mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201367 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | HADJIAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mai 2022, M. C A B, représenté par Me Hadjiat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut de réexaminer sa situation administrative et, dans l'attente de ce réexamen, de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à rester sur le territoire français dans les délais de, respectivement, un mois et quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen attentif ;
- la décision contestée méconnaît l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- elle est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a des conséquences manifestement disproportionnées sur sa vie privée et familiale ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle comporte une contradiction de motifs ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen attentif ;
- l'illégalité de la décision de refus de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il ne pouvait être considéré comme ne résidant pas régulièrement en France depuis plus de trois mois ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision contestée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a des conséquences manifestement disproportionnées sur sa vie privée et familiale ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité de la décision de refus de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,
- et les observations de Me Hadjiat, représentant M. A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 7 mars 1993, a déclaré être entré en France en 2015. Une carte de séjour temporaire d'un an en qualité de " parent d'enfant français " lui a été délivrée le 24 septembre 2018. Le 29 septembre 2020, l'intéressé a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Par une décision du 30 avril 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à cette demande de renouvellement. Par un arrêté du 15 juillet 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit. Par un jugement du 27 janvier 2022, le tribunal administratif de Nancy a annulé cet arrêté et a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant la date de notification du jugement et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour. Par un arrêté du 11 avril 2022, dont M. A B demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté.
3. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
4. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 10 de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 : " Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français () c) au ressortissant tunisien qui est père ou mère d'un enfant français résidant en France, à condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins ". L'article 11 de cet accord stipule également que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent accord, dans les conditions prévues par sa législation ".
6. L'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour autant qu'elles ne soient pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre. Il résulte des stipulations de l'article 10 de cet accord que le respect de la condition qu'elle pose tenant à l'exercice même partiel de l'autorité parentale n'est pas subordonné à la vérification de l'effectivité de l'exercice de cette autorité et que la condition tenant à la contribution aux besoins de l'enfant n'est pas cumulative avec celle de l'exercice de l'autorité parentale. Toutefois, ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant tunisien la délivrance du titre de séjour de dix ans lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
7. Aux termes de l'article 372 du code civil : " Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale () ". En vertu des articles 373-2-1, 378 et suivants du code civil, le retrait de l'autorité parentale est prononcé par une décision du tribunal de grande instance et selon l'article 373-2 du même code, la séparation des parents est sans effet sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A B est le père de deux enfants français qu'il a reconnus respectivement le 28 juillet 2016 et le 22 août 2018, préalablement à leur naissance. Ainsi, et en application des dispositions précitées, M. A B exerce conjointement avec la mère l'autorité parentale sur ses enfants alors même qu'il est séparé de cette dernière. En l'absence de toute décision du juge judiciaire lui ayant retiré l'exercice de l'autorité parentale, et alors que M. A B a demandé le titre de séjour qui lui a été refusé le 30 avril 2021 alors qu'il était en situation régulière sur le territoire français, le préfet de Meurthe-et-Moselle ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article 10 de l'accord franco-tunisien, au motif que M. A B ne subvenait pas effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, ni au motif qu'il n'avait justifié d'aucune convention ou décision prise par le juge aux affaires familiales lui accordant un quelconque mode de garde, un droit de visite, de sortie, ou d'hébergement sur le fondement de l'article 373-2-7 du code civil.
9. Toutefois, le préfet de Meurthe-et-Moselle a également fondé son refus sur la menace pour l'ordre public que représente le comportement de M. A B. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été interpellé par les autorités belges pour avoir importé, détenu, transporté et acquis de la cocaïne et de l'héroïne, et inculpé par une ordonnance du tribunal de première instance de Luxembourg (province de Belgique) du 29 juin 2021 pour des faits de trafic de stupéfiants. Dans le cadre de l'instruction et dans l'attente du jugement définitif, l'intéressé a été placé sous contrôle judiciaire et notamment soumis à une obligation de pointage auprès du commissariat de police de Mont-Saint-Martin. Eu égard à la gravité des faits pour lesquels M. A B a été mis en cause, dont il ne conteste pas sérieusement la matérialité et nonobstant la circonstance que l'intéressé n'avait fait l'objet d'aucune condamnation pénale définitive à la date d'édiction de l'arrêté contesté, le préfet de Meurthe-et-Moselle a pu sans commettre d'erreur d'appréciation estimer que le comportement de M. A B représentait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et alors qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet de Meurthe-et-Moselle aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ce seul motif, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour prise à l'encontre de M. A B serait entachée d'erreur de droit doit être écarté.
10. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A B est entré en France en 2015, selon ses déclarations. Si l'intéressé se prévaut de sa durée de présence en France, dont deux années sous couvert d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, de la présence en France de ses enfants français et de leur mère, il est constant qu'il vit séparé de cette dernière. Par ailleurs, en se bornant à verser aux dossier des attestations peu circonstanciées de voisins indiquant que le requérant s'occupe de ses enfants et qu'il joue avec eux, une attestation d'assurance scolaire au titre de l'année scolaire 2020-2021, ainsi que deux attestations de suivis médicaux de ses enfants, le requérant ne démontre pas qu'il contribue de manière effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Le requérant n'établit pas davantage l'existence d'autres liens personnels ou familiaux qu'il aurait tissés sur le territoire français et ne démontre pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine. Il résulte enfin de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement que M. A B a été inculpé pour des faits de trafic de stupéfiants. Dans ces conditions, la décision de refus de titre de séjour en litige n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Il s'ensuit que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté contesté sur sa situation personnelle doivent être écartés.
11. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. A B n'établit pas contribuer de manière effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, M. A B n'établit pas l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
13. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision en litige que le préfet de Meurthe-et-Moselle ne s'est pas fondé, pour prendre la mesure d'éloignement litigieuse, sur la circonstance que M. A B ne résidait pas régulièrement en France depuis plus de trois mois. Dans ces conditions, M. A B n'est pas fondé à soutenir qu'en retenant un tel motif le préfet aurait entaché sa décision d'une contradiction de motifs et ainsi commis une erreur manifeste d'appréciation.
14. Enfin, les moyens tirés de l'absence de menace pour l'ordre public, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision litigieuse sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés , pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9, 10 et 11 du présent jugement.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
15. M. A B n'établit pas l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
17. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais du litige :
18. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée au titre des frais exposés non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Kohler, première conseillère faisant fonction de présidente,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
Le rapporteur,
R. Gottlieb La présidente,
J. Kohler
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026