jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | JACO |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 12 avril 2024 sous le numéro n° 2401090, M. C D, représenté par Me Jaco, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sont entachées d'incompétence ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure, faute de saisine de la commission de titre de séjour ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen ;
- elles méconnaissent la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 et de l'article 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 12 avril 2024 sous le numéro n° 2401091, Mme B E, représentée par Me Jaco, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée ;
2°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sont entachées d'incompétence ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure, faute de saisine de la commission de titre de séjour ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen ;
- elles méconnaissent la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète a commis une erreur de fait en considérant que M. D ne présentait aucune promesse d'embauche ;
- les décisions méconnaissent les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 et de l'article 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Philis, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. D et Mme E, ressortissants arméniens nés respectivement les 8 février 1986 et 31 décembre 1987, sont entrés en France, selon leurs déclarations, le 23 juillet 2017 en vue d'y solliciter l'asile. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 7 août 2019, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 26 novembre 2019. Ils ont fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement. Par deux arrêtés du 8 mars 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par les présentes requêtes n° 2401090 et n° 2401091, qu'il convient de joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement, M. D et Mme E demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés du 8 mars 2024.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :
2. En premier lieu, Martine A, directrice de l'immigration et de l'intégration, a reçu délégation l'autorisant à signer les décisions litigieuses, par un arrêté du 1er février 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le lendemain. Dans ces conditions, Mme A était compétente pour signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de son incompétence pour signer les arrêtés attaqués doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions litigieuses comportent l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette motivation révèle également que la préfète a procédé à un examen particulier de la situation des requérants. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen de la situation particulière de M. D et de Mme E doivent être écartés.
4. En troisième lieu, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur, dite circulaire Valls doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. Les requérants se prévalent de leur intégration en France, où leurs deux enfants sont scolarisés et où M. D dispose d'une promesse d'embauche, ainsi que de la durée de leur présence en France. Toutefois, ils ne démontrent pas y avoir des liens d'une ancienneté et d'une intensité particulière, ni être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine. Les décisions attaquées ne font par ailleurs pas obstacle à ce que les intéressés puissent reconstituer leur cellule familiale en dehors du territoire français. De plus, ils se sont maintenus sur le territoire en dépit de précédentes mesures d'éloignement dont ils ont fait l'objet. Ainsi, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux motifs de ces décisions. Dans ces conditions, et alors même que leurs enfants sont scolarisés, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
8. D'une part, M. D n'établit pas avoir présenté la promesse d'embauche dont il se prévaut à l'appui de sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait sur ce point, à le supposer soulevé, doit être écarté.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les requérants sont entrés en France au cours de l'année 2017, qu'ils ont trois enfants, dont deux scolarisés sur le territoire, et que M. D dispose de promesses d'embauche. Toutefois, ces circonstances ne constituent, en l'espèce, ni des considérations humanitaires, ni un motif exceptionnel d'admission au séjour au sens des dispositions précitées. Les éléments qu'ils produisent ne permettent pas d'établir qu'il existerait un obstacle à leur retour dans leur pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En sixième lieu, il résulte, d'une part, des motifs exposés au point 6 que les requérants ne remplissent pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, en vertu des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour. En l'espèce, les requérants ne justifient pas résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées seraient entachées d'un vice de procédure faute pour la préfète d'avoir saisi la commission de titre de séjour doit être écarté.
11. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la préfète aurait entaché les arrêtés attaqués d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de leur situation doit être écarté.
12. En huitième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
13. Les décisions attaquées n'ont ni pour objet, ni pour effet de séparer les enfants de leurs parents et il ne ressort pas des pièces du dossier que le couple serait dans l'impossibilité de reconstituer la cellule familiale dans leur pays d'origine. Si deux de leurs enfants sont scolarisés en France, les requérants ne démontrent pas, par les pièces qu'ils produisent, de l'impossibilité pour leurs enfants de poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. En neuvième lieu, aux termes de l'article 16 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1- Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. / 2- L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. ". En l'espèce, les requérants n'établissent pas que les décisions attaquées constituent une immixtion arbitraire dans la vie privée et familiale de leurs enfants, contraire aux stipulations précitées de cette convention. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. En dernier lieu, les moyens dirigés contre les décisions portant refus de séjour ayant été écartés, les exceptions d'illégalité de ces décisions, invoquées respectivement par M. D et par Mme E à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, doivent être écartées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D et par Mme E ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans les présentes instances, les sommes demandées par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2401090 et n° 2401091 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme B E et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 30 mai 2024 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Bourjol, première conseillère,
Mme Philis, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
L. Philis
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2401090, 2401091
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026