vendredi 20 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2302993 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | KIPFFER |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2023 sous le n°2307265 au greffe du tribunal administratif de Strasbourg et transmise par une ordonnance du 13 octobre 2023 au tribunal administratif de Nancy qui l'a enregistrée le même jour à 16 heures 37 sous le n°2302993, M. B A, représenté par Me Kipffer, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la communication à son avocat de l'entier dossier sur le fondement duquel l'administration a pris l'arrêté attaqué ;
3°) d'annuler l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel le préfet de Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas pu présenter ses observations préalablement à leur édiction, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas examiné s'il remplissait les conditions de délivrance d'un titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie de garanties de représentation et ne présente pas de risque de fuite ;
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le pays de renvoi n'est pas directement et expressément mentionné ;
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2023, le préfet de Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II- Par une requête n°2302978 enregistrée le 11 octobre 2023 et un mémoire enregistré le 14 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Kipffer, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'ordonner la communication à son avocat de l'entier dossier sur le fondement duquel l'administration a pris l'arrêté attaqué ;
3°) d'annuler l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours, avec obligation de se maintenir quotidiennement à son domicile entre 6 heures et 9 heures et de se présenter tous les lundis et jeudis à 10 heures aux services de police de Mont-Saint-Martin ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit en l'absence de nécessité d'ordre public de l'assigner à résidence ;
- il doit être annulé en raison de l'illégalité de la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Wolff, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Wolff, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant géorgien, né le 9 juillet 2004, déclare être entré en France en octobre 2022 pour y solliciter le statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 janvier 2023. Il a formé un recours contre cette décision qui a été rejeté par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 11 octobre 2023. Par un arrêté du 9 octobre 2023, le préfet de la Moselle a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a assigné à résidence sur le territoire du département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours avec obligation de se présenter les lundis et jeudis à 10 heures auprès des services de police de Mont-Saint-Martin et de se maintenir quotidiennement, de 6 heures à 9 heures, au sein du logement qu'il occupe. Par les présentes requêtes, M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions au titre de l'admission à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des articles L. 614-6 et L. 614-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement des dispositions précitées.
Sur les conclusions tendant à la communication du dossier :
4. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander () au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ". Le préfet de Moselle et la préfète de Meurthe-et-Moselle ont produit les dossiers contenant les pièces sur la base desquelles les décisions contestées ont été prises, les conclusions présentées à ce titre sont devenues sans objet et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
5. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".
6. Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, ni à l'encontre des mesures accessoires à celle-ci. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lorsque la loi prescrit qu'il doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour.
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne justifie pas de sa date d'entrée sur le territoire français. Il est célibataire, sans charge de famille, et ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle dans la société française, alors qu'il n'est pas établi qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel réside son frère et ses grands-parents. En outre, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet a pris en considération l'ensemble des éléments relatifs à sa situation privée et familiale. Ainsi, eu égard à la durée et aux conditions de séjour du requérant en France, il n'est pas fondé à soutenir qu'il remplit les conditions de délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
10. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. A, le préfet de Moselle s'est fondé sur la circonstance qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il n'est pas en mesure de présenter un document d'identité ou de voyage en cours de validité et qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente sur le territoire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que le requérant indique disposer d'une carte d'identité géorgienne et que son passeport est détenu par l'administration française et, d'autre part, qu'il est hébergé au sein du foyer Adoma à Mont-Saint-Martin. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Moselle a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire et, par voie de conséquence, de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et de l'arrêté portant assignation à résidence.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / () 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible ".
13. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, qui indique expressément la nationalité géorgienne de M. A et précise en son article 1er qu'il est obligé de quitter le territoire français pour rejoindre le pays dont il a la nationalité, que l'arrêté attaqué a expressément fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné. Le moyen tiré de ce que la décision relative au pays de destination serait entaché d'une erreur de droit faute de préciser directement et expressément le pays de destination ne peut donc qu'être écarté.
14. En dernier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. A n'est pas fondé à demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'État, qui n'a pas la qualité de partie perdante, pour l'essentiel, dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 9 octobre 2023 du préfet de Moselle est annulé en tant qu'il refuse à M. A un délai de départ volontaire et lui fait interdiction de retour sur le territoire français.
Article 3 : L'arrêté du 9 octobre 2023 de la préfète de Meurthe-et-Moselle assignant à résidence M. A est annulé.
Article 4 : En application de l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est rappelé à M. A son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé par l'autorité administrative en application des articles L. 612-1 ou L. 612-2 du même code.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Kipffer, au préfet de la Moselle et à la préfète de la Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.
La magistrate désignée,
É. WolffLe greffier,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de Moselle et à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2302978, 2302993
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026