LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501742

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501742

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501742
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 3
Avocat requérantSTALTERI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'exécution forcée du jugement du 14 novembre 2024, qui avait annulé son licenciement et ordonné la reconstitution de sa carrière. Le requérant sollicitait une astreinte et une indemnité complémentaire, estimant que l'administration n'avait pas pleinement exécuté la décision. Le tribunal a considéré qu'il ne résultait pas de l'instruction que la reconstitution de carrière n'avait pas été effectuée, notamment en matière de droits sociaux, et que les autres griefs (blocage de carrière, privation de traitement) relevaient de litiges distincts ou n'étaient pas établis. La demande a été rejetée, le juge de l'exécution n'étant pas compétent pour statuer sur une demande indemnitaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par des lettres du 23 janvier 2025 et du 2 juin 2025, M. A... B..., initialement représenté par Me Malik et désormais représenté par Me Stalteri, a saisi le tribunal administratif de Nancy d’une demande tendant à obtenir l’exécution du jugement n° 2202770 du 14 novembre 2024, par lequel le tribunal a annulé l’arrêté du 19 juillet 2022 du garde des sceaux, ministre de la justice prononçant son licenciement pour insuffisance professionnelle et sa radiation des cadres des personnels d’encadrement et d’application du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire à compter du 5 avril 2022, a enjoint à cette autorité de procéder à la reconstitution de la carrière de M. B... dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il sollicite, dans le dernier état de ses écritures :
- le prononcé d’une astreinte de 150 euros par jour de retard ;
- que soit ordonnée si nécessaire l’exécution forcée de ce jugement ;
- que le tribunal statue sur une demande indemnitaire complémentaire, pour un montant laissé à la juste appréciation du tribunal.

Par une ordonnance du 3 juin 2025, la présidente du tribunal administratif a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue de prescrire l’exécution du jugement du tribunal du 14 novembre 2024.

Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2025, le ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la demande d’exécution.

Il fait valoir que :
- l’administration a pris les mesures pour exécuter le jugement, l’intéressé ayant été réintégré à compter du 19 octobre 2022, date de l’arrêté ayant rapporté l’arrêté du 19 juillet 2022, à la suite de l’ordonnance du juge des référés ; les frais d’instance assortis du taux d’intérêt légal ont été versés le 22 novembre 2024 à M. B... ;
- il n’est pas en situation d’apprécier ses qualités professionnelles en tant que stagiaire, et donc son aptitude à être titularisé, dès lors qu’il n’a travaillé que 91 jours, au lieu des 9 mois requis.

Vu :
- le jugement n° 2202770 du tribunal administratif de Nancy du 14 novembre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Samson-Dye,
- et les conclusions de Mme Stenger, rapporteure publique.

Les parties, régulièrement averties du jour de l’audience, n’étaient ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / (…) ». Aux termes de l’article R. 921-6 du même code : « Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet ».

Par un jugement, devenu définitif, en date du 14 novembre 2024, le tribunal administratif de Nancy a annulé l’arrêté du 19 juillet 2022 par lequel le garde des sceaux, ministre de la justice a prononcé le licenciement de M. B... pour insuffisance professionnelle et sa radiation des cadres des personnels d’encadrement et d’application du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire à compter du 5 avril 2022. Le tribunal a, notamment, enjoint au ministre de procéder à la reconstitution de la carrière de M. B... dans un délai de deux mois. M. B... demande au tribunal de prescrire les mesures permettant d’assurer l’exécution du jugement du 14 novembre 2024, s’agissant de l’injonction de reconstituer sa carrière.

Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait valoir qu’il a réintégré M. B... à la suite de la suspension de l’arrêté du 19 juillet 2022, en rapportant cet arrêté par une décision du 19 octobre 2022, et qu’il a procédé à l’exécution du jugement. Si le requérant soutient que sa carrière n’a pas été reconstituée, il ne fait état d’aucune circonstance précise et argumentée de nature à établir que la reconstitution de carrière n’aurait pas été effectuée, s’agissant en particulier de ses droits sociaux. S’il se plaint d’un blocage de sa carrière, l’annulation du licenciement d’un fonctionnaire stagiaire n’implique pas que ce dernier soit titularisé. Si M. B... évoque également une privation de traitement, il n’en justifie pas et ne démontre pas qu’elle résulterait d’une inexécution du jugement du 14 novembre 2024, alors qu’il fait l’objet d’une mesure de suspension depuis le 20 mars 2025, qui relève d’un litige distinct.

Par suite, il ne résulte pas de l’instruction que l’administration n’aurait pas exécuté le jugement en question. La demande de M. B... doit donc être rejetée, étant précisé qu’il n’appartient pas au juge de l’exécution de condamner l’administration à verser une indemnité au requérant.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au garde des sceaux, ministre de la justice.


Délibéré après l’audience du 16 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Samson-Dye, présidente,
- Mme Ducos de Saint Barthélémy de Gélas, première conseillère,
- Mme Philis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 novembre 2025.


La présidente-rapporteure





A. Samson-Dye
L’assesseure la plus ancienne





C. Ducos de Saint Barthélémy de Gélas La greffière





L. Bourger


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions