lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2001947 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | STIENNE-DUWEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés le 5 mars 2020, le 9 décembre 2021 et le 15 décembre 2021 qui n'a pas été communiqué, Mme A B, représentée par Me Stienne-Duwez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 janvier 2019 par laquelle le maire de la commune de Gondecourt a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'enjoindre au maire de Gondecourt de prendre une décision reconnaissant l'imputabilité au service de sa maladie dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou à défaut de saisir la commission de réforme dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Gondecourt la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application combinée des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, en violation des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'alinéa 3 du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 en ce qu'elle est intervenue sans saisine préalable de la commission de réforme ;
- elle ne pouvait légalement se fonder sur l'absence de respect des dispositions de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 et sur l'incomplétude du dossier pour rejeter la demande d'imputabilité ;
- le maire de la commune a commis une erreur d'appréciation en ce que la pathologie dont elle souffre présente un lien direct et certain avec le service.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 novembre 2021 et le 13 décembre 2021, la commune de Gondecourt conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable car formée tardivement ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 4 janvier 2022.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 avril 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Borget, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B était, jusqu'à son admission à la retraite le 1er juillet 2021, adjointe technique territoriale titulaire de la commune de Gondecourt, et elle occupait en dernier lieu un poste d'animatrice garderie cantine à temps incomplet. Le 18 janvier 2018, elle a déposé auprès du maire de Gondecourt une demande de reconnaissance d'imputabilité au service de la pathologie pour laquelle elle était en arrêt de travail depuis le 4 décembre 2017. Dans sa séance du 30 mars 2018, la commission départementale de réforme a conclu à la nécessité d'une expertise médicale. Le 12 avril 2018, la commune a adressé à Mme B un courrier par lequel elle a sollicité de l'intéressée la communication, dans un délai de deux mois, d'un certificat médical initial précisant de manière détaillée les lésions invoquées, accompagné des volets 1 et 4 du protocole de soins établi par le médecin traitant et d'un courrier formalisant la demande de reconnaissance en maladie professionnelle et détaillant les conditions professionnelles justifiant du lien de causalité. L'expertise a été organisée le 4 septembre 2018. Le 16 janvier 2019, Mme B a interpelé le maire sur l'état d'avancement de sa demande. Par une décision du 21 janvier 2019, dont la requérante demande l'annulation, le maire de Gondecourt a refusé de saisir la commission de réforme et de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme B, motif pris que Mme B n'avait pas communiqué les pièces demandées dans le délai imparti.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête :
2. Aux termes de l'article 38 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : / a) De la notification de la décision d'admission provisoire ; / b) De la notification de la décision constatant la caducité de la demande ; / c) De la date à laquelle le demandeur à l'aide juridictionnelle ne peut plus contester la décision d'admission ou de rejet de sa demande en application du premier alinéa de l'article 56 et de l'article 160 ou, en cas de recours de ce demandeur, de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ; / d) Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné. () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Les recours contre les décisions du bureau d'aide juridictionnelle peuvent être exercés par l'intéressé lui-même lorsque le bénéfice de l'aide juridictionnelle lui a été refusé, ne lui a été accordé que partiellement ou lorsque ce bénéfice lui a été retiré. ". En vertu du premier alinéa de l'article 56 du décret du 19 décembre 1991, le délai de ce recours " est de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision à l'intéressé ".
3. Il résulte de la combinaison de l'article 38, du premier alinéa de l'article 56 du décret du 19 décembre 1991 et du deuxième alinéa de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 qu'une demande d'aide juridictionnelle interrompt le délai de recours contentieux et qu'un nouveau délai de même durée recommence à courir à compter de l'expiration d'un délai de quinze jours après la notification à l'intéressé de la décision se prononçant sur sa demande d'aide juridictionnelle ou, si elle est plus tardive, à compter de la date de désignation de l'auxiliaire de justice au titre de l'aide juridictionnelle. Il en va ainsi quel que soit le sens de la décision se prononçant sur la demande d'aide juridictionnelle, qu'elle en ait refusé le bénéfice, qu'elle ait prononcé une admission partielle ou qu'elle ait admis le demandeur au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, quand bien même dans ce dernier cas le ministère public ou le bâtonnier ont, en vertu de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991, seuls vocation à contester une telle décision.
4. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
5. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée, prise le 21 janvier 2019, ne comportait pas la mention des voies et délais de recours. Le dépôt par Mme B d'une demande d'aide juridictionnelle, le 1er février 2019, établit qu'elle en a eu connaissance au plus tard à cette date et a interrompu le délai de recours contentieux. Il n'est pas contesté que la décision du 29 avril 2019 par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle auprès du tribunal de grande instance de Lille a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme B a été envoyée par lettre simple à l'intéressée. Ainsi, en l'absence de preuve de notification de cette décision, le délai de recours contentieux n'a pas recommencé à courir. Dans ces conditions, la présente requête enregistrée au greffe du tribunal le 5 mars 2020, n'est pas tardive. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée par la commune de Gondecourt doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable à la date de la décision en litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales () ". Aux termes de l'article 16 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige : " () la commission de réforme () est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 57 (2°, 2e alinéa) de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui lui est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin du service de médecine préventive compétent à l'égard du fonctionnaire concerné. / Lorsque l'administration est amenée à se prononcer sur l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident, elle peut, en tant que de besoin, consulter un médecin expert agréé. / La commission de réforme n'est pas consultée lorsque l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident est reconnue par l'administration. La commission de réforme peut, en tant que de besoin, demander à l'administration de lui communiquer les décisions reconnaissant l'imputabilité ". Aux termes de l'article 13 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " () La commission doit examiner le dossier dans le délai d'un mois à compter de la réception de la demande d'inscription à l'ordre du jour par son secrétariat. Ce délai est porté à deux mois lorsqu'il est fait application de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16. Dans ce cas, le secrétariat de la commission notifie à l'intéressé et à son employeur la date prévisible d'examen de ce dossier ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 16 de cet arrêté, la commission de réforme " peut faire procéder à toutes mesures d'instructions, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires ".
7. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que la commission de réforme étant obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice du 2ème alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, l'administration dispose, à compter de la demande du fonctionnaire de bénéficier de ces dispositions, d'un délai de deux mois pour se prononcer sur cette demande. Lorsque la commission de réforme fait application de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, ce délai est porté à trois mois. Sans préjudice du premier alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, tant que le délai de deux mois n'est pas expiré, ou, en cas d'application par la commission de réforme de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, tant que le délai de trois mois n'est pas expiré, l'administration n'est pas tenue d'accorder au fonctionnaire le bénéfice de l'avantage qu'il demande. En revanche, l'avis de la commission de réforme contribuant à la garantie que la décision prise le sera de façon éclairée, quand bien même cet avis n'est que consultatif, en l'absence d'avis de la commission dans le délai de deux mois, ou dans le délai de trois mois en cas d'application par la commission de réforme de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, l'administration doit, à l'expiration de l'un ou l'autre, selon le cas, de ces délais, placer, à titre conservatoire, le fonctionnaire en position de congé maladie à plein traitement, sauf si elle établit qu'elle se trouvait, pour des raisons indépendantes de sa volonté, dans l'impossibilité de recueillir l'avis de la commission de réforme.
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que suite à la demande de reconnaissance d'imputabilité formée par Mme B le 18 janvier 2018, la commission de réforme a été saisie et a sollicité à l'issue de sa séance du 30 mars 2018, avant de se prononcer sur la question de l'imputabilité au service, la réalisation d'une expertise médicale. Si Mme B s'est soumise à cette expertise le 4 septembre 2018, il ressort des termes non contestés de la lettre que la requérante a adressée le 16 janvier 2019 au maire de la commune, que la collectivité n'a jamais transmis les conclusions de cette expertise à la commission de réforme, laquelle n'a dès lors pas pu se prononcer sur la situation médicale de Mme B. Dans ces conditions, et dès lors que le maire de la commune ne justifie pas de raisons indépendantes de sa volonté le plaçant dans l'impossibilité de recueillir l'avis de la commission de réforme, Mme B est fondée à soutenir que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en ce qu'elle a été privée de la garantie d'un examen éclairé de sa demande.
9. En second lieu, en se fondant sur l'absence de transmission des pièces demandées le 12 avril 2018 pour, d'une part, refuser de saisir la commission de réforme et, d'autre part, rejeter la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service sollicitée par Mme B, alors que la commission de réforme avait sollicité au titre de ses pouvoirs d'instruction, la réalisation d'une expertise, le maire de Gondecourt a entaché sa décision d'une erreur de droit.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 21 janvier 2019 rejetant sa demande d'imputabilité de sa maladie au service.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Le présent jugement implique nécessairement mais seulement, eu égard à ses motifs, que la situation de Mme B soit examinée par la commission de réforme dans les conditions prévues à cet effet. Il y a dès lors lieu d'enjoindre à la commune de Gondecourt de saisir la commission de réforme pour statuer sur l'imputabilité de la maladie de Mme B au service, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Stienne-Duwez, avocate de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de la commune de Gondecourt le versement à Me Stienne-Duwez de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 21 janvier 2019 par laquelle le maire de Gondecourt a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie affectant Mme B est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Gondecourt de saisir la commission de réforme pour statuer sur la demande de Mme B dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Gondecourt versera à Me Stienne-Duwez la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Stienne-Duwez renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Stienne-Duwez et à la commune de Gondecourt.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Leguin, présidente,
- M. Borget, premier conseiller,
- Mme Zoubir, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
J. BORGET
La présidente,
signé
A-M. LEGUIN
La greffière,
signé
C. CALIN
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026