jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300086 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | JEANNOT |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2023 sous le n° 2300085, Mme E C épouse B, représentée par Me Jeannot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, immédiatement, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, immédiatement, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jeannot, avocate de Mme B, de la somme de 2 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision portant refus de séjour est entachée d'un vice de procédure, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant refus de séjour est entachée de vices de procédure en ce que l'avis médical doit être signé par les trois médecins membres du collège, que la signature électronique des médecins ayant siégés dans le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas été authentifiée, que la preuve que ces médecins ont été régulièrement désignés n'est pas rapportée, en ce que l'auteur du rapport ne pouvait pas siéger au sein du collège, qu'il n'est pas établi que le médecin rapporteur a pris en compte la pathologie et tous les aspects des traitements ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet n'a pas procédé à un examen au titre de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen au titre de la vie privée et familiale ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2023 sous le n° 2300086, M. D B, représenté par Me Jeannot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, immédiatement, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, immédiatement, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jeannot, avocate de M. B, de la somme de 2 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision portant refus de séjour est entachée d'un vice de procédure, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant refus de séjour est entachée de vices de procédure dès lors que l'avis médical doit être signé par les trois médecins membres du collège, que la signature électronique des médecins ayant siégés dans le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas été authentifiée, que la preuve que ces médecins ont été régulièrement désignés n'est pas rapportée, que l'auteur du rapport ne pouvait pas siéger au sein du collège, qu'il n'est pas établi que le médecin rapporteur a pris en compte la pathologie et tous les aspects des traitements ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet n'a pas procédé à un examen au titre de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen au titre de la vie privée et familiale ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 5 décembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bastian, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B, ressortissants albanais, alors accompagnés de leur enfant mineur, sont entrés en France, selon leurs déclarations, le 1er mars 2020, en vue de solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Par une décision du 30 octobre 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2021, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté les demandes d'asile présentées par les intéressés. Par deux arrêtés du 3 novembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de les admettre au séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par des requêtes qu'il y a lieu de joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement, M. et Mme B demandent l'annulation de ces arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. " Aux termes de l'article L. 425-9 de ce code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () "
3. Pour refuser de délivrer les titres de séjour en litige, le préfet s'est notamment fondé sur l'avis du 8 août 2022 par lequel le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a considéré que l'état de santé de l'enfant A B nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, celle-ci pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers l'Albanie. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la jeune A, fille aînée des requérants, est atteinte de trisomie-21 à l'origine de plusieurs autres problèmes de santé, notamment d'une cardiopathie congénitale sévère ayant nécéssité une intervention chirurgicale quatre mois après leur entrée sur le territoire français, en juillet 2020. Depuis lors, la jeune A bénéficie en France d'un suivi médical pluridisciplinaire au sein des services du centre hospitalier régional universitaire de Nancy, d'un traitement à base de captoril et de la mise à disposition d'un humidificateur et d'un ventilateur indispensables à son traitement. En outre, il ressort du certificat médical du 3 mars 2022 qu'une seconde intervention est à prévoir dans les prochaines années. Or, selon les termes d'une attestation médicale du cardiologue et du directeur du centre hospitalier universitaire de Tirana du 7 février 2020, produite par les requérants, il demeure impossible en Albanie de procéder à l'opération nécessaire à A et de réaliser son suivi par un cardiologue spécialisé tout au long de sa vie. Par suite, M. et Mme B sont fondés à soutenir qu'en prenant la décision en litige, le préfet de Meurthe-et-Moselle a méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les arrêtés du 3 novembre 2022 par lesquels le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme B, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination doivent être annulés.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
5. Eu égard au motif d'annulation des décisions attaquées, le présent jugement implique nécessairement que l'autorité administrative délivre à M. et Mme B une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. et Mme B cette autorisation dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
6. M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, leur avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jeannot de la somme de 1 600 euros, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
7. La présente instance n'ayant toutefois donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 3 novembre 2022 par lesquels le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme B, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. et Mme B une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Jeannot la somme de 1 600 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation au bénéfice de la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes nos 2300085 et 2300086 est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C épouse B, à M. D B, à Me Jeannot et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Di Candia, président,
- Mme Fabas, conseillère,
- M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
Le rapporteur,
P. Bastian
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2300085, 2300086
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026