LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2302513

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2302513

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2302513
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantTADIC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement appartenant au domaine public communal. Le tribunal a constaté que la convention d'occupation du logement, situé dans une école, était arrivée à échéance et que l'occupant se maintenait sans droit. Il a enjoint à l'occupant de libérer et remettre en état les lieux dans un délai d'un mois, sous peine d'expulsion par la force publique, et l'a condamné à verser 1 500 euros à la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 et L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2023, la commune de Dombasle-sur-Meurthe, représentée par Me Tadic, demande au tribunal :

1°) d’enjoindre à M. A... B... de libérer le logement qu’il occupe, situé au 2 rue Paul Bert à Dombasle-sur-Meurthe, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, avec, au besoin, le concours de la force publique, sous astreinte de 80 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

2°) d’enjoindre à M. B... de remettre l’appartement dans son état initial ;

3°) de mettre à la charge de M. B... la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que M. B... continue à occuper un logement sans droit ni titre.

La procédure a été notifiée à M. B..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Coudert, rapporteur,
- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,
- et les observations Me Fabry, substituant Me Tadic, représentant la commune de Dombasle-sur-Meurthe


Considérant ce qui suit

Par une convention conclue le 26 décembre 2018 avec le maire de la commune de Dombasle-sur-Meurthe, M. B... a été autorisé à occuper un ancien logement d’instituteur situé dans l’enceinte de l’école élémentaire Paul Bert jusqu’au 25 décembre 2019 moyennant le versement d’une redevance mensuelle de 598,72 euros. Cette convention avait été conclue pour une durée d’un an et était renouvelable deux fois. A ce titre, elle a été renouvelée tacitement deux fois et est arrivée à échéance le 25 décembre 2021. M. B... s’est maintenu dans le logement au-delà de ce terme. La commune de Dombasle-sur-Meurthe demande au tribunal d’enjoindre à M. B... de libérer ce logement, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, au besoin avec le concours de la force publique et de remettre l’appartement dans son état initial.

Aux termes de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : « Nul ne peut, sans disposer d’un titre l’y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d’une personne publique mentionnée à l’article L. 1 ou l’utiliser dans des limites dépassant le droit d’usage qui appartient à tous ». Aux termes de l’article L. 1 du même code : « Le présent code s'applique aux biens et aux droits, à caractère mobilier ou immobilier, appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales et à leurs groupements, ainsi qu'aux établissements publics ».

Les autorités chargées de la police et de la conservation du domaine public sont tenues, par application des principes régissant la domanialité publique, de veiller à la conformité de son utilisation, à sa destination, et d’exercer à cet effet les pouvoirs qu’elles tiennent de la législation en vigueur pour faire cesser les occupations sans titre. L’autorité propriétaire ou gestionnaire du domaine public est recevable à demander au juge administratif l’expulsion de l’occupant irrégulier du domaine public.

Il résulte de l’instruction, que la convention d’occupation d’un logement situé dans l’enceinte de l’école élémentaire Paul Bert dont bénéficiait M. B... est arrivée à échéance le 25 décembre 2021. Il n’est pas contesté que depuis cette date l’intéressé occupe sans droit ni titre le logement. Dès lors, il y a lieu d’enjoindre à M. B... de libérer le logement qu’il occupe illégalement après l’avoir remis en état, dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu’il y ait lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’assortir cette injonction d’une astreinte. A l'expiration de ce délai, la commune de Dombasle-sur-Meurthe pourra faire procéder à son expulsion, si besoin avec le concours de la force publique.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. B... la somme de 1 500 euros que demande la commune de Dombasle-sur-Meurthe au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : Il est enjoint à M. A... B... de libérer, après l’avoir remis en état, l’appartement situé 2 rue Paul Bert dans l’enceinte de l’école primaire Paul Bert de la commune de Dombasle-sur-Meurthe dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement. A l'expiration de ce délai, la commune de Dombasle-sur-Meurthe pourra faire procéder à son expulsion, si besoin avec le concours de la force publique.

Article 2 : M. B... versera à la commune de Dombasle-sur-Meurthe la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Dombasle-sur-Meurthe et à M. A... B....


Délibéré après l'audience du 3 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Siebert, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2026.


Le président-rapporteur,





B. CoudertL’assesseure la plus ancienne,





G. Grandjean
La greffière,





I. Varlet


La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions