LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501248

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501248

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501248
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantCANAL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête d'un doctorant demandant l'annulation du refus de son inscription dérogatoire en 8ème année de doctorat à l'université de Lorraine. Le tribunal estime que la décision de la présidente de l'université, fondée sur l'article 14 de l'arrêté du 25 mai 2016, n'est entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'état d'avancement des travaux de recherche du requérant. Les conclusions à fin d'injonction et la demande d'allocation de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 avril 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 21 novembre 2024 par laquelle la présidente de l’université de Lorraine a rejeté sa demande d’inscription dérogatoire en 8ème année de doctorat, ensemble la décision du 10 février 2025 rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre à la présidente de l’université de Lorraine de l’autoriser à se réinscrire en thèse, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’université de Lorraine une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
la décision du 21 novembre 20024 est entachée d’incompétence de son auteur, en l’absence de production d’une délégation régulière de signature ;
les décisions contestées sont entachées d’un vice de procédure, en l’absence d’information de l’avis émis par le directeur de thèse ;
elles sont entachées d’une erreur de droit ;
elles sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard de son état de santé, ainsi que des difficultés techniques et personnelles qu’il a rencontrées, et qui justifient l’état d’avancement de ses travaux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2025, la présidente de l’université de Lorraine conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Un mémoire, présenté par M. B..., a été enregistré le 11 février 2026, postérieurement à la clôture automatique de l’instruction, et n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’éducation ;
l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat ;
le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme de Laporte, rapporteure,
- les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique,
- et les observations de M. B....



Considérant ce qui suit :

M. A... B... s’est inscrit pour la première fois en doctorat, en sciences du langage, à l’université de Lorraine, au titre de l’année universitaire 2017/2018. Par une décision du 21 novembre 2024, la présidente de l’université de Lorraine a sa rejeté sa demande d’inscription dérogatoire en 8ème année de doctorat. M. B... demande, par la présente requête, l’annulation de cette décision, ainsi que la décision du 10 février 2025 rejetant son recours gracieux.


Sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction :

Aux termes de l’article L. 612-7 du code de l’éducation : « « Le troisième cycle est une formation à la recherche et par la recherche qui comporte, dans le cadre de formations doctorales, la réalisation individuelle ou collective de travaux scientifiques originaux. Ces formations doctorales sont organisées en étroite liaison avec des laboratoires ou équipes de recherche dont la qualité est reconnue par une évaluation nationale périodique. Elles prennent en compte les besoins de la politique nationale de recherche et d’innovation et comportent une ouverture internationale. Elles constituent une expérience professionnelle de recherche, sanctionnée, après soutenance de thèse, par la collation du grade de docteur. / Les formations doctorales sont organisées dans le cadre d’écoles doctorales dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. (…) L’arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur définit les conditions dans lesquelles un établissement d’enseignement supérieur peut être accrédité, pour une durée limitée, à organiser des formations doctorales et à délivrer le doctorat à la suite d’une évaluation nationale périodique. Le diplôme de doctorat est délivré après la soutenance d’une thèse (…). Le diplôme de doctorat est accompagné de la mention de l’établissement qui l’a délivré ; il confère à son titulaire le titre de docteur ». Aux termes de l’article 1er de l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat : « La formation doctorale est une formation à et par la recherche et une expérience professionnelle de recherche. Elle conduit à la production de connaissances nouvelles. / Elle comprend un travail personnel de recherche réalisé par le doctorant. Elle est complétée par des formations complémentaires validées par l’école doctorale. (…) » et aux termes de l’article 14 de l’arrêté susvisé du 25 mai 2016 : « La préparation du doctorat, au sein de l’école doctorale, s’effectue en règle générale en trois ans en équivalent temps plein consacré à la recherche. Dans les autres cas, la durée de préparation du doctorat peut être au plus de six ans. (…) Des prolongations annuelles peuvent être accordées à titre dérogatoire par le chef d’établissement, sur proposition du directeur de thèse et après avis du comité de suivi et du directeur d’école doctorale, sur demande motivée du doctorant. La liste des bénéficiaires de ces dérogations est présentée chaque année au conseil de l’école doctorale et transmise à la commission de la recherche du conseil académique ou à l’instance qui en tient lieu dans les établissements concernés. (…) ».

En premier lieu, par un arrêté UL/DAJ/N°115-2024 du 28 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l’université et transmis au recteur de la région académique le 11 mars suivant, la présidente de l’université de Lorraine a donné délégation à Mme Clotilde Boulanger, vice-présidente en charge de la politique doctorale, signataire de la décision du 21 novembre 2024, à l’effet de signer, notamment, les « refus de dérogations d’inscription au doctorat ». Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision du 21 novembre 2024 doit être écarté comme manquant en fait.

En deuxième lieu, M. B... soutient que les décisions en litige seraient entachées d’un vice de procédure en l’absence d’information préalable quant aux avis émis par le directeur de thèse et le comité de suivi individuel, en méconnaissance des dispositions de l’article 11 de l’arrêté susvisé du 25 mai 2016. Toutefois, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ces dispositions, qui s’appliquent en cas de décision de non-renouvellement d’une inscription en thèse, soit pendant la période généralement admise de trois ans, prévue pour la préparation à temps plein d’un doctorat, alors que sa demande portait sur une inscription dérogatoire, présentée sur le fondement de l’article 14 du même arrêté, lequel n’impose pas la consultation préalable du directeur de thèse.

En dernier lieu, M. B... a engagé, au titre de l’année universitaire 2017/2018 un doctorat en sciences du langage, en vue de la rédaction d’une thèse portant sur « La dimension interculturelle de la formation des migrants adultes », pour laquelle il avait obtenu, au titre de l’année universitaire 2023/2024, une inscription dérogatoire en 7ème année, la présidente de l’université ayant alors précisé qu’il s’agissait d’une « dernière inscription », en vue d’une soutenance programmée le 17 décembre 2024. Il ressort des pièces du dossier que M. B... n’a pas été en mesure de soutenir sa thèse à cette date, et qu’il a demandé, au titre de l’année universitaire 2024/2025, une nouvelle dérogation pour une inscription en 8ème année de doctorat. Pour contester le refus qui a été opposé à sa demande, il soutient, d’une part, qu’il a rencontré des difficultés personnelles, liées à un divorce et à la garde de ses quatre enfants, et des problèmes de santé, pour lesquels il a été placé en congé de maladie ordinaire pendant 52 jours entre mars et octobre 2024, qu’il a rencontré des problèmes techniques avec son matériel informatique, qui lui auraient fait perdre certaines parties de sa thèse, et que, dans le cadre de sa démarche scientifique de « recherche-action », il réalise sa thèse tout en exerçant une activité professionnelle à temps plein au sein de l’association action sociale et sportive du bassin Houiller, dans laquelle, notamment, il enseigne le français langue étrangère, et enfin qu’il a créé une association dont il est le président. Il se prévaut enfin des avis favorables émis à sa demande par son directeur de thèse et le comité de suivi individuel. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment du projet de thèse versé au dossier, que l’état d’avancement des travaux de M. B..., qui ne produit que 107 pages de travaux dont 92 pages rédigées en excluant la bibliographie, et qui indique avoir seulement « débuté la rédaction de la seconde partie », n’apporte pas d’éléments permettant d’envisager que cette thèse pourrait être soutenue au cours de l’année universitaire. De plus, il ressort des pièces du dossier que le requérant n’a pas cumulé le nombre de crédits requis dans le cadre de la formation transverse obligatoire portant sur l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique. Dans ces conditions, il n’est pas fondé à soutenir qu’en rejetant sa demande, la présidente de l’université aurait entaché sa décision d’une erreur de droit ou d’une erreur manifeste d’appréciation.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation ainsi, par suite, que les conclusions à fin d’injonction, doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’université de Lorraine, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande M. B... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la présidente de l’université de Lorraine.


Délibéré après l’audience du 12 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Goujon-Fischer, président,
Mme de Laporte, première conseillère,
Mme Wolff, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2026.



La rapporteure,

V. de Laporte

Le président,

J.-F. Goujon-Fischer


Le greffier,





F. Richard


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions