jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202807 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | JACQUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2022, M. E A, représenté par Me Jacquin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de fait en ce que les actes d'état civil transmis mentionnent les mêmes informations ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation en ce que le préfet ne renverse pas la présomption d'authenticité des actes d'état civil produits ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'il est arrivé mineur sur le territoire français et ne peut donc pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle et porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne s'est pas soustrait à une précédente mesure d'éloignement et ne présente pas de risque de fuite ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'un vice de forme en ce qu'elle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son principe en ce qu'il est intégré, ne représente pas une menace pour l'ordre public et ne s'est pas soustrait à une précédente mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile quant à sa durée ;
- elle méconnaît les principes constitutionnels, les principes généraux du droit et les règles résultant des engagements internationaux de la France et les critères énumérés par la loi.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 novembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la substitution des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux dispositions du 1° de ce même article, comme base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Des observations en réponse à cette information ont été enregistrées pour M. A le 15 novembre 2022 et n'ont pas été communiquées.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien, est entré en France le 15 septembre 2017 et a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance le 19 décembre 2017. Par un courrier du 30 août 2019, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 2 juillet 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Par un arrêté du 26 septembre 2022, dont M. A demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2022, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission au bénéficie de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ".
4. Il résulte des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile que si la demande d'un étranger qui a régulièrement sollicité un titre de séjour ou son renouvellement a été rejetée, la décision portant obligation de quitter le territoire français susceptible d'intervenir à son encontre doit nécessairement être regardée comme fondée sur un refus de titre de séjour, donc sur la base légale prévue au 3° de cet article. Il en va ainsi tant lorsque la décision relative au séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire interviennent de façon concomitante que lorsqu'une décision portant obligation de quitter le territoire intervient postérieurement à la décision relative au séjour, y compris lorsqu'une nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire intervient à l'égard d'un étranger qui s'est maintenu sur le territoire malgré l'intervention antérieure d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire.
5. Dans cette dernière hypothèse, si la nouvelle obligation de quitter le territoire français intervient sur le fondement d'un refus de titre de séjour devenu définitif, l'étranger exerçant un recours contentieux contre la mesure d'éloignement dont il est l'objet ne peut plus exciper de l'illégalité de ce refus de titre de séjour. Pour autant, il appartient toujours au juge administratif saisi de ce recours, d'apprécier la légalité de la mesure d'éloignement au regard du droit au séjour éventuel de l'étranger à la date de son intervention, le cas échéant, en fonction des changements de circonstances de fait ou de droit intervenus depuis la décision relative au séjour devenue définitive.
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
6. L'arrêté attaqué a été signé par M. D B, directeur de l'immigration et de l'intégration à la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui bénéficiait d'une délégation de signature consentie pour signer un tel acte par un arrêté du préfet du 29 novembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 30 novembre 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, M. A soutient qu'il était mineur lors de son entrée en France et qu'il n'est donc pas entré irrégulièrement sur le territoire national.
8. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
9. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 2 juillet 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A et a notamment assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. L'intéressé, qui s'est maintenu sur le territoire national à la suite de cet arrêté, malgré le rejet de sa requête en annulation par le tribunal administratif de Nancy, pouvait légalement faire l'objet, à la date de l'arrêté attaqué, d'une nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors que cela ne prive l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation, il y a lieu de substituer les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à celles du 1° de ce même article.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est en tout état de cause pas fondé à soutenir qu'étant entré mineur sur le territoire français, les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui étaient pas applicables.
11. En deuxième lieu, les moyens tirés de l'erreur de fait en ce que M. A a transmis des actes d'état civil mentionnant tous les mêmes informations, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation en ce que le préfet ne renverse pas la présomption d'authenticité des actes d'état civil produits visent à contester le bien-fondé de la décision de refus de titre de séjour du 2 juillet 2021. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que M. A ne peut plus exciper, à l'appui de son recours à l'encontre de la nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire français, de l'illégalité de cette décision de refus de titre de séjour. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
12. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () "
13. Si M. A est présent en France depuis cinq ans, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, qu'il a été scolarisé en lycée des métiers et a obtenu un CAP électricien, avant de s'inscrire en lycée professionnel pour obtenir un baccalauréat professionnel, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il est célibataire et sans charge de famille en France et ne fait état d'aucun lien personnel sur le territoire national. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations citées au point précédent. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
14. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ".
15. En l'espèce, M. A a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 2 juillet 2021. S'il a introduit un recours suspensif à l'encontre de cette décision, celui-ci a été rejeté par le tribunal administratif de Nancy par un jugement du 14 décembre 2021. En outre, l'appel que M. A soutient avoir interjeté ne suspend pas l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. En considérant qu'il existe un risque que M. A se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet dès lors qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet n'a donc pas inexactement appliqué les dispositions citées au point précédent.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'étant pas illégale, M. A n'est pas fondé à demander, par voie de conséquence l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
17. En deuxième lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comprend les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée par la présence en France de l'intéressé.
19. En l'espèce, en se bornant à soutenir qu'il est bien intégré, qu'il poursuit ses études et qu'il ne représente pas de menace à l'ordre public, M. A ne fait état d'aucune circonstance humanitaire de nature à justifier que l'autorité administrative, qui ne lui a accordé aucun délai de départ volontaire, n'édicte pas d'interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
20. En outre, si M. A est présent depuis cinq ans en France, où il a poursuivi ses études, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il y aurait tissé des liens intenses, stables et pérennes alors au demeurant qu'il s'est soustrait, ainsi qu'il a été dit, à une précédente mesure d'éloignement. Ainsi, nonobstant la circonstance que sa présence en France ne représente pas de menace pour l'ordre public, le préfet n'a pas inexactement appliqué les dispositions citées au point 18.
21. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que la décision portant interdiction de retour méconnaît les principes constitutionnels, les principes généraux du droit, les règles résultant des engagements internationaux de la France et les critères énumérés par la loi ne sont pas assortis des précisions nécessaires permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ils doivent être écartés.
22. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'octroi du bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Fabas, conseillère,
M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
Le rapporteur,
P. C
Le président,
O. Di CandiaLe greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026