LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2001990

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2001990

mardi 21 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2001990
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL CHRISTOPHE DE LANGLADE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 mars, 20 octobre et 10 décembre 2020, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Cordonnier, représenté par Me de Langlade, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2020 du préfet de la région Hauts-de-France en tant qu'il refuse de lui délivrer une autorisation d'exploiter une superficie supplémentaire de 123 hectares 44 ares et 57 centiares de terres situées sur les communes de Camphin-en-Carembault, Phalempin, Chemy et Seclin ;

2°) d'enjoindre au préfet de la région Hauts-de-France de lui délivrer l'autorisation sollicitée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision en litige a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- l'arrêté est illégal en ce qu'il repose sur l'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles, qui est lui-même illégal en ce qu'il méconnait l'article L. 331-1-1 du code rural et de la pêche maritime ;

- il est illégal en ce qu'il repose sur l'article 5 du schéma directeur régional des structures agricoles, qui est lui-même illégal en ce qu'il méconnait l'objectif à valeur constitutionnelle d'intelligibilité de la norme et en ce qu'il institue une rupture d'égalité entre les candidats, non justifiée par un motif d'intérêt général ;

- le préfet a commis une erreur de droit en considérant que sa demande relevait du 4ème rang de priorité et non du 3ème ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit tirée de l'absence de prise en compte par le préfet de sa demande de priorisation de certaines parcelles alors que c'est une possibilité prévue par le schéma directeur régional des exploitations agricoles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2020, M. E X conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2020, le GAEC Hameau de la Croisette, Mme U W, M. B W, M. E P et M. T W concluent au rejet de la requête.

Ils font valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2020, M. G Y conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2020, l'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) S, Mme I S, M. L S et M. F S concluent au rejet de la requête.

Ils font valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2020, M. N V conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2020, M. M H conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2020, M. G C conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2020, Mme R K, M. O K et la société civile d'exploitation agricole (SCEA) des Epinchelles concluent au rejet de la requête.

Ils font valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2020, le préfet de la région Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 26 octobre 2020, la clôture d'instruction a été fixée au 14 décembre 2020 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution, notamment son préambule ;

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Leguin, présidente-rapporteure,

- les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique,

- et les observations de Me de Langlade représentant le GAEC Cordonnier.

Considérant ce qui suit :

1. Le GAEC Cordonnier a déposé le 10 juillet 2019 une demande d'autorisation d'exploiter les parcelles ZB63, B1087, B1088, B0083, B92, ZC0091, ZC0092, ZB0064, ZC0093, ZC97, ZC98, ZC94, ZC96, ZC95 et B1395, situées sur le territoire de la commune de Camphin-en-Carembault, les parcelles ZB23, ZC27, ZA74, ZB24, ZA63, ZA70, ZC7, ZB21, ZB22, ZC28, ZC29, ZC30, ZC31, ZC32, ZC49, ZC 51, ZA72, ZA75 et ZA76, situées sur le territoire de la commune de Phalempin, les parcelles ZD28 et ZD27 situées sur le territoire de la commune de Chemy et, enfin, les parcelles ZK38, ZK37, ZL64, ZL20, ZL66, ZL21 et ZL0065 situées sur le territoire de la commune de Seclin, pour une superficie totale de 134, 7986 hectares. Par un arrêté du 6 janvier 2020, le préfet de la région Hauts-de-France a autorisé le GAEC Cordonnier à exploiter la parcelle ZC7 située sur le territoire de Phalempin et a rejeté sa demande pour toutes les parcelles restantes. Par la présente requête, le GAEC Cordonnier demande l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2020 en tant qu'il lui refuse l'autorisation d'exploiter une superficie supplémentaire de 123 hectares 44 ares et 57 centiares de terres situées sur les communes de Camphin-en-Carembault, Phalempin, Chemy et Seclin.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé, pour le préfet de la région Hauts-de-France, par Mme D Q, cheffe adjointe du service régional de la performance économique et environnementale des entreprises. Mme Q était compétente pour ce faire en application des arrêtés régulièrement publiés des 8 janvier et 6 juillet 2018 du préfet de la région Hauts-de-France donnant délégation de signature au directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, M. A J et portant subdélégation de signature à Mme Q. La circonstance selon laquelle le préfet n'aurait pas rapporté la preuve d'une absence ou d'un quelconque empêchement de M. J est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3.En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 331-3 du code rural et de la pêche maritime : " L'autorité administrative () vérifie, compte tenu des motifs de refus prévus à l'article L. 331-3-1, si les conditions de l'opération permettent de délivrer l'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 et se prononce sur la demande d'autorisation par une décision motivée ". Aux termes, enfin, de l'article R. 331-6 de ce code : " () II. - La décision d'autorisation ou de refus d'autorisation d'exploiter prise par le préfet de région doit être motivée au regard du schéma directeur régional des exploitations agricoles et des motifs de refus énumérés à l'article L. 331-3-1 () ".

4. L'arrêté contesté vise les dispositions des articles L. 331-1 et suivants et R. 331-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime, ainsi que le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) du Nord-Pas-de-Calais. Il examine les demandes concurrentes et, après avoir établi le rang de priorité respectif de l'ensemble des demandes, rejette celle du GAEC Cordonnier. Contrairement à ce qui est soutenu, il n'avait pas à faire état de la demande de priorisation de certaines parcelles faite par le GAEC Cordonnier et à justifier de son absence de prise en compte de cette demande qui constitue une simple faculté pour le préfet. Il n'avait pas davantage à justifier de la recevabilité des demandes concurrentes examinées ou le détail du calcul des unités de main d'œuvre retenues. Par suite, l'arrêté contesté, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est suffisamment motivé.

5.En troisième lieu, aux termes de l'article L. 331-1-1 du code rural et de la pêche maritime : " I.- L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : / 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 () ". Aux termes de l'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Nord Pas-de-Calais : " Ordre de priorités - conformément à l'article L. 312-1 III, les autorisations d'exploiter sont délivrées selon un ordre de priorité établi en prenant en compte : / - la nature de l'opération, au regard des objectifs du contrôle des structures et des orientations définies par le présent schéma ; / l'intérêt économique et environnemental de l'opération () Rang 3 : () / agrandissement () au-delà du seuil de 60 ha / UMO après reprise et dans la limite de 90 ha / UMO après reprise () / Rang 4 : () / Agrandissement () au-delà de 90ha / UMO après reprise () ". () pour l'application de l'article L. 331-1-1 1°) les situations pourront être appréciées au regard des objectifs du contrôle des structures et des orientations du présent schéma et à ce titre, l'autorisation pourra aussi être accordée à un rang de priorité inférieur ". Aux termes de l'article 5 du même schéma : " () / Pour le calcul du dénominateur " Nombre d'UMO ", le mode de calcul est le suivant : Temps plein : Exploitant ou associé exploitant : 1 UMO ; Conjoint collaborateur à titre principal (cotisant à l'assurance vieillesse individuelle) : 1 UMO () Salariés en CDI de plus de 6 mois : 0,8 UMO pour le 1er salarié à temps plein ; 0,6 UMO pour le 2ème salarié à temps plein ; () ".

6.Le GAEC Cordonnier n'est pas fondé à soutenir que l'article 3 du SDREA serait contraire à l'article L. 331-1-1 précité du code rural et de la pêche maritime en ce qu'il obligerait le préfet à délivrer les autorisations d'exploiter en fonction des ordres de priorité, alors que cet article n'en fait qu'une faculté. En effet, l'article 3 du schéma confère au préfet une marge d'appréciation en ce qu'il lui laisse la possibilité d'accorder une autorisation d'exploiter à un rang de priorité inférieur lorsqu'il l'estime opportun. Le GAEC requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que l'article 5 précité de ce même schéma méconnaîtrait l'objectif à valeur constitutionnel d'intelligibilité de la norme en ce qu'il emploie l'expression " CDI de plus de six mois " dès lors que celle-ci permet de comprendre que seuls les salariés bénéficiant d'un contrat à durée indéterminée et employés depuis plus de six mois à la date de la demande doivent être pris en compte pour le calcul des unités de main d'œuvre. Enfin, la circonstance que seuls les salariés employés en CDI depuis plus de six mois sont pris en compte pour ce calcul n'est pas de nature à caractériser une rupture d'égalité entre les exploitants employant des salariés en CDI et celles employant des salariés en CDD dès lors qu'elles se trouvent dans des situations objectivement différentes. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse reposerait sur des dispositions du SDREA illégales doit être écarté.

7. En quatrième lieu, pour fonder l'arrêté contesté, le préfet de la région Hauts-de-France a considéré que la demande du GAEC Cordonnier, composé de trois associés exploitants et d'un conjoint collaborateur, relevait du 4ème rang de priorité tel que défini à l'article 3 précité du schéma régional dès lors que son projet consistait en un agrandissement de son exploitation, pour mettre en valeur après opération, une superficie de 468,0286 hectares, dont la superficie exploitée par unité de main d'œuvre (UMO) définie à l'article 3 mentionné au point 5 sera supérieure à 90 ha/UMO après reprise. Contrairement à ce que soutient le GAEC, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en ne prenant pas en compte, pour le calcul du ratio, ses salariés employés par le biais de CDD. Par suite, le moyen tiré de ce que sa demande relevait du 3ème rang de priorité doit être écarté.

8.En cinquième lieu, dès lors qu'ainsi qu'il vient d'être dit, la demande présentée par le GAEC Cordonnier relevait bien du 4ème rang de priorité au sens de l'article 3 du SDREA, ce dernier ne peut utilement se prévaloir des dispositions du SDREA selon lesquelles " au-delà de cette surface, la demande relève du rang de priorité 3. Si l'opération, objet de la demande, conduit à excéder la surface du rang 2, le candidat peut préciser les parcelles pour lesquelles il est candidat au rang 2 de priorité " pour soutenir que le préfet aurait dû considérer que sa demande était prioritaire par rapport à celles présentées par l'EARL S, M. V, le GAEC Hameau de la Croisette, M. X et M. H, relevant toutes du rang de priorité 3, compte tenu de sa demande de classement de sa candidature en rang 2 de priorité pour certaines parcelles.

9. En dernier lieu, compte tenu de son rang de priorité, le GAEC n'est pas fondé à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en considérant qu'il n'était pas prioritaire sur M. C, dont la demande relevait également du 4ème rang de priorité.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2020 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme que le GAEC Cordonnier demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du GAEC Cordonnier est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié au groupement agricole d'exploitation en commun Cordonnier, à M. E X, au groupement agricole d'exploitation en commun Hameau de la Croisette, à Mme U W, à M. B W, à M. E P, à M. T W, à M. G Y, à l'exploitation agricole à responsabilité limitée S, à Mme I S, à M. L S, à M. F S, à M. N V, à M. M H, à M. G C, à Mme R K, à M. O K, à la société civile d'exploitation agricole des Epinchelles et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la région Hauts-de-France.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Leguin, présidente-rapporteure,

M. Borget, premier conseiller,

Mme Piou, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 novembre 2023.

La présidente-rapporteure,

Signé

AM. LEGUIN Le magistrat (plus ancien

dans l'ordre du tableau)

signé

J. BORGET

La greffière,

Signé

C. CALIN

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions