mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301576 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | CHAMPY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mai 2023, M. B C, représenté par Me Champy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a retiré son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ou, à défaut, sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant retrait de titre de séjour :
-elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
-elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen individuel de sa situation ;
-elle méconnait l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas à l'origine de la rupture du lien conjugal ;
-elle est entachée d'un erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
-elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
-elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été en mesure de présenter ses observations avant que le préfet n'édicte cette mesure d'éloignement ;
-elle est insuffisamment motivée ;
-elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant retrait de titre de séjour ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
-elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
-elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant retrait de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle n'est pas motivée ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
-elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle méconnait les articles 7, 8 et 12 de la Directive retour de 2008.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
-elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant retrait de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
-elle est insuffisamment motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public désigné en application du second alinéa de l'article R. 222-24 du code de justice administrative, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Coudert,
- et les observations de Me Champy, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 28 septembre 1988 à Alnif (Maroc), est entré régulièrement sur le territoire français le 17 octobre 2019 muni d'un passeport valable du 28 avril 2017 au 28 avril 2022. A la suite de son mariage avec une ressortissante italienne le 4 février 2019, le requérant a bénéficié d'un titre de séjour en qualité de membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne, valable du 27 novembre 2020 au 26 novembre 2025. Toutefois, le couple s'étant séparé en décembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle, par un arrêté du 27 avril 2023, a retiré son titre de séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant retrait du titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 8 août 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département. Par suite, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que l'arrêté litigieux vise par erreur un précédent arrêté de délégation de signature, M. A était compétent pour signer la décision portant retrait de titre de séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle comporte, de manière non-stéréotypée, l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant retrait de titre de séjour. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté contesté que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C préalablement à l'édiction de la décision portant retrait de titre de séjour. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les ressortissants de pays tiers, membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l'article L. 233-1, ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée supérieure à trois mois / ". Aux termes de l'article L. 233- 1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () ". Aux termes de l'article L. 233-5 du même code : " () les ressortissants de pays tiers mentionnés aux articles L. 200-4 ou L. 200-5 âgés de plus de dix-huit ans ou, lorsqu'ils souhaitent exercer une activité professionnelle, d'au moins seize ans, doivent être munis d'un titre de séjour. Ce titre, dont la durée de validité correspond à la durée de séjour envisagée du citoyen de l'Union européenne qu'il accompagne ou rejoint dans la limite de cinq années, porte la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union " et donne à son titulaire le droit d'exercer une activité professionnelle ". Enfin, aux termes de l'article L. 235-1 dudit code : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre qui ne peuvent justifier d'un droit au séjour en application du présent titre peuvent faire l'objet, selon le cas, d'une décision de refus de séjour, d'un refus de délivrance ou de renouvellement d'une carte de séjour ou d'un retrait de celle-ci ainsi que d'une décision d'éloignement, conformément au titre IV ".
6. Pour retirer à M. C la carte de séjour pluriannuelle qui lui avait été accordée, le préfet de Meurthe-et-Moselle a relevé que l'intéressé était séparé " affectivement et matériellement depuis décembre 2022 " de son épouse de nationalité italienne, qu'une procédure de divorce avait été engagée et que " ces éléments [étaient] de nature à jeter un doute sérieux sur les intentions matrimoniales [du requérant] qui peuvent alors être perçues comme une tentative frauduleuse afin d'obtenir un droit au séjour en France ". Le préfet de Meurthe-et-Moselle a ainsi considéré que M. C ne remplissait plus " les conditions d'octroi de son titre de séjour en ce que la communauté de vie avec son épouse est rompue ".
7. Pour contester les motifs ainsi relevés par le préfet dans son arrêté, le requérant se borne à soutenir qu'il n'est pas à l'origine de la rupture de la communauté de vie. Cette allégation, à la supposer établie, est toutefois sans incidence sur l'appréciation portée par l'administration sur la communauté de vie des époux.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré assez récemment en France et que la communauté de vie avec son épouse est rompue depuis la fin de l'année 2022. Par ailleurs, les éléments produits par le requérant sont insuffisants pour établir l'intensité des liens qu'il conserverait avec son fils né le 10 août 2021. Si le requérant soutient également que des membres de sa famille résident en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé serait dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-et-un ans. Enfin, il ne ressort pas des éléments produits que M. C justifierait d'une particulière intégration professionnelle en France ou qu'il y aurait noué des liens personnels d'une particulière intensité. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a retiré son titre de séjour porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet s'est fondé.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale de New-York des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Pour les mêmes motifs de fait que ceux énoncés au point 9 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Meurthe-et-Moselle aurait méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en procédant au retrait de son titre de séjour, cette décision n'ayant ni pour objet, ni pour effet de faire obstacle à ce que son fils continue à résider sur le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, par un arrêté du 8 août 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département. Par suite, M. A était compétent pour signer la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige.
13. En deuxième lieu, le préfet de Meurthe-et-Moselle justifie avoir, par courrier du 1er février 2023, informé M. C de son intention de procéder au retrait de son titre de séjour. L'intéressé a ainsi été mis à même de présenter ses observations sur la mesure envisagée. Si ce courrier n'informait pas expressément le requérant qu'une mesure d'éloignement pourrait être prise à son encontre, il n'est pas allégué par ce dernier qu'il n'aurait pas pu présenter à l'administration des éléments de nature à influer sur le sens de la décision. Le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire doit, dans ces conditions, être écarté.
14. En troisième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée.
15. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'établit pas que la décision portant retrait de titre de séjour qui lui a été opposée est entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ce retrait de titre de séjour doit être écarté.
16. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'établit pas que les décisions portant retrait de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui lui ont été opposées sont entachées d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ces décisions doit être écarté.
18. En deuxième lieu, la décision fixant le délai de départ volontaire contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée.
19. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Meurthe-et-Moselle, qui a procédé à un examen de la situation du requérant, se serait estimé en situation de compétence liée pour fixer à trente jours le délai de départ volontaire qui lui était accordé. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sa décision en accordant à M. C un délai de départ volontaire de trente jours.
20. En dernier lieu, le requérant ne peut se prévaloir utilement de la méconnaissance des dispositions des articles 7, 8 et 12 de la directive n° 2008/115/CE du 16 décembre 2008 qui ont été transposées en droit interne.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
21. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'établit pas que les décisions portant retrait de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui lui ont été opposées sont entachées d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ces décisions doit être écarté.
22. En second lieu, la décision fixant le pays de destination comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. C, par les moyens qu'il invoque, n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2023 du préfet de Meurthe-et-Moselle. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Champy.
Délibéré après l'audience publique du 29 août 2023 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
Le président-rapporteur,
B. CoudertL'assesseure la plus ancienne,
F. Milin-Rance
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2301576
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026