mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2000637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI PASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 janvier 2020 et le 12 avril 2022, l'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) de La Louvière, représentée par Me Verague, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 novembre 2019 du préfet des Hauts-de-France en tant qu'il a refusé de lui délivrer l'autorisation d'exploiter la parcelle ZN n° 63 d'une superficie de 76 a 42 ca et les parcelles AE n° 215, ZN n° 16, n° 134 et ZI n° 251, d'une superficie de 5 ha 78 a 30 ca, situées sur le territoire de la commune de Neuville-Saint-Vaast ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence de son auteur ;
- le préfet a commis une erreur de droit dans l'attribution de son rang de priorité ;
- le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application du schéma directeur régional des exploitations agricoles en estimant que les preneurs en place étaient prioritaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2021, le préfet des Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 juillet 2020, et 18 et 19 février 2021, le mémoire du 17 juillet 2020 n'ayant pas été communiqué, M. I A, représenté par Me Meillier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'EARL de La Louvière.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Un mémoire en intervention, enregistré le 9 mars 2021, a été produit par M. H F.
La requête a été communiquée à M. D K qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 30 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 20 avril 2022.
Un mémoire présenté pour M. A a été enregistré le 8 juillet 2022.
Un mémoire présenté par le préfet des Hauts-de-France a été enregistré le 4 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zoubir, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique ;
- les observations de Me Delamarlière, substituant Me Verague, représentant l'EARL de La Louvière et les observations de Me Gabry, substituant Me Meillier, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre de l'agrandissement de son exploitation et de l'arrivée d'un nouvel associé-gérant, l'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) de La Louvière a déposé auprès des services de préfecture une demande d'autorisation d'exploiter sur le territoire de la commune de Neuville-Saint-Vaast les parcelles ZO n° 87 et ZN n°s 44 et 63, représentant 6 ha 06 a 3 ca de terres libres d'occupation, ZN n° 63 d'une superficie de 76 a et 42 ca, jusqu'alors mise en valeur par M. K, et AE n° 215, ZN n° 16, n° 134 et ZI n° 251, d'une superficie totale de 5 ha 78 a 30 ca, exploitées par M. A. Par un arrêté du 26 novembre 2019, le préfet des Hauts-de-France a délivré l'autorisation sollicitée pour les parcelles ZO n° 87 et ZN n°s 44 et 63 mais l'a refusée s'agissant des parcelles exploitées par MM. K et A. Par la présente requête, l'EARL de La Louvière demande l'annulation de l'arrêté du 26 novembre 2019 en tant qu'il lui refuse l'autorisation d'exploiter les parcelles ZN n° 63, AE n° 215, ZN n° 16, n° 134 et ZI n° 251.
Sur l'intervention de M. F :
2. Une intervention ne peut être admise que si son auteur s'associe, soit aux conclusions du requérant, soit à celles de l'administration. En l'espèce, M. F, à qui il a été demandé de justifier de son intervention dans la présente instance, n'a pas indiqué à quelles conclusions il entendait s'associer. Par suite, son intervention ne peut être admise.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les terres mises en valeur par M. A :
3. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé, pour le préfet de la région des Hauts-de-France et par délégation, par Mme E C, cheffe du service régional de la performance économique et environnementale des entreprises. Mme C était compétente pour ce faire en vertu de l'application combinée des arrêtés, régulièrement publiés, du 8 janvier 2018 du préfet de la région Hauts-de-France donnant délégation de signature au directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt et du 6 juillet 2018 portant subdélégation de signature, notamment à Mme C. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime : " I.- Le schéma directeur régional des exploitations agricoles fixe les conditions de mise en œuvre du chapitre Ier du titre III du présent livre. Il détermine, pour répondre à l'ensemble des objectifs mentionnés à l'article L. 331-1, les orientations de la politique régionale d'adaptation des structures d'exploitations agricoles, en tenant compte des spécificités des différents territoires et de l'ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux définis dans le plan régional de l'agriculture durable. () III.- Le schéma directeur régional des exploitations agricoles établit, pour répondre à l'ensemble des objectifs et orientations mentionnés au I du présent article, l'ordre des priorités entre les différents types d'opérations concernées par une demande d'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2, en prenant en compte l'intérêt économique et environnemental de l'opération. / Les différents types d'opérations concernées par une demande d'autorisation sont l'installation d'agriculteurs, l'agrandissement ou la réunion d'exploitations agricoles et le maintien ou la consolidation d'exploitations agricoles existantes. () / V.- Pour l'application du présent article, sont considérées comme concernées par la demande d'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 les exploitations agricoles du demandeur, des autres candidats à la reprise et celle du preneur en place. () ". Et aux termes de l'article L. 331-3-1 de ce code : " I.- L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 ; / 2° Lorsque l'opération compromet la viabilité de l'exploitation du preneur en place () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 1er du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Nord-Pas-de-Calais : " () Dimension économique de l'exploitation viable (DEV) : pour le Nord-Pas-de-Calais, l'exploitation agricole viable est définie comme étant une exploitation dont la superficie est égale à la moyenne régionale de toutes les exploitations confondues, source RA 2010, arrondie à la dizaine inférieure soit 60 ha. Cette exploitation est susceptible de procurer à l'exploitant un revenu supérieur à 1 SMIC/UMO de revenus disponibles, les années les plus défavorables ". Aux termes de l'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Nord-Pas-de-Calais : " Ordre de priorités - conformément à l'article L. 312-1 III, les autorisations d'exploiter sont délivrées selon un ordre de priorité établi en prenant en compte : / - la nature de l'opération, au regard des objectifs du contrôle des structures et des orientations définies par le présent schéma ; / l'intérêt économique et environnemental de l'opération / Rang 2 : () agrandissement, réunion ou concentration d'exploitations dans la limite de 60 ha par UMO après reprise. () Rang 3 : () / agrandissement () au-delà du seuil de 60 ha/ UMO après reprise et dans la limite de 90 ha/ UMO après reprise () ". L'article 5 de ce schéma dispose que le dénominateur UMO (unité de main d'œuvre) est calculé en comptant 1 UMO par exploitant ou associé exploitant à temps plein.
6. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'il est saisi d'une demande d'autorisation d'exploiter, le préfet est tenu d'examiner la situation du demandeur au regard de l'ordre des priorités fixé par le schéma régional des structures agricoles applicable, en la comparant à celle du preneur en place, lorsqu'il existe, quand bien même ce dernier n'aurait pas déposé de demande d'autorisation d'exploiter concurrente.
7. Pour fonder l'arrêté contesté, le préfet de la région Hauts-de-France a considéré que la demande de l'EARL de La Louvière, composée de deux associés exploitants, relevait du 3ème rang de priorité tel que défini à l'article 3 précité du SDREA dès lors que son projet consistait à mettre en valeur après opération, une superficie de 165 ha 67 a et 80 ca, dont la superficie exploitée par unité de main d'œuvre (UMO) définie à l'article 3 du SDREA correspond à une surface de 82,5 hectares.
8. Contrairement à ce que soutient la société requérante, c'est à bon droit que le préfet a retenu la présence de deux associés exploitants au sein de l'EARL de La Louvière pour calculer le ratio ha/UMO. Il ressort en effet des pièces du dossier, qu'à la date de la décision attaquée, l'EARL de La Louvière comprenait deux associés exploitants, Mme L B et M. J F. Par ailleurs, il ressort de la demande d'autorisation d'exploiter déposée que l'installation de M. H F au sein de l'entreprise familiale serait amenée à s'effectuer par le rachat des parts sociales de M. J F, concomitamment au départ à la retraite de ce dernier. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû considérer que la situation de l'EARL de La Louvière relevait du 2e rang de priorité pour avoir trois unités de main d'œuvre à prendre en compte, doit être écarté.
9. En troisième lieu, pour refuser d'accorder à l'EARL de La Louvière l'autorisation d'exploiter les terres jusqu'alors mises en valeur par M. A, le préfet s'est fondé, non pas sur l'ordre de priorité fixé par le SDREA mais sur le critère fixé au 2° précité de l'article L. 331-1-1 du code rural et de la pêche maritime, relatif à la viabilité de l'exploitation du preneur en place. Il en résulte que l'argumentation de la société requérante visant à soutenir qu'à rang de priorité égal, le préfet aurait dû favoriser l'installation de M. H F est inopérante.
10. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que si la surface de 5,78 hectares, objet de la demande d'autorisation d'exploiter en litige, était enlevée au preneur en place, M. A, ce dernier verrait sa surface agricole effectivement exploitée passer de 63 hectares à moins de 58 hectares, ce qui aurait pour effet de le faire passer en dessous du seuil de viabilité. Contrairement à ce que soutient la société requérante, M. A n'a aucun lien juridique avec l'exploitation de son épouse, Mme G A, et il n'est pas établi que M. A aurait, préalablement à la demande déposée par l'EARL de La Louvière, transféré des terres à cette exploitation en vue de détourner le système des autorisations délivrées dans le cadre du contrôle des structures. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation que le préfet de la région Hauts-de-France a fait application de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime pour refuser d'accorder l'autorisation d'exploiter sollicitée à l'EARL de La Louvière.
11. Il résulte de ce qui précède que l'EARL de La Louvière n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 26 novembre 2019 du préfet des Hauts-de-France en tant qu'il a refusé de lui délivrer l'autorisation d'exploiter les parcelles AE n° 215, ZN n° 16 et n° 134 et ZI n° 251, d'une superficie de 5 ha 78 a et 30 ca, situées sur le territoire de la commune de Neuville-Saint-Vaast.
En ce qui concerne les terres mises en valeur par M. K :
12. Pour fonder l'arrêté contesté, le préfet de la région Hauts-de-France a considéré, à juste titre, ainsi que relevé aux points 7 et 8 du présent jugement, que la demande de l'EARL de La Louvière relevait du 3ème rang de priorité tel que défini à l'article 3 précité du schéma régional. Par ailleurs, pour apprécier la situation du preneur en place pour la parcelle ZN n° 63 exploitée par M. K, le préfet a estimé que celui-ci relevait du deuxième rang de priorité en se fondant sur l'existence, au titre des UMO à prendre en compte, d'un associé exploitant et d'un conjoint collaborateur. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces versées au dossier que Mme K présenterait la qualité de conjointe collaboratrice de son époux au sens du SDREA. M. K a lui-même indiqué, dans la partie réservée à " la main d'œuvre " du dossier de demande d'autorisation d'exploiter, que son épouse n'avait pas le statut de conjoint collaborateur à titre principal. Dès lors, la situation de M. K relevait du 4ème rang de priorité, soit d'un rang inférieur à celui de la demanderesse, qui est fondée à soutenir que le préfet a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles du Nord-Pas-de-Calais.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 26 novembre 2019 doit être annulé seulement en tant qu'il n'autorise pas l'EARL de La Louvière à exploiter la parcelle cadastrée ZN n° 63 d'une superficie de 76 a et 42 ca, située sur le territoire de la commune de Neuville-Saint-Vaast.
Sur les frais liés au litige :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'EARL de La Louvière et de M. A, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de M. F n'est pas admise.
Article 2 : L'arrêté du 26 novembre 2019 du préfet des Hauts-de-France est annulé seulement en tant qu'il refuse à l'EARL de La Louvière l'autorisation d'exploiter la parcelle ZN n° 63 d'une superficie de 76 a et 42 ca.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL de La Louvière, à M. I A, à M. D K, à M. H F et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la région Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Leguin, présidente,
M. Borget, premier conseiller,
Mme Zoubir, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2023.
La rapporteure,
signé
N. ZOUBIR La présidente
signé
A-M. LEGUIN
La greffière,
signé
S. SING
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026