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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2502570

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2502570

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2502570
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... formée contre une contrainte de la caisse d'allocations familiales des Vosges. La requête était irrecevable car elle n'était pas signée et n'était accompagnée que d'une partie de la décision contestée. Malgré deux demandes de régularisation adressées par le greffe, le requérant n'a pas fourni les éléments manquants dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, en application des articles R. 222-1, R. 612-1, R. 431-4 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 août 2025, M. A... B... forme opposition à la contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Vosges.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- les lettres du 8 octobre 2025, adressées par le greffe du tribunal à M. B... l’invitant, dans le délai d’un mois, à produire la décision contestée et à signer sa requête.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, l'article R. 222-1 du code de justice administrative prévoit que : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».

La requête de M. B... ne comporte aucune signature et n’y est jointe qu’une partie de la décision contestée. Deux demandes de régularisation ont ainsi été adressées à l’intéressé par le greffe du tribunal le 8 octobre 2025, réceptionnées par le requérant le 10 octobre 2025. Aucune régularisation n’étant parvenue au tribunal dans le délai d’un mois qui lui était imparti, la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée pour ce motif en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....



Fait à Nancy, le 14 janvier 2026.


La présidente,


V. Ghisu-Deparis


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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