jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2001767 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (3) |
| Avocat requérant | STIENNE-DUWEZ |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 28 février 2020 et 19 octobre 2020, sous le numéro 2001767, Mme A, représentée par Me Stienne-Duwez, doit être regardée comme demandant au Tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 5 février 2009 par le département du Nord ;
2°) d'annuler l'avis d'opposition à tiers détenteur émis le 24 septembre 2018 sur la base de ce titre ;
3°) de mettre à la charge du département du Nord la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le titre exécutoire :
- le titre exécutoire est insuffisamment motivé ;
- il ne comporte pas de signature et le bordereau du titre de recettes n'a pas été communiqué ;
- le département ne démontre pas la réalité de l'existence d'un indu ;
En ce qui concerne l'avis à tiers détenteur :
- l'avis à tiers détenteur est insuffisamment motivé et n'est pas non-plus signé ;
- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire préalable ;
- il est illégal dès lors que la créance est prescrite ;
- il est illégal dès lors qu'il ne vise pas la bonne date du titre dont il entend procéder au recouvrement.
Par des mémoires en défense enregistrés les 18 septembre 2020 et 21 septembre 2022, la direction générale des finances du publiques conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondée, mais indique néanmoins que seul le département du Nord est compétent pour répondre sur le bienfondé de la créance.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, le département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- Mme A s'étant acquittée de sa dette, il n'y a plus lieu à statuer ;
- le tribunal est en tout état de cause incompétent ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier du 30 septembre 2022, le Tribunal a informé les parties, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, qu'il était susceptible de soulever d'office le moyen tiré de l'illégalité de l'avis d'opposition à tiers détenteur émis le 24 septembre 2018 et de la décision du 19 juin 2020 rejetant le recours administratif de Mme A, par voie de conséquence de l'annulation du titre exécutoire émis le 5 février 2009.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 19 octobre 2020 et 18 octobre 2022, sous le numéro 2007456, Mme A, représentée par Me Stienne-Duwez, doit être regardée comme demandant au Tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 5 février 2009 par le département du Nord ;
2°) d'annuler l'avis d'opposition à tiers détenteur émis le 24 septembre 2018 sur la base de ce titre ;
3°) d'annuler la décision du 19 juin 2020 par laquelle le département du Nord a rejeté son recours gracieux ;
4°) de mettre à la charge du département du Nord la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le titre exécutoire :
- le titre exécutoire est insuffisamment motivé ;
- il ne comporte pas de signature et le bordereau du titre de recettes n'a pas été communiqué ;
- le département ne démontre pas la réalité de l'existence d'un indu ;
En ce qui concerne l'avis à tiers détenteur :
- l'avis à tiers détenteur est insuffisamment motivé et n'est pas non-plus signé ;
- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire préalable ;
- il est illégal dès lors que la créance est prescrite ;
- il est illégal dès lors qu'il ne vise pas la bonne date du titre dont il entend procéder au recouvrement ;
En ce qui concerne la décision de rejet du recours gracieux :
- la décision de rejet de son recours gracieux a été prise par une autorité incompétente ;
- le département ne démontre pas la réalité de l'existence d'un indu ;
- elle est illégale dès lors que sa créance était prescrite.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, le département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- Mme A s'étant acquittée de sa dette, il n'y a plus lieu à statuer ;
- le tribunal est en tout état de cause incompétent ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier du 29 septembre 2022, le Tribunal a informé les parties, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, qu'il était susceptible de soulever d'office le moyen tiré de l'illégalité de l'avis d'opposition à tiers détenteur émis le 24 septembre 2018 et de la décision du 19 juin 2020 rejetant le recours administratif de Mme A, par voie de conséquence de l'annulation du titre exécutoire émis le 5 février 2009.
Par décision du 11 mars 2019, le bureau d'aide juridictionnelle a accordée à
Mme A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-467 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative :
- le rapport de M. Groutsch, magistrat désigné ;
- les observations de M. F, représentant le département du Nord.
Mme A n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes ont été introduites par la même requérante, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme A, allocataire du revenu de solidarité active, a fait l'objet d'un contrôle de sa situation au terme duquel le département du Nord lui a, par un titre exécutoire du 5 février 2009, ordonné le remboursement de la somme de 16 989,91 euros en raison d'un indu de revenu minimum d'insertion. La requérante demande au tribunal d'annuler ce titre de recettes, la décision du président du département du Nord du 19 juin 2020 rejetant son recours gracieux et l'avis à tiers détenteur du 24 septembre 2018.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
3. Contrairement à ce que soutient le département en défense, la circonstance que l'indu litigieux ait été soldé en cours d'instance n'est pas de nature à priver le recours de son objet. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être écartée.
Sur l'exception d'incompétence du tribunal administratif opposée en défense à l'encontre du titre exécutoire du 5 février 2009 :
4. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La revendication par une tierce personne d'objets saisis s'effectue selon les modalités prévues à l'article L. 283 du même livre () ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Lorsque les contestations portent sur le recouvrement de créances détenues par les établissements publics de l'Etat, par un de ses groupements d'intérêt public ou par les autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, ces contestations sont adressées à l'ordonnateur de l'établissement public, du groupement d'intérêt public ou de l'autorité publique indépendante pour le compte duquel l'agent comptable a exercé ces poursuites. / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / () Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. () ".
5. Contrairement à ce que fait valoir le département, le titre exécutoire attaqué n'est pas un acte de poursuite au sens des dispositions précitées du 2° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et le juge administratif est compétent pour statuer sur sa régularité. Par suite, l'exception d'incompétence soulevée doit être écartée.
Sur le titre exécutoire n°2009T2560 émis le 5 février 2009 par le département du Nord :
6. En défense, le département fait valoir que Mme A avait déjà formé un recours contre le titre exécutoire du 5 février 2009, et que ce dernier a été définitivement rejeté par la commission départementale d'aide sociale, alors juridiction administrative spécialisée en charge de traiter le contentieux lié à un indu de revenu minimum d'insertion, lors de sa séance du 29 janvier 2013. Cette décision est produite à l'instance et révèle en effet que le recours formé contre la décision litigieuse par Mme A le 10 avril 2009 a bien été rejetée par une décision notifiée le 28 février 2013. Mme A en réplique ne le conteste pas et ne fait pas valoir qu'elle aurait formé un recours contre cette décision. Dans ces conditions, elle n'est plus recevable à solliciter l'annulation du titre exécutoire litigieux, et l'ensemble de ces moyens dirigés contre ce titre doivent être écartés.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'avis d'opposition à tiers détenteur émis le 24 septembre 2018
7. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017 : " [] / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / [] / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. [] ".
8. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction résultant de la loi du 28 décembre 2017 : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / [] / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / [] / c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. ".
9. Il ressort de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.
10. Mme A a saisi, à titre principal, la juridiction administrative d'une demande d'annulation de l'acte de poursuite que constitue l'avis à tiers détenteur émis par le centre des finances publiques du Nord le 24 septembre 2018 aux fins de recouvrement auprès de son établissement bancaire d'une somme totale de 15 356 euros correspondant à des indus de revenu minimum d'insertion. Une telle demande ressortissant au contentieux du recouvrement, c'est le juge de l'exécution qui est compétent pour en connaître, sans que puisse être remis en cause devant lui le bien-fondé de la créance. Par suite, les conclusions dirigées contre l'avis à tiers détenteur doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur la décision du 19 juin 2020 rejetant le recours administratif de Mme A :
11. En premier lieu, par un arrêté du 29 novembre 2019, régulièrement publié le 2 décembre 2019, le président du conseil départemental du Nord a donné délégation à
Mme C E, responsable du pôle des droits et des devoirs des allocataires du revenu de solidarité active, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision manque en fait et doit être écarté.
12. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, le recours contentieux de Mme A à l'encontre du titre exécutoire du 5 février 2009 a été définitivement rejeté par la commission départementale d'aide sociale par une décision notifiée le 28 février 2013. La requérante n'est dès lors plus recevable à contester le bienfondé de l'indu en litige.
13. Enfin, si Mme A soutient que la créance serait prescrite dès lors que le titre exécutoire du 5 février 2009 a plus de onze ans, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit, que la prescription quadriennale a été interrompue par le recours de l'intéressée devant la commission départementale d'aide sociale, qui a rejeté son recours par une décision notifiée le 28 février 2013, puis par un avis de saisie administrative à tiers détenteurs du 14 janvier 2016. Mme A n'est donc pas fondée à soutenir que la créance litigieuse serait prescrite en application des dispositions de l'article L.1617-5 du code général des collectivités territoriales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du département, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que Mme A demande au titre des frais qu'elle a exposés.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au département du Nord et à la direction générale des finances publiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
P. D La greffière,
signé
C. KUREK
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier.
2, 2007456
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026