LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2201607

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2201607

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2201607
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantRICHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juin 2022, M. E C, représenté par Me Richard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 mars 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une carte de résident, ou, à titre subsidiaire, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le même délai et sous la même astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet de Meurthe-et-Moselle les entiers dépens et la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 avril 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant sénégalais né le 6 octobre 1977, est entré en France le 2 décembre 2014, sous couvert d'un visa long séjour. Une carte de séjour temporaire en qualité de conjoint de français lui a été délivré et a été régulièrement renouvelé, jusqu'au 17 janvier 2019. Le 2 janvier 2019, il a sollicité une carte de résident, ce qui lui a été refusé le 20 juin 2019. Par des courriers du 18 novembre 2020 et du 8 décembre 2021, M. C a sollicité la délivrance d'une carte de résident. Le 20 juillet 2021, M. C a également présenté une demande de carte de séjour temporaire, portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfants français. Par une décision du 23 mars 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour. M. C demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision du 23 mars 2022 en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par les courriers précités du 18 novembre 2020 et du 8 décembre 2021, M. C a, par l'intermédiaire de son avocat, sollicité la délivrance d'une carte de résident sur le fondement des articles L. 314-8 et des 2° et 3° de l'article L. 314-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenus les articles L. 426-17 et L. 423-6 et L. 423-10 du même code. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision contestée du 23 mars 2022, que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'a pas examiné son droit au séjour sur le fondement de ces dispositions. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que la décision du 23 mars 2022, en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident, est entachée d'un défaut d'examen de sa situation.

En ce qui concerne la décision du 23 mars 2022 en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de séjour temporaire :

3. En premier lieu, par un arrêté n°21.BCl.50 du 29 novembre 2021, publié au recueil des actes administratifs de Meurthe-et-Moselle le 30 novembre suivant, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. D A, signataire de l'arrêté contesté, directeur de la citoyenneté et de l'action locale, à l'effet de signer la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour vise l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle mentionne que M. C n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants et que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Dès lors que la décision portant refus de séjour comporte l'énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la demande de délivrance d'une carte de séjour temporaire du requérant. Il ressort par ailleurs des termes de la décision attaquée que le préfet s'est interrogé sur la possibilité de faire usage de son pouvoir discrétionnaire.

6. En quatrième lieu, à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, l'étranger est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.

7. Il ressort des pièces du dossier que, par sa demande présentée le 20 juillet 2021, M. C a pu faire valoir tous les éléments utiles relatifs à sa demande de titre de séjour alors qu'il a également présenté des éléments relatifs à sa situation par le biais des courriers des 18 novembre 2020 et 8 décembre 2021. Il lui appartenait par ailleurs de compléter sa demande de titre de séjour, avant que le préfet ne se prononce, de tous éléments qu'il estimait utiles à l'examen de sa situation. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.

8. En cinquième lieu, sont inopérants, devant le juge de l'excès de pouvoir, les moyens de légalité interne qui, sans rapport avec la teneur de la décision, ne contestent pas utilement la légalité des motifs et du dispositif de la décision administrative attaquée. Par suite, M. C ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 426-17 et L. 423-6 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à la délivrance d'une carte de résident, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision du 23 mars 2022 en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Il ne peut pas davantage utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet ne s'est pas fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il avait spécifiquement demandé la délivrance d'un titre sur le fondement de ces dispositions. Les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent, par suite, être écartés comme inopérants.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

10. Il ressort des pièces du dossier que M. C est père de deux enfants français mineurs résidant en France. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que le requérant ne cohabite plus avec ses enfants, lesquels résident désormais au Havre avec leur mère. Par ailleurs, à l'exception d'une attestation insuffisamment précise de cette dernière, il ne produit aucun élément de nature à démontrer qu'il contribuerait financièrement à leur entretien et participerait à leur éducation. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de délivrer à M. C le titre de séjour qu'il sollicitait sur leur fondement.

11. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. C a résidé durant plusieurs années en situation régulière en France et que sa mère ainsi que deux de ses oncles, avec lesquels il établit entretenir des liens, sont de nationalité française. S'il fait également valoir qu'il est marié avec une ressortissante française avec laquelle il a deux enfants, il ressort des pièces du dossier que la communauté de vie avec cette dernière a cessé et, ainsi qu'il a été dit au point 10 ci-dessus, il n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. En outre, il se maintient en situation irrégulière sur le territoire français depuis le refus de séjour édicté par le préfet de Meurthe-et-Moselle, le 20 juin 2019. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision du 23 mars 2022 du préfet de Meurthe-et-Moselle uniquement en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Aux termes de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". Aux termes de l'article L. 432-14 du même code : " Est autorisé à exercer une activité professionnelle le titulaire du récépissé de demande de première délivrance des titres de séjour suivants : () 12° La carte de résident prévue à l'article L. 423-6, L. 423-11, L. 423-12, L. 423-16, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 ".

15. Le présent jugement, par lequel le tribunal fait partiellement droit aux conclusions à fin d'annulation présentées par M. C, n'implique cependant pas, eu égard au motif d'annulation ci-dessus énoncé, que l'administration prenne une nouvelle décision dans un sens déterminé. Par suite, les conclusions du requérant tendant à ce que lui soit délivré un titre de séjour doivent être rejetées. Il y a seulement lieu d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de statuer à nouveau sur sa demande de carte de résident dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il y a également lieu d'enjoindre au préfet de lui délivrer immédiatement un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a toutefois pas lieu d'assortir ces injonctions d'une astreinte.

Sur les frais de l'instance :

16. En premier lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme demandée par M. C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

17. En second lieu, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. C à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La décision du 23 mars 2022 du préfet de Meurthe-et-Moselle est annulée en tant qu'elle rejette la demande de carte de résident présentée par M. C.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de procéder au réexamen de la demande de carte de résident présentée par M. C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer immédiatement un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Di Candia, président,

- Mme Cabecas, première conseillère,

- Mme Fabas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 2 mars 2023.

La rapporteure,

L. BLe président,

O. Di Candia

La greffière

L. BourgerLa République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions