mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | LEBON-MAMOUDY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juin 2024 à 12h52 sous le n° 2401640, M. C A, représenté par Me Lebon-Mamoudy, demande au tribunal :
1) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire,
2) d'annuler l'arrêté du 2 juin 2024 par lequel la préfète des Vosges lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3) d'annuler la décision du 3 juin 2024 par lequel la préfète des Vosges l'a assigné à résidence dans le département des Vosges, jusqu'à son départ du territoire français, l'a astreint à se maintenir quotidiennement de 6h00 à 8h00 à son domicile, et à se présenter du lundi au samedi entre 9h00 et 11h00 au commissariat de police d'Epinal ;
4) d'enjoindre à la préfète des Vosges de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
5) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;
- il est insuffisamment motivé ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la préfète a entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions du 3° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce que d'une part, il remplissait les conditions lui permettant de bénéficier d'un titre de séjour de plein droit et d'autre part, le trouble à l'ordre public n'est pas caractérisé ;
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- l'annulation du refus de délai de départ volontaire s'impose comme étant la conséquence de l'annulation des précédentes décisions ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- l'annulation de la décision attaquée s'impose comme étant la conséquence de l'annulation des précédentes décisions ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires faisant obstacle à son prononcé ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale ;
Sur la décision d'assignation à résidence :
- la compétence de la signataire de la décision n'est pas établie ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- l'annulation de la décision attaquée s'impose comme étant la conséquence de l'annulation des précédentes décisions.
Les parties ont été informées, conformément à l'article R. 611-7 du code justice administrative, que la décision était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce que la situation de M. A n'entre pas dans le champ d'application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle sollicite la substitution de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français au profit des dispositions du 1° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du 3° et du 5° de ce même article, et soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Audrey Jouguet, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Lebon-Mamoudy, représentant M. A, qui reprend les moyens et conclusions de la requête et fait valoir en outre que la préfète n'a pas sérieusement examiné sa situation ; que son comportement ne trouble pas l'ordre public ; qu'il est depuis son arrivée en France, inconnu des services de police ; qu'il n'a pas, contrairement à ce que prétend la préfète, reconnu les faits de violence et de diffusion d'image à caractère sexuel ; que la décision portant obligation de quitter le territoire prise à son encontre ne peut être fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de décision de refus de titre de séjour, ni sur le 1° de ce même article, puisqu'il a été pris en charge par l'aide sociale depuis l'âge de 15 ans et a déposé une demande de titre de séjour le 29 avril 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 10 avril 2006 à Tunis (Tunisie), est entré irrégulièrement en France en 2021. Il a été pris en charge comme mineur non accompagné par le conseil départemental des Vosges au sein du foyer ADALI à Golbey. Le 29 avril 2024, il a sollicité auprès de la préfecture des Vosges la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale ". A la suite de son interpellation et de son placement en garde à vue le 1er juin 2024, par les services de police, pour des faits de violence, la préfète des Vosges, par un arrêté du 2 juin 2024 notifié le même jour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par une décision du 3 juin 2024, notifiée le même jour, la préfète des Vosges a également décidé de l'assigner à résidence dans le département des Vosges, jusqu'à son départ du territoire français, l'a astreint à se maintenir quotidiennement de 6h00 à 8h00 à l'adresse précitée, et à se présenter du lundi au samedi entre 9h00 et 11h00 au commissariat de police d'Epinal. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
5. En premier lieu, pour obliger M. A à quitter le territoire français, la préfète des Vosges s'est notamment fondée sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la circonstance que l'intéressé a été interpellé le 1er juin 2024 pour des faits de violence. Toutefois, en l'absence d'antécédent, ces faits isolés, qui n'ont fait l'objet d'aucune poursuite par le procureur de la République, ne sont pas à eux seuls, de nature à démontrer que le comportement de M. A constituerait une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que la préfète des Vosges a fait une inexacte application des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que son comportement constituait une menace à l'ordre public.
6. En deuxième lieu, la préfète des Vosges s'est également fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, il existait une décision refusant ou retirant à M. A un titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour permettant de faire application de ces dispositions. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire ne pouvait être prise sur le fondement de cette disposition.
7. En troisième lieu, d'une part, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
8. D'autre part, il résulte de la combinaison, d'une part, des articles L. 411-1, L. 611-1, L. 611-3 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour et, d'autre part, de l'article R. 431-5 du même code, qu'un étranger mineur entré irrégulièrement en France doit, pour se conformer à l'obligation de possession d'un titre de séjour qui pèse sur lui à compter du jour où il devient majeur, solliciter un tel titre dans les deux mois qui suivent son dix-huitième anniversaire. Il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 1° du I de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que s'il s'est abstenu de solliciter un titre pendant cette période.
9. La préfète des Vosges fait valoir que la décision portant obligation de quitter le territoire prise à l'encontre de M. A peut trouver son fondement légal dans les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que M. A ne justifiait pas, au jour de la décision contestée, d'une demande d'admission au séjour à proprement parler. Il résulte cependant de l'instruction que M. A, qui a eu 18 ans le 10 avril 2024, a présenté une demande de titre de séjour portant mention " vie privée et familiale " le 16 mars 2024, pour laquelle il a reçu une confirmation de dépôt précisant " le 29 avril 2024, vous avez déposé avec succès une demande de titre de séjour qui sera examinée par la préfecture compétente ". Ce document constitue la preuve de dépôt de votre demande ". Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne pouvait être prise sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution de base légale demandée par la préfète des Vosges.
10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre est entachée d'illégalité et qu'elle doit être annulée, ainsi que par voie de conséquence, les décisions portant refus de délais de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. D'une part, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'enjoindre à la préfète des Vosges de réexaminer la situation de M. A, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement, et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
12. D'autre part, l'annulation de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans à l'encontre de M. A impose nécessairement à l'administration qu'elle procède à l'effacement de la mention de cette mesure dans le système d'information Schengen. Il y a lieu d'enjoindre à la préfète des Vosges d'y procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais du litige :
13. M. A a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Lebon-Mamoudy, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lebon-Mamoudy de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée à M. A.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 2 juin 2024 et la décision du 3 juin 2024 pris par la préfète des Vosges sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète des Vosges de prendre toute mesure utile afin qu'il soit procédé à l'effacement du signalement de M. A à fin de non-admission dans le système d'information " Schengen " et de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle, et sous réserve que Me Lebon-Mamoudy renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Lebon-Mamoudy, avocat de M. A une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 (mille deux cents) sera versée à M. A.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète des Vosges et à Me Lebon-Mamoudy.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La magistrate désignée,
A. BLa greffière
M. D
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026