mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | DOLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2022, M. A C, représenté par Me Dole, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2021 par lequel la préfète de la Meuse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision refusant le titre de séjour :
- la préfète aurait dû suivre la procédure prévue par les articles R. 313-23 et suivants, devenus les articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et saisir le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- la préfète ne démontre pas avoir procédé à un examen individuel de sa situation, notamment au regard de son état de santé ;
- la préfète a commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 313-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur les stipulations de l'accord franco-algérien qui prime sur les dispositions du code ;
- la décision méconnaît les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du droit à mener une vie privée et familiale normale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est fondée sur une décision portant refus de séjour elle-même illégale ;
- la décision a été prise en méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision relative au délai de départ volontaire :
- l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français entraînera l'annulation du refus de délai de départ volontaire ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- l'annulation de la mesure d'éloignement et du refus de délai de départ volontaire doit entraîner l'annulation de la décision d'interdiction de retour ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la préfète n'a pas examiné sa situation au regard de la durée de sa présence en France, de l'absence de précédentes mesures d'éloignement et d'éventuelles circonstances humanitaires ;
- la décision est fondée sur des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus de délai de départ volontaire elles-mêmes illégales ;
- la décision est entachée d'une appréciation manifestement erronée de sa situation.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 août 2022, la préfète de la Meuse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient à titre principal que la requête est tardive et donc irrecevable, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 1er juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 22 avril 1997, est entré en France au début de l'année 2013, selon ses déclarations. Il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département du Bas-Rhin par une ordonnance de placement provisoire du tribunal de grande instance de Strasbourg en date du 8 janvier 2014 puis par une ordonnance du juge des enfants du 29 avril 2014. L'intéressé s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " étudiant " à compter du 19 novembre 2015 pour une durée d'un an, renouvelé pour la même durée à compter du 19 novembre 2016, puis un certificat de résidence portant la mention " travailleur temporaire " valable du 18 décembre 2017 au 27 mai 2018. Écroué depuis le 22 juin 2018 à la maison d'arrêt de Strasbourg, M. C a été condamné par un jugement correctionnel du tribunal de grande instance de Strasbourg en date du 4 juillet 2019 à une peine de quatre ans d'emprisonnement pour des faits de violences aggravées par trois circonstances suivie d'incapacité supérieure à huit jours et violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité. Le 1er mars 2021, M. C a sollicité un titre de séjour depuis le centre de détention de Montmédy. Par un arrêté du 15 mars 2021, la préfète de la Meuse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, il ressort des termes de la demande de titre de séjour que M. C a adressé à la préfète le 1er mars 2021 que celui-ci a expressément sollicité la délivrance d'un titre de séjour fondé sur la durée de sa présence en France et ses efforts d'insertion. Le commentaire figurant sur le rapport de son conseiller d'insertion et de probation accompagnant sa demande selon lequel l'intéressé présente une personnalité fragile et a fait l'objet d'un suivi psychologique et psychiatrique en détention ne peut suffire à le considérer comme ayant entendu se prévaloir de son état de santé pour obtenir un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ". La préfète n'était pas tenue d'examiner d'office si M. C pouvait prétendre à un certificat de résidence sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, les moyens tirés, d'une part, du défaut d'examen de la demande au vu de l'état de santé du requérant, d'autre part, de la méconnaissance des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, enfin de la méconnaissance de la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 313-23 devenu l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la préfète n'a pas, quand bien même elle a relevé la menace pour l'ordre public que représenterait le requérant, fondé le refus de délivrance d'un titre de séjour sur les dispositions de l'article L. 313-3 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, si l'accord franco-algérien susvisé ne subordonne pas la délivrance d'un titre de séjour aux ressortissants algériens à l'absence de menace à l'ordre public, les stipulations de cet accord, qui a pour seul objet de définir les conditions particulières que les intéressés doivent remplir lorsqu'ils demandent à séjourner en France, ne privent pas l'administration du pouvoir qui lui appartient de refuser l'admission au séjour à un ressortissant algérien en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit que la préfète aurait commise en refusant à M. C la délivrance d'un titre de séjour en raison de la menace qu'il représenterait pour l'ordre public au motif que cette condition ne figure pas parmi les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 conclu entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ".
5. M. C, qui est entré en France au cours de l'année 2013, fait valoir qu'il a suivi ses études en France depuis l'âge de seize ans, y a obtenu un CAP mention " peintre, applicateur de revêtements ", y a travaillé et y a résidé régulièrement du 19 novembre 2015 au 27 mai 2018. Toutefois, le requérant a passé plus de trois de ses neuf années de présence en France en détention, est célibataire et sans charge de famille en France et n'établit ni même n'allègue disposer d'attaches familiales ou personnelles sur le territoire français. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, le moyen tiré de l'illégalité du refus de certificat de résidence à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
8. Si M. C a produit des pièces médicales faisant état d'un suivi médical psychologique et psychiatrique, il n'établit pas que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni, en tout état de cause, qu'il ne pourrait pas suivre un traitement approprié à sa pathologie en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de départ volontaire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire devrait être annulée par voie de conséquence.
10. En deuxième lieu, aux termes du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / () Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français / 1° Si le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. C est connu pour des faits de dégradation volontaire du bien d'autrui commis le 23 janvier 2016 à Strasbourg, a été condamné par une ordonnance pénale du président du tribunal de grand instance de Strasbourg du 23 mars 2017 à 300 euros d'amende pour recel de bien provenant d'un vol commis le 17 décembre 2016 et a été condamné par un jugement en date du 4 juillet 2019 du tribunal correctionnel de Strasbourg à une peine de quatre ans d'emprisonnement pour des faits de violences aggravées commis le 17 juin 2018. Par suite, le préfet n'a pas inexactement apprécié sa situation en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire au motif que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. / () La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, () alinéas du présent III () sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
13. En premier lieu, le présent jugement écarte les moyens dirigés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant un délai de départ volontaire. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ces décisions.
14. En deuxième lieu, la décision contestée vise le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relève l'absence d'intégration de M. C dans la société française et se réfère aux faits qui ont justifié sa condamnation pénale. Cette décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La circonstance que l'arrêté ne mentionne pas qu'il n'a pas fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement ne révèle pas, par elle-même, l'absence d'examen de ce critère et signifie seulement que le préfet n'a pas entendu retenir ce critère pour édicter l'interdiction de retour. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et du défaut d'examen de la situation du requérant doivent être écartés.
15. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement que M. C a passé plus d'un tiers de ses années de présence en France en détention, n'établit pas disposer d'attaches personnelles sur le territoire français et a été condamné en 2019 à une peine de quatre ans d'emprisonnement pour violences aggravées. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre du requérant et en fixant sa durée à trois ans, la préfète de la Meuse aurait inexactement apprécié la situation de M. C. Le moyen doit, par suite, être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la préfète de la Meuse, que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 15 mars 2021 doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. C au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. A C et à la préfète de la Meuse.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience publique du 13 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
La rapporteure,
G. B Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de la Meuse en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026