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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2600059

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2600059

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2600059
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantBAKIR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer les arrêtés et que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment au regard des conditions de séjour prévues par les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'interdiction de retour de douze mois était légale et que le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas méconnu en l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 janvier 2026, M. C... B..., représenté par Me Bakir, demande au tribunal :

d’annuler les décisions du 8 décembre 2025 par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois ;

d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de Français dans un délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour, à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous les mêmes délai et astreinte ;

de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne les moyens communs à la contestation des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- la compétence du signataire de l’arrêté n’est pas établie ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- l’irrégularité de la procédure de retenue administrative entache les décisions d’illégalité ;

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision n’a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’il remplit les conditions posées par l’article L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français ;
- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est fondée sur une décision portant refus de séjour elle-même illégale ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français ;
- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- le préfet ne pouvait édicter cette décision dès lors qu’il est entré régulièrement en France, a bénéficié d’un délai de départ volontaire et n’a pas fait l’objet d’une décision d’éloignement antérieure.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 février 2026, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée, a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée après l’appel de l’affaire à l’audience, en application de l’article R. 922-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.


Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant camerounais né le 22 mai 1995, est entré en France, selon ses déclarations au cours de l’année 2022. Le 11 novembre 2024, il a sollicité une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 8 décembre 2025, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l’admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d’être reconduit d’office et lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Par un arrêté du 18 mars 2026, le préfet a décidé d’assigner l’intéressé à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle. Par la requête susvisée, M. B... demande l’annulation de l’arrêté du 8 décembre 2025.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à la contestation des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :

En premier lieu, par un arrêté du 25 août 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné à M. Frédéric Clowez, secrétaire général de la préfecture, délégation à l’effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de l’Etat dans le département de Meurthe-et-Moselle, à l’exception des arrêtés de conflits. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de M. A..., signataire de l’arrêté attaqué doit être écarté.

En deuxième lieu, l’arrêté du 8 décembre 2025 comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation dont seraient entachées les décisions portant refus de délivrance d’un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En troisième lieu, le moyen tiré de la prétendue irrégularité des conditions dans lesquelles s’est déroulée la retenue administrative de M. B... est inopérant à l’encontre de l’arrêté litigieux. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant refus de titre de séjour :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies. / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / (…) ». Aux termes de l’article L. 412-1 du même code : « Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance de la carte de séjour temporaire ou d’une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l’étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l’article L. 411-1 ». Aux termes de l’article L. 423-2 du même code : « L’étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d’une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d’une durée d’un an. La condition prévue à l’article L. 412-1 n’est pas opposable ».

Pour refuser d’admettre M. B... au séjour, sur le fondement des dispositions précitées, le préfet de Meurthe-et-Moselle s’est fondé sur la circonstance que l’intéressé ne justifiait pas de la possession d’un visa de long séjour. D’une part, si le requérant fait état de son mariage avec une ressortissante française, il ne conteste nullement être dépourvu d’un tel visa. D’autre part, si M. B... disposait, à la date de son entrée sur le territoire français, d’une attestation de demande de protection internationale délivrée par le Luxembourg, ce document délivré le 21 mars 2022 indique expressément qu’il ne constitue pas un titre de voyage et qu’il n’autorise pas son titulaire à quitter ce pays. Dans ces conditions, M. B... ne peut soutenir qu’il est entré régulièrement sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.

En deuxième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ». « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ».

Le requérant fait valoir qu’il est entré en France alors qu’il disposait de l’attestation de demande de protection internationale que lui avaient délivrée les autorités luxembourgeoises, soit postérieurement au 21 mars 2022, et justifie être marié avec une ressortissante française depuis le 5 avril 2024. Ainsi, à la date de la décision en litige, sa présence sur le territoire français était récente, son union avait moins de deux ans et aucune des pièces produites ne permet d’attester d’une vie commune antérieure au mois de mars 2024. M. B... ne se prévaut d’aucune autre attache sur le territoire français alors qu’il ne soutient pas en être dépourvu dans son pays d’origine, où il a vécu la majorité de son existence. Dans ces conditions, il n’est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations et dispositions précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doivent être écartés.

En dernier lieu, aux termes de l’article L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l’autorité administrative : / 1° Lorsqu’elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, (…) à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; (…) ».

Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que le requérant ne justifie pas remplir les conditions d’octroi d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, le préfet de Meurthe-et-Moselle n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande d’admission au séjour. Ce moyen ne peut, par suite, qu’être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour ayant été écartés, l’exception d’illégalité de cette décision, invoquée par M. B... à l’appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / (…) 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / (…) ».

L'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d’éloignement à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d’éloignement.

Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que M. B... ne remplit pas les conditions lui permettant de se voir délivrer, de plein droit, un titre de séjour en qualité de conjoint d’une ressortissante française en application des dispositions de l’article L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour. Les moyens tirés de ce qu’il ne pouvait faire l’objet d’une décision l’obligeant à quitter le territoire français et de l’erreur manifeste d’appréciation commise par le préfet à cet égard doivent, par suite, être écarté.

En troisième lieu, au regard des circonstances de fait énoncées au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen propre à la contestation de la décision d’interdiction de retour sur le territoire français :

Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ». Aux termes de l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ».

Il ressort des pièces du dossier que M. B... est marié avec une ressortissante française depuis le 5 avril 2024 et les éléments produits attestent d’une communauté de vie depuis au moins cette date. Par ailleurs, l’intéressé n’a fait l’objet d’aucune précédente mesure d’éloignement et sa présence ne représente aucune menace pour l’ordre public. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle a fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant à l’encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois. Par suite, le moyen soulevé doit être accueilli.

Il résulte de tout ce qui précède que M. B... est seulement fondé à demander l’annulation de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois.

Sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte :

Le présent jugement, qui annule la décision du 8 décembre 2025 du préfet de Meurthe-et-Moselle portant interdiction de retour sur le territoire français à l’encontre de M. B..., n’implique aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions à fin d’injonction doivent être rejetées.

Sur les frais d’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B... présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er :
La décision du 8 décembre 2025 du préfet de Meurthe-et-Moselle portant interdiction de retour sur le territoire français à l’encontre de M. B... est annulée.

Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au préfet de Meurthe-et-Moselle.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2026.


La magistrate désignée,





G. GrandjeanLe greffier,





L. Thomas

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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