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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2600386

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2600386

lundi 9 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2600386
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de radiation des cadres. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas préalablement introduit un recours en annulation distinct, comme l'exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction en cas d'irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 février 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 3 février 2026 par laquelle le maire de la commune de Longuyon l’a radié des cadres.

Il soutient que :
- la condition d’urgence fixée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, dès lors que : la décision contestée le prive de toute ressources, il n’a aucun revenu de remplacement et ses charges courantes et obligations familiales sont incompatibles avec l’absence de ressources ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, dès lors que : la radiation ne pouvait intervenir qu’après une recherche de reclassement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ».

2. D’autre part, aux termes de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. M. A... demande la suspension de l’exécution de la décision du 3 février 2026 par laquelle le maire de la commune de Longuyon l’a radié des cadres. Toutefois, il ne résulte pas de l’instruction que le requérant aurait introduit devant le tribunal une requête distincte en annulation pour excès de pouvoir de cette décision. En l’absence de recours au fond, déposé par une requête distincte, la présente requête en référé suspension, qui méconnaît ainsi les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable. Il suit de là que la requête de M. A... doit être rejetée, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Nancy, le 9 février 2026.


La présidente, juge des référés,





V. Ghisu-Deparis







La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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