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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2302772

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2302772

jeudi 28 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2302772
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantGEHIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête et des mémoires enregistrés les 31 juillet et 24 novembre 2023, sous le numéro n° 2302293, M. A D, représenté par Me Géhin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision par laquelle la préfète des Vosges a implicitement refusé de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention vie privée et familiale sur le fondement du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

3°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2022 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;

4°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision implicite de refus de séjour est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, faute de justifier de la transmission du procès-verbal de la tenue de la commission du titre de séjour à la préfecture et faute de lui avoir communiqué l'avis de cette commission ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par des mémoires en défense enregistrés les 18 août et 20 novembre 2023, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre la décision implicite portant refus de titre de séjour sont irrecevables, en raison de l'inexistence de cette décision ;

- la décision expresse du 10 août 2023 s'est substituée à la décision implicite de refus de séjour, à supposer qu'elle existe ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une lettre du 30 novembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. D tendant à l'annulation des décisions du 23 septembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, dès lors qu'antérieurement à la requête, il s'est vu délivrer un récépissé valant autorisation provisoire de séjour à compter du 30 janvier 2023 qui a implicitement mais nécessairement abrogé ces décisions.

Par un mémoire, enregistré le 1er décembre 2023, M. D déclare se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2022, qui procèdent d'une erreur.

Des pièces produites pour la préfète des Vosges ont été enregistrées le 6 décembre 2023 et n'ont pas été communiquées.

II- Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 septembre et 24 novembre 2023, sous le numéro n° 2302772, M. A D, représenté par Me Géhin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2023 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

3°) d'annuler la décision par laquelle la préfète des Vosges a implicitement refusé de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention vie privée et familiale sur le fondement du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

4°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2022 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;

5°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur le moyen commun aux décisions du 10 août 2023 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

- le signataire de ces décisions est incompétent ;

Sur les moyens propres à la décision portant refus de séjour :

- cette décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, faute de justifier de la transmission du procès-verbal de la tenue de la commission du titre de séjour à la préfecture et faute de lui avoir communiqué l'avis de cette commission ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est caduque du fait de la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour à la suite de la suspension de la décision du 10 août 2023 refusant son admission au séjour par une ordonnance n° 2302292 du juge des référés du tribunal administratif de Nancy ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant de l'admettre au séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur le moyen propre à la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

Sur les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

- cette décision est caduque du fait de la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour à la suite de la suspension de la décision du 10 août 2023 refusant son admission au séjour par une ordonnance n° 2302292 du juge des référés du tribunal administratif de Nancy ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2023, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une lettre du 30 novembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. D tendant à l'annulation des décisions du 23 septembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, dès lors qu'antérieurement à la requête, il s'est vu délivrer un récépissé valant autorisation provisoire de séjour à compter du 30 janvier 2023 qui a implicitement mais nécessairement abrogé ces décisions.

Par un mémoire, enregistré le 1er décembre 2023, M. D déclare se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2022.

Des pièces produites pour la préfète des Vosges ont été enregistrées le 6 décembre 2023 et n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Philis,

- et les observations de Me Géhin, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D, ressortissant algérien né le 15 janvier 1991, est entré en France irrégulièrement, à une date indéterminée, après avoir été renvoyé dans son pays d'origine en février 2019 en application d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Par un arrêté du 23 septembre 2022, le préfet des Vosges a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Le recours dirigé contre cette décision a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Nancy n° 2203646 du 6 avril 2023. Le 30 janvier 2023, M. D a présenté une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien en sa qualité de parent d'enfant français. Par sa requête enregistrée sous le n° 2302293, M. D demande l'annulation de la décision implicite qu'il estime née du silence gardé par les services de la préfecture. Par ailleurs, par un arrêté du 10 août 2023, la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par une ordonnance n° 2302292 du 24 août 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a suspendu l'exécution de la décision du 10 août 2023 en tant qu'elle refuse de lui délivrer un titre de séjour et a enjoint à la préfète des Vosges de délivrer à M. D dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler d'une validité d'au moins quatre mois dans l'attente d'un jugement au fond. Par sa requête n° 2302772, M. D demande, dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de l'arrêté du 10 août 2023. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions précitées, d'admettre provisoirement M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur le désistement partiel :

4. Le désistement de M. D de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2022 est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur l'étendue du litige :

5. Si le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision expresse de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Dans ce cas, les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde. Il en résulte que les conclusions de la requête, dirigées contre la décision implicite par laquelle la préfète des Vosges a refusé d'admettre au séjour M. D doivent, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, être regardées comme dirigées contre la décision du 10 août 2023 par laquelle la préfète des Vosges a expressément rejeté cette demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

6. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 4. Au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an () ". Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.

7. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, M. D exerçait l'autorité parentale à l'égard de sa fille de nationalité française, née le 13 décembre 2022 à Epinal, issue de son union avec sa compagne, Mme B C, ressortissante française. Dans ces conditions, M. D remplissait les conditions pour se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence algérien.

8. Pour rejeter son admission au séjour en qualité de parent d'enfant français sur le fondement des stipulations précitées de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien, la préfète des Vosges s'est toutefois fondée sur la circonstance que la présence de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, compte tenu à la fois des interpellations dont il a été l'objet pour détention de stupéfiants, d'usage de faux documents administratifs, de conduite sans assurance et sans permis, de dégradation du bien d'autrui et de violences sur la personne de son conjoint. Néanmoins, les faits de détention de produits stupéfiants, reconnus par l'intéressé dans un procès-verbal d'audition du 10 avril 2018, ainsi que les faits de recel de vol d'un téléphone portable, d'usage de faux documents bulgares et de rébellions et violences à l'égard de personnes dépositaires de l'autorité publique, pour lesquels il n'a jamais été condamné, sont anciens pour établir que son comportement constituerait toujours une menace à l'ordre public à la date de la décision attaquée. En outre, les faits de violence conjugale qui auraient été commis au cours de l'été 2022 ont été classés sans suite faute de preuve permettant de caractériser l'infraction. Enfin, pour établir la réitération des faits de violence conjugale, le préfet se borne à produire un unique courriel d'une greffière auprès du tribunal judiciaire d'Epinal, postérieur à la décision attaquée, selon lequel une ordonnance de protection aurait été rendue concernant sa compagne le 26 septembre 2023 et l'autorité parentale aurait été temporairement attribuée à celle-ci jusqu'à ce que le juge aux affaires familiales statue définitivement sur les modalités de la procédure de divorce engagée. Ces seuls éléments ne sauraient suffire à eux-seuls à regarder la présence en France de M. D comme constitutive d'une menace à l'ordre public. Par suite, M. D est fondé à soutenir que la préfète des Vosges a méconnu les stipulations de l'article 6-4 de l'accord franco- algérien.

9. Il résulte de ce qui précède et, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que le refus de séjour opposé à M. D doit être annulé, de même que, par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :

10. Eu égard au motif d'annulation de l'arrêté attaqué, le présent jugement implique, sous réserve que M. D exerce toujours l'autorité parentale à l'égard de son enfant ou qu'il subvienne toujours à ses besoins, que la préfète des Vosges délivre à M. D un certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale". Le cas échéant, il y a lieu d'enjoindre à la préfète des Vosges de délivrer ce titre dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Géhin, avocat de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. D de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2022.

Article 3 : L'arrêté du 10 août 2023 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an est annulé.

Article 4 : Il est enjoint à la préfète des Vosges, sous réserve que M. D exerce toujours l'autorité parentale à l'égard de son enfant ou qu'il subvienne toujours à ses besoins, de délivrer à celui-ci un certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 5 : L'Etat versera à Me Géhin, avocat de M. D, une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Géhin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Géhin et à la préfète des Vosges.

Délibéré après l'audience publique du 7 décembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Bourjol, première conseillère,

Mme Philis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.

La rapporteure,

L. Philis

Le président,

O. Di Candia

La greffière,

L. Bourger

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2302293, 230277

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