Sujet principal : Demande de référé-liberté d'un détenu invoquant des menaces et une situation de non-assistance.
Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (formation de référé).
Solution retenue : Rejet de la requête par ordonnance, car le demandeur n'a ni précisé les mesures sollicitées ni établi l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale imputable à l'administration.
Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mars 2026, M. B... A... saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, au regard des menaces dont il fait l’objet au centre de détention de Saint-Mihiel.
Il soutient qu’il est dans une situation de non-assistance à personne en danger, qu’il a dénoncé des trafics en bande organisée au sein du centre de détention.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
M. A... est actuellement incarcéré au centre de détention de Saint-Mihiel. S’il expose être menacé par d’autres détenus et saisit le juge des référés du tribunal sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, M. A... ne précise pas les mesures qu’il demande au juge des référés de prendre, ni n’établit l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale portée par l’administration dans l’exercice de ses pouvoirs.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nancy, le 26 mars 2026.
Le juge des référés,
B. Coudert
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.