jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401185 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | SELARL GUITTON - GROSSET - BLANDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 22 avril 2024, le tribunal administratif de Nîmes a renvoyé au greffe du tribunal administratif de Nancy la requête de M. A E, n°2401555, enregistrée le 21 avril 2024.
Par sa requête enregistrée le 22 avril 2024 au tribunal administratif de Nancy sous le n° 2401185, M. A E, représenté par Me Grosset, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ou à défaut, de surseoir à statuer dans l'attente de la décision du bureau d'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2024 par lequel le préfet du Vaucluse l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour ou à tout le moins une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- le préfet s'est cru à tort tenu de prononcer une mesure d'éloignement ;
- le préfet a méconnu les dispositions des articles L. 335-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure d'éloignement a été prise en méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise sans qu'elle ne soit mise en mesure de formuler des observations sur le délai devant lui être accordé ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Des pièces ont été enregistrées le 7 mai 2024 pour le préfet du Vaucluse et n'ont pas été communiquées.
M. A E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant géorgien né le 2 mai 1983, déclare être entré en France le 5 mars 2020 pour y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 4 juin 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le 27 janvier 2021, il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement. Le 20 septembre 2022, il présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile qui a été rejetée par une décision d'irrecevabilité. Le 2 février 2023, M. E a fait l'objet d'une nouvelle mesure d'éloignement et a été assigné à résidence par un arrêté en date du 30 septembre 2023. Après avoir été interpellé par les services de la police nationale dans le cadre d'une réquisition du procureur de la République de Carpentras, le préfet du Vaucluse, par un arrêté du 19 avril 2024 dont M. E demande l'annulation, lui a fait obligation, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra,le cas échéant, être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 13 mai 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ni de surseoir à statuer dans l'attente de la décision du bureau d'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. L'arrêté contesté du 19 avril 2024 n'ayant pas pour objet de refuser la délivrance d'un titre de séjour à M. E, les conclusions tendant à l'annulation de cette décision sont dirigées contre une décision inexistante et doivent être rejetées comme irrecevables.
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions contestées :
4. L'arrêté contesté a été signé par M. C B, sous-préfet de Carpentras, auquel le préfet du Vaucluse a délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions en matière d'éloignement des étrangers, par un arrêté du 4 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions l'obligeant à quitter le territoire français et refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
5. Il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que le préfet du Vaucluse, après avoir constaté le rejet de la demande d'asile présentée par le requérant par l'OFPRA, a examiné l'ensemble de sa situation personnelle et familiale et a vérifié, au vu des éléments dont il avait connaissance, qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à une mesure d'éloignement. S'agissant plus particulièrement de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, cet arrêté vise notamment l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne, d'une part, son maintien sur le territoire français au-delà du délai de départ volontaire qui lui avait été accordé et, d'autre part, le non-respect d'une précédente assignation à résidence et de précédentes mesures d'éloignement. Alors que le préfet n'est pas tenu de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger auquel il fait obligation de quitter le territoire français, cet arrêté comporte ainsi l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Cette motivation révèle également que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. E. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cet arrêté et du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne les moyens propres à la mesure d'éloignement litigieuse :
6. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de la décision en litige que le préfet ne s'est pas estimé à tort tenu d'obliger le requérant à quitter le territoire français après le rejet de sa demande d'asile.
7. En deuxième lieu, M. E ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, abrogées par l'article 37 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. E se prévaut de sa durée de présence en France et de la présence de toute sa famille sur le territoire français. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant ne vivait en France que depuis quatre ans à la date de la décision attaquée et qu'il ne démontre pas être dépourvu de tout lien dans son pays d'origine, ni avoir tissé en France des liens d'une particulière intensité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en conséquence, être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français () est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ".
11. D'une part, aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable () ". Si le requérant soutient qu'il est gravement malade et qu'il bénéficie d'un traitement et d'une prise en charge médicale qui n'existent pas en Géorgie, il ne produit aucune pièce médicale permettant d'établir l'exceptionnelle gravité des conséquences d'un défaut de prise en charge ou encore l'absence de possibilité de bénéficier effectivement du traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. E ne relève pas du cas d'attribution de plein droit d'une carte de séjour prévu par l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de ce que ces dispositions faisaient obstacle à ce que le préfet l'oblige à quitter le territoire français doit dès lors être écarté.
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
13. En l'espèce, M. E se prévaut des arguments déjà évoqués aux point 9 et 11. Toutefois, ces seuls éléments ne permettent pas de considérer que M. E justifie de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas fondé, dès lors, à soutenir que le préfet du Vaucluse aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant à son encontre une mesure d'éloignement alors qu'il aurait dû être regardé comme disposant d'un droit au séjour
En ce qui concerne le moyen commun à la contestation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
14. Si M. E soutient qu'il a été privé du droit d'être entendu, il ne se prévaut d'aucun élément pertinent qu'il aurait été empêché de faire valoir et qui aurait pu influer sur le contenu de la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours ou sur celui de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne le moyen propre à la contestation de la décision fixant le pays de destination :
15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. M. E soutient qu'en cas de retour en Géorgie, il serait exposé à des traitements contraires à ces stipulations. Toutefois, il ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité des risques ainsi allégués. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. Il ressort des motifs de la décision portant interdiction de retour, que le préfet du Vaucluse, dans les motifs de la décision portant interdiction de retour, mentionne une durée d'un an comme ne portant pas une atteinte disproportionnée au droit du requérant à mener une vie privée et familiale. Dans le dispositif, toutefois, de la même décision, le préfet a fixé une durée d'interdiction de retour de trois ans, de sorte que la contradiction interne de la décision ne met pas à même le tribunal de contrôler la légalité de la décision litigieuse. Par, suite, M. E est fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour est insuffisamment motivée.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens invoqués par M. E à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, que M. E est uniquement fondé à solliciter l'annulation de la décision du 19 avril 2024 par laquelle le préfet du Vaucluse a prononcé à son encontre une telle mesure. En revanche, les conclusions tendant à l'annulation des autres décisions du 19 avril 2024 doivent être rejetées.
19. Eu égard à l'annulation prononcée, le présent jugement n'implique pas la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. En revanche, le présent jugement qui prononce l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français opposée à M. E implique nécessairement l'effacement du signalement du requérant aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Il y a lieu d'enjoindre au préfet du Vaucluse de saisir, sans délai, les services ayant procédé à ce signalement, en vue de la mise à jour du fichier en tenant compte de cette annulation.
20. M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Grosset, avocat de M. E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Grosset de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ni de surseoir à statuer dans l'attente de la décision du bureau d'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 19 avril 2024 est annulé en tant que le préfet du Vaucluse a prononcé à l'encontre de M. E une interdiction de retour sur le territoire français.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Vaucluse de faire procéder, sans délai, à la suppression du signalement de M. E aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Article 4 : L'Etat versera à Me Grosset une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Grosset renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A E à Me Grosset et au préfet du Vaucluse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2024.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401185
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026