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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2004804

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2004804

mercredi 19 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2004804
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantJAMAIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 juillet 2020, 24 février 2021 et 1er septembre 2022, Mme D A B, représentée par Me Jamais, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 4 octobre 2019 par laquelle le département du Nord l'a mutée au sein du pôle de protection maternelle et infantile de la direction territoriale métropole Lille, ensemble la décision du 4 février 2020 rejetant implicitement son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au département du Nord, dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de l'affecter sur un poste à responsabilité équivalente à celui qu'elle exerçait avant sa mutation, dans une unité territoriale de prévention et d'action sociale autre que celle de Lille Moulins, en respectant ses préconisations médicales';

3°) de mettre à la charge du département du Nord une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée n'est pas motivée ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a été précédée ni de la publicité de la vacance de l'emploi, ni de la consultation de la commission administrative paritaire ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure et constitue une sanction disciplinaire déguisée ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'une demande de mutation de sa part et quant à l'existence d'un intérêt du service susceptible de fonder une mutation d'office.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 mai 2022, le département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors qu'à compter du 1er juin 2021 Mme A B a été affectée sur un emploi de psychologue en PMI ;

- les conclusions à fin d'annulation sont tardives ;

- la décision contestée constitue une mesure d'ordre intérieur, qui ne fait pas grief ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ;

- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;

- le décret n°92-853 du 28 août 1992 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bourgau, rapporteur,

- les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public,

- les observations de M. C, représentant le département du Nord.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D A B, psychologue territoriale hors classe, exerce les fonctions de psychologue en protection maternelle et infantile (PMI) à l'unité territoriale de prévention et d'action sociale (UTPAS) de Lille-Moulins, au sein de la direction territoriale métropole Lille. Par courrier du 4 octobre 2019, le département du Nord l'affecte, à compter du 1er novembre 2019, sur de nouvelles fonctions au sein du pôle de protection maternelle et infantile de la direction territoriale métropole Lille. Par courrier du 27 novembre 2019, reçu le 4 décembre 2019, elle forme un recours gracieux contre cette décision. Son recours est implicitement rejeté le 4 février 2020. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision du 4 octobre 2019, ensemble la décision implicite du 4 février 2020 rejetant son recours gracieux.

Sur le non-lieu à statuer :

2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

3. Si la requérante a été affectée, par décision du 4 mai 2021, sur des fonctions de psychologue PMI à l'UTPAS de Lille-Fives à compter du 1er juin 2021, de sorte que cette décision doit être regardée comme abrogeant la décision en litige, il ressort toutefois des pièces du dossier et n'est pas contesté par le département du Nord que la mutation en litige a reçu exécution entre le 1er novembre 2019 et le 1er juin 2021. Par conséquent, en application du principe énoncé au point précédent, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 4 octobre 2019 conservent un objet et il y a lieu d'y statuer.

Sur les fins de non-recevoir soulevées par l'administration :

En ce qui concerne le caractère de décision faisant grief de la décision attaquée :

4. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre de telles mesures, à moins qu'elles ne traduisent une discrimination, est irrecevable.

5. D'une part, aux termes de l'article 2 du décret du 28 août 1992 portant statut particulier du cadre d'emplois des psychologues territoriaux : " Les psychologues territoriaux exercent les fonctions, conçoivent les méthodes et mettent en œuvre les moyens et techniques correspondant à la qualification issue de la formation qu'ils ont reçue. A ce titre, ils étudient, au travers d'une démarche professionnelle propre, les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs afin de promouvoir l'autonomie de la personnalité./ Ils contribuent à la détermination, à l'indication et à la réalisation d'actions préventives et curatives et collaborent aux projets de service ou d'établissement des régions, des départements et des communes par la mise en œuvre de leur démarche professionnelle propre, tant sur le plan individuel, familial qu'institutionnel, dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance, de la protection maternelle et infantile et dans tout domaine à caractère social./ Ils entreprennent et suscitent tous travaux, recherches ou formations que nécessitent l'élaboration, la réalisation et l'évaluation de leur action et participent à ces travaux, recherches ou formations. Ils peuvent collaborer à des actions de formation. ".

6. La requérante soutient sans être contredite avoir été affectée sur des tâches administratives de chargée des enquêtes d'évaluation de la procédure d'agrément des assistants familiaux, sans contact avec le public ou des acteurs extérieurs. De telles missions ne relèvent pas de celles que les psychologues territoriaux ont statutairement vocation à exercer, de sorte que la décision contestée porte atteinte aux droits et prérogatives statutaires de la requérante.

7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'avant sa mutation, la requérante exerçait l'ensemble des missions dévolues aux psychologues territoriaux en PMI, notamment des fonctions d'aide thérapeutique nécessitant un contact important avec les usagers et les acteurs. Elle avait ainsi pour mission de contribuer à l'accueil et à l'accès à la santé de l'enfant de moins de 6 ans et sa famille, contribuer aux évaluations de situation dans les domaines de la prévention et de la protection de l'enfance, mener des accompagnements individuels et collectifs, contribuer à la mission de veille sanitaire et sociale, contribuer au développement social local (DSL) en matière de santé publique, contribuer au fonctionnement général du service et à la qualité des prestations. De plus, si le département du Nord soutient que la faible activité de la requérante dans ses nouvelles fonctions serait liée au confinement, il ressort toutefois des pièces du dossier que cette situation a débuté dès janvier 2020 et perdurait encore le 30 septembre 2020, date à compter de laquelle la requérante s'est vue confier, en sus de ses missions, deux demi-journées de consultation hebdomadaire en PMI. Enfin, contrairement là encore à ce que fait valoir le département, la mutation contestée, qui a duré de novembre 2019 à juin 2021, n'était pas une décision provisoire le temps d'affecter la requérante à un poste correspondant à ses aspirations. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, l'affectation de la requérante sur des tâches administratives de chargée des enquêtes d'évaluation de la procédure d'agrément des assistants familiaux, sans contact avec le public ou des acteurs extérieurs, qui ne comportait qu'un faible volume d'activité et pendant une durée d'un an et demi doit être regardée comme ayant entraîné pour la requérante une perte de responsabilité.

8. Il résulte de ce qui précède que la décision de mutation contestée ne constitue pas une mesure d'ordre intérieur. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par l'administration doit être écartée.

En ce qui concerne la tardiveté des conclusions à fin d'annulation :

9. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. ". Et aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet :/ () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents. ". Si l'article L. 112-3 du même code dispose que : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception./ () " et l'article L. 112-6 du même code dispose que : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation./ () ", toutefois, aux termes de l'article L. 112-2 du même code : " Les dispositions de la présente sous-section ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents. ".

10. De plus, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance. Si ces règles sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision et qu'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration, toutefois, cette règle ne saurait s'appliquer aux agents publics, exclus des dispositions de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration et qui se trouvent dans une situation statutaire, s'agissant de leurs relations avec l'administration qui les emploie, différente dès lors de celles des citoyens en litige avec cette administration. Ces agents ne disposent, en conséquence, que d'un délai de deux mois à compter de la naissance de la décision implicite ou, à défaut, de sa connaissance acquise pour exercer un recours contentieux, ce délai pouvant être interrompu par l'exercice d'un recours administratif dans le délai de recours contentieux.

11. D'autre part, aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " I. ' Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus./ () ". Et aux termes de l'article 2 de la même ordonnance : " Tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement à peine de nullité, sanction, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, irrecevabilité, péremption, désistement d'office, application d'un régime particulier, non avenu ou déchéance d'un droit quelconque et qui aurait dû être accompli pendant la période mentionnée à l'article 1er sera réputé avoir été fait à temps s'il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois./ () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que Mme A B a formé le 4 décembre 2019, soit dans le délai de recours contentieux contre la décision du 4 octobre 2019, un recours gracieux contre ladite décision. De plus, si la décision rejetant implicitement son recours gracieux, née le 4 février 2020, ne pouvait en principe faire l'objet d'un recours contentieux que jusqu'au 6 avril 2020, ce délai a toutefois été prorogé jusqu'au 24 août 2020 par application des dispositions citées au point 11. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation ne sont pas tardives.

13. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'administration doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

14. Aux termes de l'article 52 de la loi du 24 janvier 1984, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'autorité territoriale procède aux mouvements des fonctionnaires au sein de la collectivité ou de l'établissement ; seules les mutations comportant changement de résidence ou modification de la situation des intéressés sont soumises à l'avis des commissions administratives paritaires./ () ". Par l'effet du 3° de l'article 10 de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, ont été supprimés à l'article précité les mots : " ; seules les mutations comportant changement de résidence ou modification de la situation des intéressés sont soumises à l'avis des commissions administratives paritaires ". Toutefois, aux termes du IV de l'article 94 de la même loi : " L'article 10 s'applique en vue de l'élaboration des décisions individuelles prises au titre de l'année 2021. / Par dérogation au premier alinéa du présent IV () 1° Les décisions individuelles relatives aux mutations et aux mobilités ne relèvent plus des attributions des commissions administratives paritaires à compter du 1er janvier 2020, au sein de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ; / () ".

15. S'il résulte de la combinaison de ces dispositions que, pour les décisions prises à compter du 1er janvier 2020, l'autorité territoriale n'est plus tenue de consulter pour avis la commission administrative paritaire avant de procéder aux mutations des fonctionnaires placés sous son autorité, tel n'est pas le cas des décisions prises jusqu'au 31 décembre 2019.

16. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision contestée, qui modifie substantiellement les missions exercées par la requérante, s'est traduite par une baisse de responsabilité pendant un an et demi et a eu pour effet de lui confier des missions qui ne relèvent pas de celles que les psychologues territoriaux ont statutairement vocation à exercer, constitue bien une mutation comportant modification de la situation de la requérante au sens des dispositions précitées, de sorte qu'elle devait être soumise à l'avis préalable de la commission administrative paritaire. Par suite, Mme A B est fondée à soutenir que la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, à défaut pour la commission administrative paritaire d'avoir été préalablement consultée.

17. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, il y a lieu d'annuler la décision contestée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

18. Il ressort des pièces du dossier que le département du Nord a affecté Mme A B sur un emploi de psychologue de PMI à l'UTPAS de Fives depuis le 1er juin 2021, de sorte que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Par suite, il n'a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Nord une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme A B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Article 2 : La décision du 4 octobre 2019 par laquelle le département du Nord a muté Mme A B au pôle PMI est annulée.

Article 3 : Le département du Nord versera à Mme A B une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A B et au département du Nord.

Délibéré après l'audience du 29 mars 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Féménia, présidente,

- M. Bourgau, premier conseiller,

- M. Horn, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 avril 2023.

Le rapporteur,

Signé

T. BOURGAULa présidente,

Signé

J. FÉMÉNIA

La greffière,

Signé

N. PAULET

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2004804

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