LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2600479

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2600479

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2600479
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCOHEN

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision préfectorale de suspension du permis de conduire pour cinq mois. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nancy (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence justifiant la suspension de la mesure, notamment en ne prouvant pas l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens de transport ou de recourir à un tiers, et considère que la sanction répond à des impératifs de sécurité routière. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 (conditions du référé-suspension) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Cohen, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision en date du 15 décembre 2025 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a suspendu pour une durée de cinq mois la validité de son permis de conduire ;

2°) d’enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de prononcer l’exécution de l’ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- sur la condition d’urgence : il ne représente aucune dangerosité, il n’existe aucun risque de réitération ; il réside à Lunéville et exerce des fonctions de gérant d’une société spécialisée dans les activités de services financiers, sa situation géographique et professionnelle rend la détention d’un permis de conduire indispensable, il ne peut se faire substituer dans ses déplacements par un tiers ; l’arrêt temporaire de son unique activité professionnelle, qui constitue sa seule source de revenus, entraîne des conséquences particulièrement graves sur sa situation financière ; la privation de permis le place dans l’impossibilité d’effectuer les déplacements les plus élémentaires de la vie courante et renforce son isolement, le réseau de transports en commun de sa commune étant très insuffisant au regard de ses besoins ; la détention de son permis de conduire est une condition nécessaire à l’exercice effectif de ses responsabilités parentales, alors qu’il a deux enfants dont l’un est en garde alternée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige compte tenu de :
. l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
. l’insuffisance de motivation de la décision en litige ;
. l’absence de procédure contradictoire ;
. l’erreur manifeste d’appréciation au regard de sa situation personnelle et professionnelle.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête aux fins d’annulation enregistrée le 11 février 2026 sous le n° 2600476 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision litigieuse.

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

La condition d’urgence à laquelle est subordonné le prononcé d’une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande tendant à la suspension d’une telle décision, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de cette décision sur sa situation ou, le cas échéant, des autres personnes concernées, sont de nature à caractériser, à la date à laquelle il statue, une urgence justifiant que, sans attendre le jugement du recours au fond, l’exécution de la décision soit suspendue.

Pour justifier de l’urgence à prononcer les mesures demandées, M. A... fait état de considérations sur la nécessité pour lui de disposer de son permis de conduire, au regard de sa situation professionnelle, de l’implantation de son domicile dans un secteur insuffisamment desservi par les transports en commun, de ses contraintes familiales et plus généralement d’un risque d’isolement. Toutefois, si la décision contestée est susceptible d’avoir des conséquences sur la vie quotidienne du requérant ainsi que sur son activité professionnelle, M. A... ne produit pas de documents justifiant de la nécessité pour lui d’effectuer des déplacements motorisés dans le cadre de sa vie familiale ou pour accomplir son activité professionnelle, en qualité de gérant d’une société spécialisée dans les activités de services financiers, de l’impossibilité d’obtenir l’assistance d’un tiers ou d’utiliser les transports en commun. De plus, eu égard à la nature de l’infraction retenue, à savoir un excès de vitesse supérieur à 40 km/h (121 km/h retenu pour une vitesse autorisée de 80 km/h), la décision en litige répond à des exigences de protection et de sécurité routière. Dans ces circonstances, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie. Il suit de là que la requête de M. A... peut être rejetée, dans toutes ses conclusions, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Nancy, le 17 février 2026.


La juge des référés,





A. Samson-Dye


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions