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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401077

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401077

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401077
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantBACH-WASSERMANN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 avril 2024, Mme B F C, représentée par Me Bach-Wassermann, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée d'office ;

2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence ;

- il a été pris en méconnaissance du droit à une bonne administration et de son droit à être entendue, en méconnaissance des dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle justifie de la réalité et du sérieux des études suivies et de ressources suffisantes ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 11 de la convention franco-congolaise ;

- il porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Elle sollicite une substitution de base légale dès lors que la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour trouve son fondement légal non dans les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ne sont pas applicables aux ressortissants congolais, mais dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 et que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention franco-congolaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée le 31 juillet 1993 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Wolff, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante congolaise (Congo), née le 16 juillet 2001, est entrée en France le 13 octobre 2020 munie d'un visa de long séjour valant titre de séjour afin de poursuivre ses études en France. Elle a bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " pour la période du 28 octobre 2021 au 27 octobre 2023. Le 31 juillet 2023, elle a formé une demande de renouvellement de ce titre de séjour. Par une décision du 5 janvier 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à cette demande de renouvellement, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office. Par sa requête, Mme C demande au tribunal d'annuler ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, la préfète de Meurthe-et-Moselle a donné délégation de signature à Mme D A, directrice de l'immigration et de l'intégration à l'effet de signer notamment les décisions relatives au refus de séjour, faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le moyen tiré de l'incompétence de Mme D A, signataire de l'arrêté contesté, doit dès lors être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Par suite, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant. Le requérant peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur les mesures d'éloignement envisagées.

4. Il appartient à l'autorité préfectorale comme à toute administration de faire application du droit de l'Union européenne et d'en appliquer les principes généraux, dont celui du droit à une bonne administration. Parmi ces principes, figure celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Ce droit implique seulement, qu'informé de ce qu'une décision est susceptible d'être prise à son encontre, l'intéressé soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales.

5. Toutefois, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, à l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français et sur le délai de départ qui sont pris concomitamment et en conséquence du refus d'admission au séjour.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme C, qui a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ", a pu, à l'occasion de cette demande, préciser à l'administration les motifs pour lesquels elle demandait le renouvellement de ce titre et produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartenait, lors du dépôt de cette demande, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'elle jugeait utiles. Il lui était également loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Dès lors, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté contesté méconnait le principe général du droit de l'Union européenne d'être entendue avant l'adoption d'une mesure défavorable.

7. En troisième lieu, la décision portant refus de renouvellement de la carte de séjour temporaire mention " étudiant " vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance qu'elle ne vise pas la convention signée entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Congo le 31 juillet 1993 est sans incidence sur sa légalité, alors qu'elle mentionne que la délivrance d'un titre de séjour est refusée à Mme C au motif qu'elle ne justifie pas du caractère réel et sérieux des études poursuivies. En outre, en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision par laquelle le préfet a obligé Mme C à quitter le territoire français, qui vise ces dispositions, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, dès lors qu'elle a été prise concomitamment à la décision de refus de renouvellement de titre de séjour. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle précise que la requérante est de nationalité congolaise et qu'elle n'établit pas encourir des risques de traitement inhumain ou dégradant en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors que l'arrêté comporte l'énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, le moyen tiré de son insuffisance de motivation doit être écarté.

8. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, alors qu'elle a tenu compte des éléments relatifs à son cursus universitaire et a également étudié sa situation au regard du pouvoir discrétionnaire de régularisation dont elle dispose. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation ne peut qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve () des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France () ". Aux termes de l'article 9 de la convention franco-congolaise relative à la circulation et au séjour des personnes signée le 31 juillet 1993 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants ". Aux termes de l'article 13 de la même convention : " Les points non traités par la présente convention sont régis par la législation interne de chaque État ". Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / () ". Le droit au séjour des ressortissants congolais en France en qualité d'étudiant est intégralement régi par les stipulations de l'article 9 de la convention signée entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Congo le 31 juillet 1993. La décision en litige ne peut ainsi être fondée sur les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.

11. En l'espèce, et ainsi que la préfète le relève en défense, la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour trouve son fondement légal non dans les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ne sont pas applicables aux ressortissants congolais, mais dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 qui peuvent leur être substituées dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver Mme C d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes. Par conséquent, il y a lieu de procéder à la substitution de base légale ainsi demandée.

12. Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", d'apprécier, sous le contrôle du juge administratif de l'excès de pouvoir, la réalité et le sérieux des études poursuivies. À cet égard, le caractère réel et sérieux de ces études est subordonné à une progression régulière de l'étudiant et à la cohérence de son parcours.

13. Il ressort des pièces du dossier que Mme C s'est inscrite, au titre de l'année universitaire 2020/2021 en première année de DUT " Gestion des petites et moyennes entreprises " au sein de l'université de Lorraine puis, au titre de l'année universitaire 2021/2022 en première année de BTS " Management commercial opérationnel " au sein du lycée Frédéric Chopin de Nancy. Elle ne justifie pas avoir validé ces deux années d'études et ne produit aucun relevé de notes. Mme C se prévaut également de son inscription au titre des années universitaires 2022/2023 et 2023/2024 en CAP " accompagnement éducatif petite enfance et option ATSEM " auprès de la société " Culture et Formation " à compter du 23 juin 2022 jusqu'au 17 novembre 2027. Elle soutient que sa réorientation dans le secteur de la petite enfance est pérenne et qu'elle a connu des difficultés dans sa scolarité en 2022/2023 dès lors qu'elle a été victime de violences de la part de son compagnon en décembre 2022 et qu'elle a été hospitalisée du 27 décembre 2022 au 23 janvier 2023, ce qu'elle établit. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la formation à laquelle elle s'est inscrite depuis l'année universitaire 2022/2023 ne constitue qu'une préparation aux épreuves du CAP " accompagnement éducatif petite enfance " qui est exclusivement dispensée à distance et ne nécessite pas la présence de l'intéressée sur le territoire français. Il est en outre constant que Mme C n'a obtenu aucun diplôme d'enseignement supérieur depuis son arrivée sur le territoire français. Par suite, la requérante, qui ne justifiait d'aucune attestation d'inscription ou de préinscription dans un établissement d'enseignement à la date de la décision du 5 janvier 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle, n'est pas fondée à soutenir que la préfète aurait commis une erreur de droit ou une erreur d'appréciation en estimant qu'elle ne justifiait pas du caractère réel et sérieux des études poursuivies. Il en résulte que la préfète de Meurthe-et-Moselle pouvait ainsi, pour ce seul motif et alors même que la requérante justifie des ressources exigées par les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiante à Mme C.

14. En sixième lieu, si Mme C soutient que la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 11 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, il est toutefois constant qu'elle n'a pas demandé la délivrance d'un titre de séjour de longue durée sur ce fondement et n'établit en outre pas en remplir les conditions. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

15. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

16. Mme C soutient que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et se prévaut en particulier de son mariage avec un ressortissant français. Il ressort toutefois des pièces du dossier que ce mariage, daté du 4 avril 2024, est postérieur à la décision contestée et présente, en tout état de cause, un caractère particulièrement récent. En outre, Mme C est entrée sur le territoire français en octobre 2020 et y a été admise au séjour à titre temporaire en qualité d'étudiante jusqu'au 27 octobre 2023, ce qui ne lui donnait pas vocation à s'installer durablement sur le territoire, et ne justifie pas y avoir noué des liens d'une particulière intensité. Elle n'allègue pas davantage ne plus avoir d'attache dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement contestée ne peut être regardée comme portant au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'emporte aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'État, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F C, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Bach-Wassermann.

Délibéré après l'audience publique du 23 mai 2024 à laquelle siégeaient :

M. Marti, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.

La rapporteure,

É. WolffLe président,

D. Marti

La greffière,

M. E

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2401077

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