LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2504045

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2504045

mercredi 24 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2504045
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande de suspension de la décision du maire de Bénaménil excluant son fils de la cantine et de la garderie. En cours d’instance, le maire a retiré sa décision et annoncé l’organisation d’une rencontre avec la famille pour examiner les faits. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 20 décembre 2025, M. A... C... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 9 décembre 2025, par laquelle le maire de la commune de Bénaménil a exclu son fils B... de la cantine et de la garderie du lundi 12 au vendredi 16 janvier 2026 ;

2°) d’ordonner toute mesure utile afin de garantir l’accueil de son fils B... au service de restauration scolaire pendant la durée de la suspension, dans l’attente qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision contestée ;

3°) de mettre à la charge de la commune au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative, la somme que le juge estimera équitable, compte tenu des frais exposés et non compris dans les dépens ;

Il soutient que :
l’urgence est caractérisée, dès lors que l’exclusion contestée, concernant son fils, médicalement fragilisé, désorganise immédiatement et gravement sa vie professionnelle et celle de son épouse, l’un et l’autre travaillant à temps plein à distance de leur domicile, ce qui les place dans l’impossibilité matérielle d’assurer la garde de leurs fils à la pause méridienne et porte une atteinte à l’intérêt de leur fils ainsi qu’à l’équilibre familial ;
il existe un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué, dès lors que :
. la sanction a été prise sans entretien préalable, sans information, sans concertation, sans la possibilité de présenter nos observations, sans recherche de mesure alternative et sans prise en compte du suivi médical.
. cette décision semble manifestement disproportionnée et non individualisée, ce qui constitue une violation du principe général des droits de la défense ;
. elle ne mentionne aucune voie ni délai de recours, et n’est pas suffisamment motivée ;
. les violences dont leur fils serait l’auteur ne sont pas établies ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2025, la commune de Bénaménil conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu :
- la requête, enregistrée le 16 décembre 2025, sous le n° 2504060, par laquelle M. C... demande au tribunal d’annuler la décision dont la suspension est présentement demandée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Goujon-Fischer, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 23 décembre 2025 à 10 heures :
- le rapport de M. Goujon-Fischer, juge des référés ;
- les observations de M. C... ;
- les observations de M. D..., maire de la commune de Bénaménil.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique du 23 décembre 2025 à 10 heures 25.

La commune de Bénaménil a produit le 23 décembre 2025 une note en délibéré qui a été communiquée.


Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions aux fins de suspension de l’arrêté en litige :

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

Par une note en délibéré enregistrée le 23 décembre 2025, le maire de la commune de Bénaménil a fait savoir au tribunal qu’à la suite de l’audience et au regard des échanges à laquelle celle-ci a donné lieu, il suspendait l’exclusion temporaire de l’enfant B... C... de la cantine, allait organiser une rencontre avec sa famille pour examiner les faits et prévoirait, le cas échéant, une sanction adaptée et concertée avec les parents et le psychologue de l’enfant. A la lumière des débats qui ont eu lieu au cours de l’audience, le maire doit ainsi être regardé comme ayant retiré sa décision du 9 décembre 2025, tout en se réservant la possibilité de prononcer une autre sanction ultérieurement. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par M. C... sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais de l’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par M. C....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et à la commune de Bénaménil.


Fait à Nancy, le 24 décembre 2025.


Le juge des référés,



J.-F. Goujon-Fischer





La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions