LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2403401

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2403401

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2403401
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... contestant les sanctions disciplinaires d’avertissement et d’exclusion temporaire d’une journée prononcées contre son fils par le chef d’établissement du collège Joseph Julien Souhait. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d’un vice de procédure pour la première sanction n’était pas établi, faute de preuve que l’élève ou son représentant légal aient été empêchés de présenter des observations orales. Il a également écarté les moyens d’illégalité et de disproportion, sans les examiner en détail dans cet extrait, en se fondant sur les dispositions du code de l’éducation et du code des relations entre le public et l’administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2024 et un mémoire complémentaire, enregistré le 8 juillet 2025, M. C... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 19 septembre 2024 par laquelle le chef d’établissement du collège Joseph Julien Souhait de Saint-Dié-des-Vosges a prononcé à l’encontre de son fils A... la sanction disciplinaire d’avertissement ;

2°) d’annuler la décision du 4 novembre 2024 par laquelle le chef d’établissement du collège Joseph Julien Souhait de Saint-Dié-des-Vosges a prononcé à l’encontre de son fils A... la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de l’établissement d’une durée d’une journée.

Il soutient que :

S’agissant de la décision du 19 septembre 2024 :
elle est entachée d’un vice de procédure, dès lors que son fils n’a pas été autorisé à prendre la parole ;
elle présente un caractère disproportionné ;

S’agissant de la décision du 4 novembre 2024 :
elle est dépourvue de base légale du fait de l’illégalité de la décision du 19 septembre 2024 ;
la matérialité des faits reprochés à son fils n’est pas établie ;
la sanction prononcée est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2025, le recteur de l’académie de Nancy-Metz conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 5 juin 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 juillet 2025

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme de Laporte, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

Au titre de l’année scolaire 2024/2025, M. A... B..., né le 5 février 2012, était scolarisé en classe de 5ème au collège Joseph Julien Souhait de Saint-Dié-des-Vosges. Par une décision du 19 septembre 2024, le chef d’établissement a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire d’avertissement et par une décision du 4 novembre 2024, il a prononcé la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de l’établissement d’une durée d’une journée. M. C... B..., son père, demande, par la présente requête, l’annulation de ces décisions.


Sur la légalité de la décision du 19 septembre 2024 :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ». Aux termes de l’article L.121-2 du même code : « Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public ou la conduite des relations internationales ; 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière ; 4° Aux décisions prises par les organismes de sécurité sociale et par l'institution visée à l'article L. 5312-1 du code du travail, sauf lorsqu'ils prennent des mesures à caractère de sanction.
Les dispositions de l'article L. 121-1, en tant qu'elles concernent les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents ». Et aux termes de l’article R. 421-10-1 du code de l’éducation : « Lorsqu'il se prononce seul sur les faits qui ont justifié l'engagement de la procédure disciplinaire, le chef d'établissement informe sans délai l'élève des faits qui lui sont reprochés et du délai dont il dispose pour présenter sa défense oralement ou par écrit ou en se faisant assister par une personne de son choix. Ce délai, fixé par le chef d'établissement, est d’aux moins deux jours ouvrables. / Si l'élève est mineur, cette communication est également faite à son représentant légal afin que ce dernier produise ses observations éventuelles. Dans tous les cas, l'élève, son représentant légal et la personne éventuellement chargée de l'assister pour présenter sa défense peuvent prendre connaissance du dossier auprès du chef d’établissement. (…) ».

En se bornant à indiquer que son fils, dont il n’est pas contesté qu’il a été régulièrement invité à présenter ses observations écrites ou orales, n’aurait pas « été autorisé à parler », sans apporter aucun élément ni aucune précision au soutien de ses allégations, et notamment sans indiquer si son fils ou lui-même avait formulé le souhait de présenter des observations orales, M. B... n’établit pas que la décision en litige, qui comporte d’ailleurs la mention selon laquelle elle a été prise « après avoir entendu B... A... », aurait été prise en méconnaissance des principes du contradictoire et du respect des droits de la défense.

En second lieu, aux termes de l’article R. 511-13 du code de l’éducation : « I. Dans les collèges et lycées relevant du ministre chargé de l'éducation, les sanctions qui peuvent être prononcées à l'encontre des élèves sont les suivantes : 1° L'avertissement ; 2° Le blâme ; 3° La mesure de responsabilisation ; 4° L'exclusion temporaire de la classe. Pendant l'accomplissement de la sanction, l'élève est accueilli dans l'établissement. La durée de cette exclusion ne peut excéder huit jours ; 5° L'exclusion temporaire de l'établissement ou de l'un de ses services annexes. La durée de cette exclusion ne peut excéder huit jours ; 6° L'exclusion définitive de l'établissement ou de l'un de ses services annexes. (…) » et aux termes de l’article R. 511-14 du même code : « Dans les collèges et lycées relevant du ministre chargé de l'éducation, le chef d'établissement peut prononcer seul les sanctions énumérées du 1° au 5° du I de l'article R. 511-13 (…) ».

Il appartient au juge de l’excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un élève ayant fait l’objet d’une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

Il est reproché à M. A... B... d’avoir, le 13 septembre 2024, à 15 heures, participé à une bagarre dans la cour de récréation et d’avoir, à cette occasion, échangé des coups avec un autre élève. Ces faits, dont la matérialité n’est pas contestée, sont constitutifs d’une faute de nature à justifier l’application d’une sanction disciplinaire. L’avertissement étant la moins sévère des sanctions figurant dans l’échelle des sanctions disciplinaires, la sanction prononcée à son encontre ne présente pas un caractère disproportionné.


Sur la légalité de la décision du 4 novembre 2024 :

En premier lieu, la décision du 4 novembre 2024 n’a pas été prise pour l’application de la décision du 19 septembre, laquelle ne constitue pas non plus sa base légale. Par suite, le moyen, soulevé par la voie de l’exception, tiré de l’illégalité de la décision du 19 septembre 2024, doit être écarté comme étant inopérant.

En second lieu, il est reproché à M. A... B... d’avoir, le 14 octobre 2024, à 15 heures, pendant la récréation, donné des coups de genoux à un élève qui était déjà au sol. M. B... conteste la matérialité des faits, en faisant valoir que l’élève en cause serait, dans le cadre d’une bagarre qui l’opposait à un autre élève, tombé sur son pied, lui occasionnant une douleur qui l’aurait amené à réagir spontanément en le repoussant avec son genou. Il ressort toutefois de la fiche d’incident établie par la surveillante de la vie scolaire, que « A... a donné plusieurs coups de genoux volontairement à un élève déjà au sol avec insistance ». Aucun élément ne permet de mettre en doute ce compte rendu de l’événement. Par suite, la matérialité des faits est suffisamment établie. Ils sont constitutifs d’une faute de nature à justifier l’application d’une sanction disciplinaire. Dans les circonstances de l’espèce, alors que M. A... B... a également fait l’objet, au cours du seul premier trimestre de l’année scolaire 2024/2025, de dix punitions pour retards, insolence, refus d’obtempérer, perturbations de cours et travail non fait ainsi que d’une mise en garde du conseil de classe à raison de son comportement, le chef d’établissement, en prononçant l’exclusion temporaire de l’établissement de M. A... B... pour une durée d’une journée, n’a pas pris une sanction disproportionnée.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation doivent être rejetées.

D E C I D E:


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée, pour information, au recteur de la région académique Grand Est, recteur de l’académie de Nancy-Metz.


Délibéré après l'audience du 18 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Goujon-Fischer, président,
Mme de Laporte, première conseillère,
Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2026.

La rapporteure,

V. de Laporte
Le président,

J. -F. Goujon-Fischer

Le greffier,

F. Richard



La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions