LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-1910408

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-1910408

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-1910408
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MICHEL LEDOUX ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2019 sous le n° 1910408, M. B D, représenté par Me Quinquis, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 10 octobre 2019 par laquelle le directeur général du travail a rejeté sa demande d'inscription de la société par actions simplifiée Huntsman PetA France, devenue Venator, sur la liste des établissements de fabrication, de flocage et de calorifugeage à l'amiante susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs à l'amiante (ACAATA) pour la période allant de 1967 à 2002 ;

2°) d'enjoindre au ministre du travail d'inscrire l'établissement sur cette liste dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation en considérant que l'activité accessoire de calorifugeage à l'amiante n'était pas significative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2021, la société par actions simplifiée Venator, représentée par Me Wilinski et Me Hart, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. D la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en ce que la décision en litige doit être regardée comme étant une décision confirmative ;

- l'activité accessoire de calorifugeage à l'aide de l'amiante ne revêtait pas une fréquence significative ;

- le nombre de salariés exposés aux poussières d'amiante n'était pas non plus significatif.

Par une ordonnance du 13 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 novembre 2021.

II. Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2019 sous le n° 1910415, M. A E, représenté par Me Quinquis, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 10 octobre 2019 par laquelle le directeur général du travail a rejeté sa demande d'inscription de la société par actions simplifiée Huntsman PetA France, devenue Venator, sur la liste des établissements de fabrication, de flocage et de calorifugeage à l'amiante susceptibles d'ouvrir droit au dispositif de l'ACAATA pour la période allant de 1967 à 2002 ;

2°) d'enjoindre au ministre du travail d'inscrire l'établissement sur cette liste, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation en considérant que l'activité accessoire de calorifugeage à l'amiante n'était pas significative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la décision est fondée.

Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2020, la société par actions simplifiée Venator, représentée par Me Wilinski et Me Hart, conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que dans l'instance n° 1910408.

Par une ordonnance du 2 août 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 17 septembre 2021.

Vu les autres pièces de ces deux dossiers.

Vu :

- le code du travail ;

- la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998, notamment son article 41 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,

- les observations de Me Quinquis, représentant M. D et M. E, et celles de Me Wilinski et Me Hart, représentant la société Venator.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a travaillé de 1980 à 2019 et M. E travaille depuis 2015 au sein de l'établissement calaisien de la société par actions simplifiée Tioxide Europe, devenue en 2015 la société par actions simplifiée Hunstman PetA et aujourd'hui, Venator. Cette dernière, qui exerçait une activité de production de pigments d'oxyde de titane, a cessé toute activité en 2017 sur le site de Calais. Par un courrier du 11 juillet 2016, M. D, en qualité de délégué syndical de la confédération française de l'encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC) de l'usine Hunstman PetA France SAS, l'intersyndicale CFE-CGC, la confédération générale du travail (CGT), l'union nationale des syndicats autonomes (UNSA) et des membres du personnel, ont sollicité auprès de la direction du travail, l'inscription de la société Hunstman PetA sur la liste des établissements ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (ACAATA) pour la période allant de 1967 à 1996. Par une décision du 10 octobre 2019, la ministre du travail a rejeté leur demande. Par les requêtes n° 1910408 et n° 1910415, M. D et M. E demandent chacun au tribunal l'annulation de cette décision.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 1910408 et n° 1910415, présentées par M. D et M. E, concernent la situation de la même société et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. L'inscription d'un établissement sur la liste des établissements ouvrant droit au bénéfice de l'allocation de cessation anticipée d'activité est prévue à l'article 41 de la loi du 23 décembre 1998 qui dispose, dans sa rédaction applicable au litige, que : " I. Une allocation de cessation anticipée d'activité est versée aux salariés et anciens salariés des établissements de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, des établissements de flocage et de calorifugeage à l'amiante ou de construction et de réparation navales, sous réserve qu'ils cessent toute activité professionnelle, lorsqu'ils remplissent les conditions suivantes : 1° Travailler ou avoir travaillé dans un des établissements mentionnés ci-dessus et figurant sur une liste établie par arrêté des ministres chargés du travail, de la sécurité sociale et du budget, pendant la période où y étaient fabriqués ou traités l'amiante ou des matériaux contenant de l'amiante. L'exercice des activités de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage et de calorifugeage à l'amiante de l'établissement doit présenter un caractère significatif ; () ".

4. Il résulte des dispositions citées au point précédent que peuvent seuls être légalement inscrits sur la liste qu'elles prévoient les établissements dans lesquels l'exercice des activités de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage ou de calorifugeage à l'amiante a, compte tenu notamment de leur fréquence et de la proportion de salariés qui y ont été affectés, représenté sur la période en cause une part significative de l'activité de ces établissements. Il en va ainsi alors même que ces opérations ne constitueraient pas l'activité principale des établissements en question. En outre, les opérations de calorifugeage à l'amiante doivent, pour l'application de ces dispositions, s'entendre des interventions qui ont pour but d'utiliser l'amiante à des fins d'isolation thermique. Ne sauraient, par suite, ouvrir droit à l'allocation prévue par ce texte les utilisations de l'amiante à des fins autres que l'isolation thermique, alors même que, par l'effet de ses propriétés intrinsèques, l'amiante ainsi utilisée assurerait également une isolation thermique.

5. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du rapport établi le 3 septembre 2018 par l'adjointe à la cheffe du service santé et sécurité au travail de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) des Hauts-de-France, devenue la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS), dans le cadre de l'instruction de la demande, qu'au sein de cet établissement ont été produits des pigments de dioxyde de titane utilisés pour la fabrication de peintures, d'encres ou encore de matières plastiques. Ces produits sont élaborés à partir d'une matière première appelée " Slag " contenant environ 80 % de dioxyde de titane et 20 % de matières indésirables. L'apport indispensable d'énergie tout au long des étapes de fabrication est assuré par de la vapeur sous pression, produite par cinq chaudières au gaz. Cette vapeur est acheminée par un réseau de conduites calorifugées sur tout le site dans des installations comportant des bacs, des réacteurs, des évaporateurs, des séchoirs et des broyeurs isolés thermiquement. Le procédé de fabrication étant fort consommateur d'énergie et nécessitant des protections thermiques afin de réaliser des économies d'énergie et faire face aux contraintes physico-chimiques imposées par la production, l'usine de Calais a utilisé des matériaux à base d'amiante pour assurer l'isolation thermique des équipements qui faisaient appel à des températures très élevées pour fondre le Slag. Des produits amiantés étaient également utilisés sous forme de tresses, de plaques et de joints destinés à assurer l'étanchéité des portes et parois des équipements ainsi qu'à protéger certains matériels de la chaleur. Ces opérations doivent être regardées comme étant des opérations de calorifugeage, ce qui n'est pas contesté par les parties. A défaut d'autre utilisation de l'amiante dans l'établissement, il s'ensuit que seuls les salariés ayant effectivement participé aux opérations de calorifugeage doivent être pris en compte dans la détermination du caractère significatif de l'activité exercée, au sens des dispositions de l'article 41 de la loi du 23 décembre 1998 cité ci-dessus.

6. Pour évaluer le caractère significatif de cette activité de calorifugeage à l'amiante, les requérants soutiennent que l'ensemble des salariés de l'usine ont été exposés à l'amiante dans le cadre d'opérations de calorifugeage quasi-quotidiennement ou quotidiennement. A cet égard, ils produisent de nombreuses attestations, établies en 2016 ou en 2017, dans lesquelles des salariés ou d'anciens salariés de l'usine décrivent les travaux qu'ils ont été amenés à accomplir, pour certains pour une période aussi ancienne que 1967, au contact de l'amiante. Si certaines de ces attestations font état d'activités qui peuvent être regardées comme étant des opérations de calorifugeage, elles sont toutefois insuffisamment précises s'agissant de la fréquence de ces interventions et du nombre de salariés les ayant effectivement accomplies et ne permettent pas de tenir pour établies les allégations des requérants selon lesquelles elles constitueraient une part significative de l'activité de l'établissement situé à Calais. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport d'enquête, que les interventions consistant au retrait de l'amiante, sous toutes ses formes, sur les équipements de l'établissement, dont les chaudières et les séchoirs, ainsi que le remplacement du calorifugeage ont été effectués par des entreprises sous-traitantes spécialisées et non par des salariés de l'usine. Si les requérants soutiennent, en se fondant sur les témoignages produits, que les interventions de maintenance sur les vannes, les valves et les ponts roulant étaient effectuées par les salariés de l'usine quotidiennement ou quasi-quotidiennement, il ressort du rapport que ces opérations étaient effectuées par des entreprises spécialisées.

7. Les requérants font par ailleurs valoir que la proportion de salariés exposés à l'amiante est évaluée à 25,6 % soit 109 salariés sur 426. Le tableau produit à l'appui des requêtes, en considérant que 19 chimistes et aide chimistes, 5 magasiniers, 13 chaudronniers plombiers, 2 maçons, 39 mécaniciens de jour et de quart et monteurs, 12 électriciens, 10 préparateurs, 3 calorifugeurs, 6 instrumentistes, 22 personnels encadrants et 146 techniciens de fabrication, soit 277 salariés sur un total de 426 une fois corrigée l'erreur de totalisation, ont été exposés à l'amiante au cours de la période considérée aboutirait à une proportion encore plus importante, de 65%. Cette évaluation repose cependant seulement sur le tableau de synthèse fourni par les demandeurs, lequel mentionne notamment des salariés, tels que le personnel encadrant, qui n'effectuent pas des activités de calorifugeage. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, en particulier du rapport d'enquête des services de la DIRECCTE, que l'effectif de l'établissement de Calais était de 50 salariés au commencement pour atteindre 300 salariés en 1973 et 650 dans les années 90. A la suite d'un plan de sauvegarde de l'emploi en 2015, l'effectif a été ramené à 113. Pour la période allant de 1966 à 2002, la société Venator a produit dans la présente instance, d'une part, deux tableaux élaborés, l'un, à partir du seul registre du personnel et l'autre, à partir de ce registre et des contentieux pendant devant les juridictions de la sécurité sociale, qui établissent une estimation de la moyenne annuelle du nombre de salariés ayant occupés les postes pris en compte par M. D et M. E. Et d'autre part, un troisième tableau qui comporte une estimation du nombre de salariés potentiellement exposés à l'amiante. En retenant seulement ces derniers salariés, soit les chaudronniers, tuyauteurs, plombiers, les maçons-calorifugeurs et les maçons, il ressort de ces tableaux que le pourcentage des salariés concernés est en moyenne de 5,76 % et au maximum de 11,35 % sur la période allant de 1966 à 2002. A supposer que des opérations de calorifugeage ont été réalisées, pour une part de leur temps de travail qui n'a pu être déterminée, par des chaudronniers, tuyauteurs, plombiers, des maçon-calorifugeurs et des maçons, ces opérations ne peuvent pas être regardées comme ayant présenté une part significative de l'activité de l'établissement. Dans ces conditions, il n'est pas établi qu'un nombre important de salariés accomplissaient, au titre de leurs tâches régulières, de façon répétée, au moins plusieurs fois par mois, selon les équipements considérés, des activités de calorifugeage à l'amiante.

8. Si les requérants soutiennent en outre que des salariés de l'établissement de Calais ont été reconnus atteints de maladies professionnelles liées à l'amiante par les organismes d'assurance maladie, l'existence de ces maladies n'est pas, par elle-même, de nature à justifier légalement l'inscription de l'établissement en cause sur la liste prévue à l'article 41 de la loi du 23 décembre 1988, la loi n'ayant entendu permettre une telle inscription, susceptible d'ouvrir droit au bénéfice de l'allocation de cessation anticipée d'activité à l'intégralité des salariés de l'établissement, qu'à raison du caractère significatif de la part de l'activité consacrée aux opérations de flocage et de calorifugeage à l'amiante. Par ailleurs, la circonstance, dont font état les requérants, que des salariés ont été exposés aux poussières d'amiante quotidiennement, notamment dans la salle de séchoirs, est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, la pollution environnementale par les poussières d'amiante n'entrant pas davantage dans le champ d'application de l'article 41 de la loi du 23 décembre 1998.

9. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense, que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision de refus d'inscription a été prise en méconnaissance de l'article 41 de la loi du 23 décembre 1998.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme de 2 000 euros chacun au titre des frais exposés par la société Venator et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. D est rejetée.

Article 2 : La requête présentée par M. E est rejetée.

Article 3 : Les conclusions présentées par la société par actions simplifiée Venator au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à M. A E, à la société par actions simplifiée Venator et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.

Copie en sera adressée à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France.

Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

M. Fougères, premier conseiller,

Mme Bruneau, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.

La rapporteure,

signé

M. Bruneau

Le président,

signé

J.-M. Riou

La greffière,

signé

I. Baudry

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Nos 1910408, 1910415

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions