mercredi 14 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400040 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | SNOECKX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2024, Mme A C, représentée par Me Snoeckx, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2023 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite ;
3°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et à défaut de réexaminer sa situation et, à tout le moins de procéder à un nouvel examen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de séjour a été prise par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la préfète des Vosges ne justifie pas que les médecins instructeurs ayant rédigé les rapports sur son état de santé et sur celui de sa fille n'ont pas siégé au sein du collège de médecins de l'Office Français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il appartient à la préfète des Vosges de justifier avoir saisi une nouvelle fois le collège de médecins de l'OFII après qu'elle ait déposé une nouvelle demande de titre de séjour, le 10 novembre 2023, sur l'état de santé de sa fille ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa fille ne peut avoir accès à un traitement approprié à son état de santé en Géorgie ;
- il appartient à la préfète des Vosges de démontrer qu'elle a été informée de son droit de solliciter un titre de séjour sur un fondement autre que celui de l'asile en application de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a déposé une demande d'aide juridictionnelle qui a été enregistrée le 23 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante géorgienne, déclare être entrée en France le 19 novembre 2022, accompagnée de sa fille mineure, afin d'y solliciter l'asile. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 15 mars 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis confirmée par une décision du 29 septembre 2023 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le 8 février 2023, Mme C a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se prévalant de l'état de santé de sa fille mineure, D. Par un arrêté en date du 16 juin 2023, la préfète des Vosges a refusé de délivrer à Mme C un titre de séjour et a pris une mesure d'éloignement à son encontre. Cet arrêté a été annulé par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 19 octobre 2023 au motif que la préfète n'a produit aucun élément, avant la clôture de l'instruction, de nature à établir que le médecin instructeur n'aurait pas siégé au sein du collège des médecins, chargé d'émettre un avis sur l'état de santé de sa fille. Parallèlement, Mme C a déposé, le 7 juillet 2023, une demande de titre de séjour en raison de son propre état de santé. Par un arrêté du 24 novembre 2023, dont Mme C demande l'annulation, la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour tant en raison de l'état de santé de fille que son propre état de santé, lui a fait obligation, sur le fondement des dispositions du 3° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra, le cas échéant, être reconduite.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu d'admettre Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, l'arrêté est signé par M. David Percheron, secrétaire général, auquel la préfète des Vosges établit avoir délégué sa signature aux fins de signer les décisions en litige par un arrêté en date du 2 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision litigieuse manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger a présenté une demande d'asile qui relève de la compétence de la France, l'autorité administrative, après l'avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l'absence de demande sur d'autres fondements à ce stade, l'invite à indiquer s'il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l'affirmative, à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l'article L. 611-3, il ne pourra, à l'expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour. () ". Aux termes de l'article D. 431-7 du même code : " Pour l'application de l'article L. 431-2, les demandes de titres de séjour sont déposées par le demandeur d'asile dans un délai de deux mois. Toutefois, lorsqu'est sollicitée la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9, ce délai est porté à trois mois ".
Il ressort des pièces du dossier que Mme C a déposé une demande d'asile le 27 décembre 2022 et que le 29 novembre 2022, elle a été destinataire de l'information prévue par les dispositions de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon laquelle elle ne pourrait plus solliciter son admission au séjour à l'expiration du délai de trois mois prévu par les dispositions précitées. La requérante ne se prévaut d'aucune circonstance nouvelle justifiant le dépôt, après l'expiration de ce délai de trois mois, de sa demande de titre de séjour le 7 juillet 2023. Par suite, la préfète a pu refuser d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C sans méconnaître les dispositions précitées.
6. En troisième lieu, Mme C soutient que l'avis de l'OFII doit lui être communiqué afin de vérifier que le médecin rapporteur ne figure pas au nom des médecins du collège ayant rendu l'avis. Toutefois, la demande de la requérante, qui a été destinataire de l'information prévue aux dispositions de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a ainsi pas été instruite comme une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais comme une demande de protection contre une mesure d'éloignement. Il s'ensuit que la demande de protection contre l'éloignement, a été instruite, conformément aux dispositions de l'article R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par simple transmission d'un certificat médical au collège des médecins de l'OFII. Ainsi, le moyen tiré de ce que l'arrêté aurait été pris au terme d'une procédure irrégulière doit dès lors être écarté.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que les médecins qui ont rédigé le rapport relatif à l'état de santé de la fille de Mme C n'ont pas siégé au sein du collège des médecins qui a émis leur avis le 5 juin 2023.
8. En cinquième lieu, pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme C en raison de l'état de santé de sa fille, la préfète des Vosges s'est fondée sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 5 juin 2023. Si la requérante soutient que la préfète aurait dû saisir à nouveau le collège des médecins de l'OFII à la suite de l'injonction de réexamen de sa demande prononcée par le jugement du tribunal administratif de Nancy du 19 octobre 2023 et du dépôt d'une nouvelle demande présentée le 10 novembre 2023, elle n'établit, ni même n'allègue, que l'état de santé de sa fille aurait évolué depuis sa demande initiale de titre de séjour du 8 février 2023, ni qu'elle encourait des risques nouveaux d'aggravation de son état de santé. Dès lors, en ne saisissant pas à nouveau l'OFII, la préfète des Vosges n'a en l'espèce pas entaché la procédure d'irrégularité. Par suite, le moyen soulevé à ce titre doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État / () ". Aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ".
10. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, sa capacité à bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser d'admettre au séjour Mme C à raison de l'état de santé de son enfant, la préfète des Vosges s'est notamment fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII. Selon cet avis, si l'état de santé de l'enfant de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut de prise en charge devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pourra, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, effectivement bénéficier d'un traitement approprié et que l'état de santé de l'enfant peut lui permettre de voyager sans risque vers le pays d'origine de ses parents. Toutefois, les pièces médicales qu'elle produit ne sont pas suffisantes pour remettre en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'OFII, puis par la préfète des Vosges quant à la disponibilité du traitement suivi par sa fille dans son pays d'origine. En estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité de parent d'étranger mineur malade, la préfète des Vosges n'a, dès lors, pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Mme C se prévaut de sa durée de présence en France avec sa fille mineure. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'elle résidait en France depuis un an et quelques jours à la date de l'arrêté attaqué et n'établit pas y avoir des liens d'une intensité et d'une stabilité particulières. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement en litige ne peut être regardée comme portant au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
14. En huitième lieu, faute pour Mme C d'établir l'illégalité de la décision portant refus de séjour prononcée à son encontre, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en conséquence d'une telle illégalité doit être écarté.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. Mme C soutient qu'en cas de retour en Géorgie, elle serait exposée à des traitements contraires à ces stipulations en raison d'un conflit de voisinage. Elle ne produit toutefois aucun élément permettant d'établir la réalité des risques ainsi allégués. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2023. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et relatives aux frais liés au litige doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Mme C est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Snoeckx et à la préfète des Vosges.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2024.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400040
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026