mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-1908154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 septembre 2019, la société Free Mobile représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 10 mai 2019 par lequel le maire de la commune d'Aix-Noulette a retiré l'arrêté du 8 avril 2019 lui accordant un permis de construire pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie mobile sur la parcelle cadastrée AB n° 049 située lieu-dit " chemin et ruisseau Bully " sur le territoire communal et, d'autre part, la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours gracieux exercé contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Aix-Noulette la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté de retrait attaqué a été édicté en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de droit dès lors qu'il est intervenu en méconnaissance de l'article 222 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;
- le maire ne pouvait légalement se fonder sur une méconnaissance des dispositions de l'article 1AU10 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur des constructions ;
- il ne pouvait légalement se fonder sur le principe de précaution dès lors qu'il ne se prévaut d'aucun élément circonstancié faisant apparaître des risques pour la population ;
- il ne pouvait légalement se fonder sur une éventuelle atteinte à l'église Saint Germain dès lors que cette atteinte n'est pas démontrée et que l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord au projet.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 novembre 2019, la commune d'Aix-Noulette, représentée par la SCP Manuel Gros, Héloïse Hicter, Audrey d'Halluin et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 25 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique,
- les observations de Me Chavda, représentant la commune d'Aix-Noulette.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé une demande de permis de construire le 14 décembre 2018 sous le n° PC 062 019 18 00035 en vue de l'installation d'un relais de radiotéléphonie mobile sur la parcelle cadastrée AB n° 049 située lieu-dit " chemin et ruisseau Bully ", sur le territoire de la commune d'Aix-Noulette (Pas-de-Calais). Par un arrêté du 8 avril 2019, le maire de la commune lui a accordé le permis de construire sollicité. Toutefois, par un arrêté du 10 mai 2019, le maire de la commune d'Aix-Noulette a procédé au retrait de ce permis de construire. Le 24 mai 2019, la société Free Mobile a saisi le maire d'un recours gracieux contre cette décision de retrait. L'absence de réponse sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 16 août 2019. Par la présente requête, la société Free Mobile demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 mai 2019 et la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'une décision qui retire une autorisation d'urbanisme créatrice de droits ne peut intervenir que si son titulaire a, au préalable, été mis à même de présenter ses observations. Une telle procédure contradictoire implique que celui-ci ait été averti de la mesure que l'administration envisage de prendre, des motifs sur lesquels elle se fonde et, qu'il bénéficie d'un délai suffisant pour présenter ses observations. Le respect, par l'autorité administrative compétente, de la procédure prévue par les dispositions précitées constitue une garantie pour le titulaire de l'autorisation que le maire envisage de retirer.
4. En l'espèce, la société Free Mobile était titulaire d'un permis de construire délivré par un arrêté du 8 avril 2019 et retiré par l'arrêté du 10 mai 2019 attaqué. L'édiction de cet arrêté devait donc, en vertu des dispositions et principes rappelés ci-dessus, être précédé d'une procédure contradictoire. Or, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la société Free Mobile aurait été informée par le maire d'Aix-Noulette qu'il était envisagé de remettre en cause les droits résultant du permis de construire dont elle était bénéficiaire et qu'elle avait la faculté de communiquer ses observations sur le retrait envisagé. Une telle irrégularité dans la procédure a privé la société pétitionnaire de la garantie prévue par les articles L. 121-1 et L.122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, la société Free Mobile est fondée à soutenir que l'arrêté litigieux a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable ". Aux termes de l'article L. 424-5 de ce code : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire ". Enfin, aux termes de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (ELAN) : " A titre expérimental, par dérogation à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme et jusqu'au 31 décembre 2022, les décisions d'urbanisme autorisant ou ne s'opposant pas à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile avec leurs systèmes d'accroches et leurs locaux et installations techniques ne peuvent pas être retirées. Cette disposition est applicable aux décisions d'urbanisme prises à compter du trentième jour suivant la publication de la présente loi () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire a été déposée par la société pétitionnaire auprès des services de la commune d'Aix-Noulette le 14 décembre 2018 et qu'un arrêté du 8 avril 2019 a accordé ledit permis à la société Free Mobile avant que le maire ne le retire par l'arrête litigieux du 10 mai 2019. L'arrêté attaqué procède donc au retrait de l'arrêté du 8 avril 2019 portant autorisation d'urbanisme. Or les dispositions de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 rappelées au point précédent, applicables à la date à laquelle est intervenu l'arrêté du 8 avril 2019, faisaient obstacle au retrait de celui-ci. La société Free Mobile est donc fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 1AU10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Aix-Noulette : " Dans l'ensemble de la zone à l'exception du secteur 1AUb, la hauteur maximale d'une construction à destination d'habitation au-dessus du sol naturel avant aménagement peut dépasser R+1+C. (). Dans tous les cas il ne pourra être aménagé un seul niveau dans la hauteur des combles. La hauteur maximale des autres constructions et des installations ne peut dépasser 12 mètres à l'égout du toit. Pour apprécier cette hauteur sont exclus les ouvrages techniques et superstructures qui sont inhérents aux constructions autorisées. ".
8. Pour procéder au retrait du permis de construire accordé à la société Free Mobile, le maire d'Aix-Noulette s'est notamment fondé sur la circonstance que la hauteur de la construction ne serait pas conforme aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, comme le fait valoir la pétitionnaire, il ressort des termes même de l'article 1AU10 que la hauteur n'est pas règlementée pour les ouvrages techniques, et les relais de radiotéléphonie revêtent la qualification d'ouvrages techniques participant au service public des télécommunications. Par suite, la société Free Mobile est fondée à soutenir que l'arrêté du 10 mai 2019 ne pouvait légalement se fonder sur une méconnaissance des règles de hauteur prévues au règlement du plan local d'urbanisme.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".
10. Pour procéder au retrait du permis de construire accordé à la société Free Mobile, le maire d'Aix-Noulette s'est également fondé sur la circonstance que l'antenne serait située dans le périmètre délimité des abords ou dans le champ de visibilité de l'église Saint Germain, monument historique classé. Il ressort des pièces du dossier que le site d'implantation de l'antenne-relais projetée se situe en limite de terrains agricoles, dans le fond d'une parcelle accueillant des hangars, à proximité de l'autoroute A26, soit au sein d'un site ne présentant aucun intérêt paysager particulier. En outre, la structure choisie pour l'antenne, de forme pylône en treillis métallique est de nature à limiter son impact paysager. Si le maire soutient que le projet, qui a recueilli l'avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France le 29 janvier 2019, sera visible depuis le site classé de l'église Saint Germain, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la construction serait de nature à porter atteinte à ce monument, situé à 300 mètres. Dès lors, la société Free Mobile est fondée à soutenir qu'en fondant l'arrêté de retrait attaqué sur la circonstance que le projet porterait atteinte aux perspectives existantes sur l'église Saint Germain, le maire de la commune d'Aix-Noulette a commis une erreur d'appréciation.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 5 de la Charte de l'environnement : " Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ". Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". S'il appartient à l'autorité administrative compétente pour se prononcer sur l'octroi d'une autorisation en application de la législation sur l'urbanisme, de prendre en compte le principe de précaution énoncé à l'article 5 de la Charte de l'environnement et rappelé par l'article L. 110-1 du code de l'environnement auquel renvoie l'article R. 111-15 devenu R. 111-26 du code de l'urbanisme, ces dispositions ne lui permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus d'autorisation.
12. Pour s'opposer au projet, la commune s'est fondée sur l'inquiétude des riverains sur la proximité de l'antenne et les futures nuisances occasionnées par celle-ci. Elle soutient que l'antenne dont l'implantation est autorisée sera la source de champs magnétiques dangereux pour la santé humaine et produit quelques attestations des riverains du projet faisant état de leurs craintes pour leur santé, dans des termes généraux et sans éléments probants quant à leur état de santé. Par ailleurs, aucune pièce au dossier n'établit que les riverains se trouveraient en l'espèce exposés à des champs électromagnétiques d'une intensité excédant les plafonds fixés par la réglementation nationale et locale ni que ceux-ci seraient insuffisants. Dans ces conditions, la société Free Mobile est fondée à soutenir que le motif de retrait tiré du risque potentiel pour la santé des habitants est entaché d'une erreur d'appréciation.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la société Free Mobile est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 10 mai 2019 par lequel le maire d'Aix-Noulette a retiré l'arrêté du 8 avril 2019 lui accordant un permis de construire en vue de l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile sur un terrain situé lieu-dit " chemin et ruisseau Bully ", ainsi que de la décision rejetant implicitement le recours gracieux formé à l'encontre de cet arrêté.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Free Mobile, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune d'Aix-Noulette demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune d'Aix-Noulette une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la société Free Mobile et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 10 mai 2019 du maire d'Aix-Noulette et la décision par laquelle le recours gracieux formé par la société Free Mobile à l'encontre de cet arrêté a été implicitement rejeté sont annulés.
Article 2 : La commune d'Aix-Noulette versera à la société Free Mobile une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune d'Aix-Noulette au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Free Mobile et à la commune d'Aix-Noulette.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Leguin, présidente,
M. Borget, premier conseiller,
Mme Zoubir, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
N. ALa présidente,
Signé
A-M. LEGUIN
La greffière,
Signé
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026