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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2500587

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2500587

jeudi 27 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2500587
TypeDécision
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 février 2025 à 17 heures 04 et un mémoire complémentaire enregistré le 25 février 2025, M. C A demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 17 février 2025 par lequel le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Il soutient que :

Sur l'arrêté dans son ensemble :

- il est entaché d'incompétence ;

- il n'est pas suffisamment motivé ;

- il ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 234-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est fondé à se prévaloir des dispositions du 2° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il dispose des ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale et d'assurance maladie ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à l'urgence

- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et elle ne présente pas un risque de fuite ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée ;

- elle porte une atteinte disproportionnée au principe de liberté de circulation ;

- elle a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 février 2025, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Coudert,

- les observations de Me Cunat, avocate commise d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutient en outre qu'il réside en France depuis l'âge de huit ans ; que le centre de ses intérêts personnels et familiaux se trouve sur le territoire français ; que l'interdiction de circuler sur le territoire français pendant une durée de trois ans est excessive,

- les observations de M. A,

- et les observations de Me Morel, représentant le préfet du Haut-Rhin, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire en défense par les mêmes moyens et fait valoir en outre que le séjour de M. A a été interrompu par la mise à exécution d'une procédure d'éloignement ; que l'intéressé ne dispose pas de ressources légales ; que le juge judiciaire a prononcé à son encontre une interdiction judiciaire du territoire d'une durée de trois ans.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant portugais né le 4 juin 2001 à Lisbonne, a été placé en garde à vue le 16 février 2025 pour des faits de violences volontaires avec arme commis sur son ex-concubine, de nationalité française. Par arrêté du 17 février 2025, le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans. Placé en rétention administrative, M. A demande l'annulation de cet arrêté du 17 février 2025.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions en litige :

2. D'une part, par un arrêté du 3 octobre 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet du Haut-Rhin a régulièrement délégué sa signature à Mme D B, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement, à l'effet de signer, notamment, l'arrêté en litige. Le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.

3. D'autre part, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Le requérant ne peut ainsi utilement faire valoir que l'arrêté contesté ne lui aurait pas été notifié dans une langue qu'il comprend.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision par laquelle le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 1° et du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté contesté que le préfet du Haut-Rhin n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement en litige.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; / () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ". Aux termes de l'article L. 251-2 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1 les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 ".

7. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français ". Aux termes de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () ".

8. D'une part, si M. A soutient qu'il satisfait aux conditions fixées par le 2° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne justifie pas, contrairement à ce qu'il soutient, disposer de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale. Il ne justifie pas davantage, par les pièces qu'il produit, que sa famille résidant en France serait à même de lui procurer les ressources qui lui sont nécessaires.

9. D'autre part, M. A ne conteste pas, ainsi que le fait valoir le préfet du Haut-Rhin, que l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de circuler pour une durée de trois ans pris à son encontre a été exécuté et qu'il a été éloigné d'office à destination de son pays d'origine. Dès lors M. A n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. M. A soutient qu'il est entré en France pour la première fois en 2010, à l'âge de huit ans, qu'il y a effectué sa scolarité, que ses parents, ses sœurs et son frère y résident et qu'il y a exercé plusieurs emplois. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, M. A ne peut se prévaloir de la continuité de son séjour sur le territoire français depuis 2010 dès lors qu'il a été éloigné d'office à destination de son pays d'origine au cours de l'année 2024 et qu'une interdiction de circulation d'une durée de trois ans avait été prononcée à son encontre. Par ailleurs, les éléments du dossier ne permettent pas d'établir l'intensité des liens que M. A soutient entretenir avec ses parents, ses sœurs et ses frères, qui résident en région parisienne alors que lui-même réside depuis 2021 dans le département du Haut-Rhin. Il ressort en outre des pièces du dossier que le requérant a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence à l'égard de personnes chargées d'une mission de service public, de violences conjugales et pour des faits de trafics de stupéfiants ou encore de recel de biens provenant d'un vol. Enfin, le requérant ne justifie pas disposer de perspectives d'insertion sociale. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet du Haut-Rhin aurait porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des objectifs de la mesure. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de délai de départ volontaire :

12. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".

13. En premier lieu, contrairement à ce que soutient M. A, l'arrêté du préfet du Haut-Rhin comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus de délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. En dernier lieu, si M. A soutient qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public et que c'est à tort que le préfet a estimé que l'urgence était caractérisée, il ressort des pièces du dossier qu'eu égard aux nombreuses condamnations de l'intéressé, prononcées sur une courte période, et à son placement en garde à vue pour des faits de violences volontaires avec arme commis sur son ex-concubine le 16 février 2025, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet du Haut-Rhin a estimé que l'urgence était caractérisée dans les circonstances de l'espèce par la menace à l'ordre public que représente le requérant et a, en conséquence, refusé de lui accorder un délai de départ volontaire. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :

16. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ".

17. En premier lieu, l'arrêté du préfet du Haut-Rhin comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

19. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et ne peut, par suite, qu'être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans :

20. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ". Aux termes de l'article L. 251-6 du même code : " Le sixième alinéa de l'article L. 251-1 et les articles L. 251-3, L. 251-7 et L. 261-1 sont applicables à l'interdiction de circulation sur le territoire français ".

21. En premier lieu, l'arrêté litigieux comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.

22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

23. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard aux circonstances de fait énoncés au point 11 du présent jugement, que le préfet du Haut-Rhin aurait inexactement apprécié la situation de M. A en, d'une part, assortissant sa mesure d'éloignement prise notamment sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une interdiction de circuler sur le territoire française et, d'autre part, en fixant à trois ans la durée de cette interdiction.

24. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs de fait que ceux énoncés au point 11 du présent jugement.

25. En dernier lieu, aux termes de l'article 27 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres : " () les Etats membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d'un citoyen de l'Union ou d'un membre de sa famille, quelle que soit sa nationalité, pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique () ". Il résulte de ce qui a été dit précédemment que le comportement de M. A constitue, du point de vue de l'ordre public, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à soutenir que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée à son droit à la liberté de circulation en qualité de ressortissant communautaire.

26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Haut-Rhin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.

Le magistrat désigné,

B. Coudert

La greffière,

F. Levaudel

La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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