseur.
5. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et en particulier des conclusions de la notice technique établie par le maître d'œuvre de l'opération, qui s'appuie sur des mesures de pression diligentées et constatées par un huissier le 19 octobre 2021, ainsi que sur une note de calcul hydraulique, d'une part, " qu'il n'y a pas, à ce jour, de problème de pression pour les constructions récentes du lotissement existant (pression sur branchement supérieure à 2 bars) ", et, d'autre part, que " la pression statique du réseau de distribution d'eau potable du lotissement projeté sera largement conforme aux usages communs, à savoir que la pression minimale que doit un distributeur d'eau au branchement d'un usager doit être supérieure à 1 bar ". Si la commune de Mont-sur-Meurthe fait valoir en défense que les mesures diligentées le 19 octobre 2021 ne peuvent lui être opposées à défaut d'avoir été réalisées de manière contradictoire, le constat du 19 octobre 2021 par lequel l'huissier a constaté la réalisation de ces mesures a été versé à la présente instance et ainsi soumis au débat contradictoire, de sorte que la commune a été mise en mesure de les contester utilement. A cet égard, si la commune de Mont-sur-Meurthe se prévaut en défense d'une note sur les pressions de service du système d'alimentation en eau potable de la commune en date du 5 septembre 2022, ni les conclusions de cette étude, qui se bornent à relever qu'à l'heure de pointe de consommation, " la pression est particulièrement faible (inférieure à 2 bars) sur les deux points les plus hauts de desserte, en haut de la partie Est () ", ni l'attestation signée par des habitants du lotissement voisin faisant état de problèmes de pression d'eau, ne permettent de démontrer que la pression fournie aux constructions ayant vocation à être édifiées sur le périmètre serait d'une insuffisance telle que la commune serait contrainte de réaliser des travaux de renforcement de son réseau d'eau potable. De même, si la commune fait valoir qu'elle a dû engager des travaux sur le réseau de distribution d'eau potable pour résoudre les problèmes de pression rencontrés par les occupants du lotissement voisin, elle ne verse à l'instance aucune pièce de nature à établir la réalité de ces travaux, dont elle ne précise au demeurant pas la nature. Enfin, la commune de Mont-sur-Meurthe n'établit pas davantage avoir engagé un bureau d'études en vue d'étudier la pose d'un surpresseur de nature à remédier aux problèmes allégués de pression d'eau. Dans ces conditions, la commune de Mont-sur-Meurthe n'établit pas que la desserte en eau du projet litigieux nécessiterait le renforcement de la capacité du réseau public de distribution d'eau potable et la société Manson Aménagement est ainsi fondée à soutenir que le motif tiré de l'insuffisance de ce réseau n'était pas susceptible de fonder légalement le refus opposé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme doit être accueilli.
6. En deuxième lieu, la commune de Mont-sur-Meurthe fait valoir en défense que l'augmentation de la population induite par le projet de lotissement litigieux va nécessairement entraîner une consommation d'eau potable plus importante à un moment où l'eau potable se fait plus rare du fait des sécheresses de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Elle doit ainsi être regardée comme sollicitant une substitution de motif. Toutefois, et alors qu'il ressort des pièces du dossier que la commune de Mont-sur-Meurthe est approvisionnée en eau par deux sources locales situées dans le vallon du ruisseau des Etangs et qu'elle complète cet approvisionnement par un achat d'eau auprès du syndicat intercommunal des Eaux de Blainville-Damelevières, la commune n'apporte aucun élément tendant à démontrer que la réalisation de l'opération litigieuse aurait pour effet de compromettre l'approvisionnement en eau potable de la population. Par suite, la demande de substitution de motif présentée par la commune de Mont-sur-Meurthe ne peut être accueillie.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
8. Pour refuser de faire droit à la demande de la société Manson Aménagement, le maire s'est fondé sur un second motif tiré de ce que la défense incendie du lotissement n'était pas assurée en raison de l'insuffisance de débit des deux poteaux implantés à proximité du lotissement. Il ressort toutefois du dossier de demande de permis d'aménager que la défense incendie du projet doit être assurée par la création d'un poteau d'incendie d'aspiration raccordé à une réserve incendie enterrée de 120 mètres cubes et d'un emplacement de stationnement réservé au service d'incendie et de secours, qui, contrairement à ce que soutient la commune en défense, figurent sur le plan des réseaux humides joint au dossier de demande de permis d'aménager. La commune de Mont-sur-Meurthe n'établit pas, ni même n'allègue, que ces modalités seraient insuffisantes pour assurer la défense contre l'incendie du lotissement projeté. Il est par ailleurs constant que le service départemental d'incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle a émis un avis favorable au projet litigieux. Dans ces conditions, la société Manson Aménagement est fondée à soutenir que le motif tiré de l'insuffisance de la défense contre l'incendie n'était pas susceptible de fonder légalement le refus opposé par la commune de Mont-sur-Meurthe. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être accueilli.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit utile d'ordonner avant dire droit une expertise, que l'arrêté du 30 septembre 2021 du maire de la commune de Mont-sur-Meurthe doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ".
11. Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées ou d'office, de se prononcer sur la nécessité de prendre une telle mesure, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire à l'autorité compétente.
12. Aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol [] a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation [] ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande [] soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire ". L'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dispose que : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis [] ". Et selon l'article L. 424-3 du même code, dans sa rédaction issue de l'article 108 de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques : " Lorsque la décision rejette la demande [] elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet [] notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 [] ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ".
13. Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme par l'article 108 de la loi du 6 août 2015 visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaître tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision. Il ressort des travaux parlementaires de la loi du 6 août 2015 que ces dispositions ont pour objet de permettre d'accélérer la mise en œuvre de projets conformes aux règles d'urbanisme applicables en faisant obstacle à ce qu'en cas d'annulation par le juge du refus opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme et compte tenu de ce que les dispositions de l'article L. 600-2 du même code citées au point précédent conduisent à appliquer le droit en vigueur à la date de la décision annulée, l'autorité compétente prenne une nouvelle décision de refus.
14. Il résulte de ce qui précède que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ou même d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 citées au point 12 du présent jugement demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
15. Le présent jugement annule le refus de permis d'aménager opposé à la société Manson Aménagement le 30 septembre 2021, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent de prescrire la délivrance du permis d'aménager pour un motif que l'administration n'a pas relevé. Il n'en résulte pas non plus que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y ferait obstacle. Il y a lieu dès lors d'enjoindre à la commune de Mont-sur-Meurthe de délivrer à la société Manson Aménagement le permis d'aménager sollicité le 31 mai 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Manson Aménagement, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Mont-sur-Meurthe demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Mont-sur-Meurthe une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Manson Aménagement et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 30 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Mont-sur-Meurthe a refusé de délivrer à la société Manson Aménagement un permis d'aménager un lotissement de trente-huit lots sur un terrain situé lieudit " Derrière les jardins " à Mont-sur-Meurthe est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Mont-sur-Meurthe de délivrer le permis d'aménager sollicité par la société Manson Aménagement le 31 mai 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Mont-sur-Meurthe versera à la société Manson Aménagement une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Mont-sur-Meurthe sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la société Manson Aménagement et à la commune de Mont-sur-Meurthe.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le rapporteur,
R. Gottlieb Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026