vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2005570 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LEBAS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2020, M. A C, représenté par Me Lebas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 juin 2020 par laquelle la garde des sceaux, ministre de la justice l'a maintenu au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS) ;
2°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 800 euros qu'il versera à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991.
Il soutient que :
- la signataire de la décision attaquée ne bénéficie pas d'une délégation de signature régulière ;
- la décision attaquée, si elle revêt un caractère disciplinaire, est entachée d'illégalité, dès lors que la procédure disciplinaire n'a pas été respectée ;
- la décision attaquée, si elle revêt le caractère d'une mesure de police, est insuffisamment motivée et est dépourvue de base légale, les dispositions de l'article D. 276-1 du code de procédure pénale étant insusceptibles de la fonder ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est disproportionnée ;
- elle procède d'un détournement de pouvoir et de procédure ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales, ainsi que le principe de réinsertion posé aux articles 1 de la loi pénitentiaire, 707 du code de procédure pénale et 10 du pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 18 octobre 2022, la clôture d'instruction a été reportée au 21 novembre 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- la circulaire NOR JUS D1 236970C du 15 octobre 2012 de la garde des sceaux, ministre de la justice relative à l'instruction ministérielle relative au répertoire des détenus particulièrement signalés ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 mai 2023 :
- le rapport de M. Marjanovic ;
- et les conclusions de M. Christian, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1.M. C, écroué le 23 mai 2013, est inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés depuis le 31 mai 2013. Par une décision du 10 juin 2020, notifiée le 11 juin 2020, la garde des sceaux, ministre de la justice, a maintenu son inscription à ce répertoire. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du 8 mars 2021 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille, M. A C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3.En premier lieu, en vertu du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement, le directeur de l'administration pénitentiaire a reçu délégation à l'effet de signer, au nom du garde des sceaux, ministre de la justice, dans la limite de ses attributions, tous actes, arrêtés et décisions à l'exclusion des décrets. Par un arrêté du 28 octobre 2019, régulièrement publié au journal officiel de la République française, le directeur de l'administration pénitentiaire a, ainsi qu'il y était autorisé, subdélégué sa signature aux fins de signer ces mêmes décisions au profit de Mme D B, directrice des services pénitentiaires, adjointe au chef du bureau de gestion de la détention et des missions extérieures, signataire de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
4.En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions () ". L'article L. 211-5 du même code précise : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5.En l'espèce, la décision en litige mentionne les circonstances de droit, soit les articles 22 et 89 de la loi du 24 novembre 2009 pénitentiaire et l'article D. 276-1 du code de procédure pénale, sur lesquelles la garde des sceaux, ministre de la justice, a entendu se fonder. Elle mentionne par ailleurs de manière précise les faits sur lesquels l'administration s'est fondée pour maintenir l'inscription de M. C au répertoire des détenus particulièrement signalés. Elle comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de la décision attaquée doit être écarté.
6.En troisième lieu, aux termes de l'article 2 de la loi du 24 novembre 2009 pénitentiaire : " Le service public pénitentiaire participe à l'exécution des décisions pénales. Il contribue à l'insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire, à la prévention de la récidive et à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et des droits des personnes détenues. Il est organisé de manière à assurer l'individualisation et l'aménagement des peines des personnes condamnées. ". Aux termes de l'article 22 de la même loi : " L'administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits. L'exercice de ceux-ci ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles résultant des contraintes inhérentes à la détention, du maintien de sécurité et du bon ordre des établissements, de la prévention et de la récidive et de la protection de l'intérêt des victimes. Ces restrictions tiennent compte de l'âge, de l'état de santé, du handicap et de la personnalité de la personne détenue. ". Aux termes de l'article D. 276-1 du code de procédure pénale : " En vue de la mise en œuvre des mesures de sécurité adaptées, le ministre de la justice décide de l'inscription et de la radiation des détenus au répertoire des détenus particulièrement signalés dans des conditions déterminées par instruction ministérielle ".
7.Le pouvoir réglementaire est compétent pour édicter le régime applicable aux détenus particulièrement signalés, dont l'objectif est éventuellement de limiter les droits de certains détenus auxquels les personnels et autorités pénitentiaires ont été invités à prêter une attention particulière. Ces limites ne peuvent toutefois être opérées que dans le respect légal des conditions définies par le législateur, notamment aux articles 22 et suivants de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. Aussi, malgré la décision n° 2014-393 QPC du 25 avril 2014 du Conseil constitutionnel, les dispositions de l'article D. 276-1 du code de procédure pénale demeurent légalement en vigueur du fait de l'intervention de la loi du 24 novembre 2009, qui a abrogé l'article 728 du code de procédure pénale, et qui est le fondement légal de l'article D. 276-1. Par suite, M. C n'est pas fondé à invoquer, par voie d'exception, l'illégalité de cet article en tant qu'il serait dépourvu de base légale et le moyen tiré du défaut de base légale de la décision litigieuse doit être écarté.
8.En quatrième lieu, l'inscription d'un détenu au répertoire des détenus particulièrement signalés a pour objet d'appeler l'attention des personnels pénitentiaires et des autorités amenées à le prendre en charge, en intensifiant à son égard les mesures particulières de surveillance, de précaution et de contrôle prévues pour l'ensemble des détenus par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Les détenus particulièrement surveillés font ainsi l'objet d'une vigilance accrue des personnels pénitentiaires lors des appels, des opérations de fouille et de contrôle des locaux ainsi que dans leurs relations avec l'extérieur notamment et sont affectés en priorité en maison centrale ou quartier maison centrale. Dans ce cadre, seules peuvent être apportées aux droits des détenus les restrictions résultant des contraintes inhérentes à la détention, du maintien de la sécurité et du bon ordre des établissements, de la prévention de la récidive et de la protection de l'intérêt des victimes, dans les conditions rappelées par les articles 22 et suivants de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
9.Il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné, le 20 juin 2017, à une peine de dix-huit années de réclusion criminelle, pour des faits de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, récidive et détention et transport en bande organisée de substance ou produit incendiaire ou d'explosifs pour préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes, récidive et arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes, vol en réunion et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de dix ans en récidive et possession d'une arme de catégorie C non déclarée. Eu égard aux faits qui ont motivé une telle condamnation, l'appartenance de M. C à la criminalité organisée sur laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, s'est fondé pour maintenir l'inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés doit être regardée comme établie. Par ailleurs, il apparaît que le requérant s'est déjà soustrait à la justice à deux reprises, en quittant le territoire national. Si l'intéressé expose qu'il n'a bénéficié d'aucune aide extérieure pour son évasion en 2003 et que celle-ci ne se serait accompagnée d'aucune trouble à l'ordre public, ces allégations ne sont pas suffisantes à exclure qu'il serait de nouveau susceptible de s'évader. Enfin, s'il se prévaut de son bon comportement en détention depuis son transfert au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil en 2017, du suivi psychologique auquel il se soumet, et du versement volontaire de sommes aux fins d'indemnisation des parties civiles, ces circonstances, à les supposer établies, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Il s'ensuit que la garde des sceaux, ministre de la justice, n'a pas entaché ladite décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
10.En cinquième lieu, compte-tenu des motifs pour lesquels elle a été prise et de ce qui a été dit au point précédent, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision litigieuse constituerait une sanction déguisée. Le moyen tiré du défaut de mise en œuvre de la procédure disciplinaire ne peut dès lors qu'être écarté.
11. En sixième lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
12. En septième lieu, eu égard à l'objet d'une inscription d'un détenu au répertoire des détenus particulièrement signalés tel que rappelé au point 8 du présent jugement, une telle inscription n'est pas, par elle-même, constitutive de traitement inhumains et dégradants contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si M. C fait valoir qu'elle compromet ses chances de réinsertion, il ressort toutefois du paragraphe 3.1 de la circulaire du 15 octobre 2012 susvisée que les personnes inscrites au répertoire des détenues particulièrement signalés ont accès aux mêmes activités que les autres détenus. Par ailleurs, le requérant n'établit pas que la décision en litige aurait porté une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté.
13. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 3 de l'article 10 du pacte international sur les droits civiques et politiques : " Le régime pénitentiaire comporte un traitement des condamnés dont le but essentiel est leur amendement et leur reclassement social. Les jeunes délinquants sont séparés des adultes et soumis à un régime approprié à leur âge et à leur statut légal. ". Aux termes de l'article 707 du code de procédure pénale : " II. - Le régime d'exécution des peines privatives et restrictives de liberté vise à préparer l'insertion ou la réinsertion de la personne condamnée afin de lui permettre d'agir en personne responsable, respectueuse des règles et des intérêts de la société et d'éviter la commission de nouvelles infractions. Ce régime est adapté au fur et à mesure de l'exécution de la peine, en fonction de l'évolution de la personnalité et de la situation matérielle, familiale et sociale de personne condamnée, qui font l'objet d'évaluations régulières. III. - Toute personne condamnée incarcérée en exécution d'une peine privative de liberté bénéficie, chaque que cela est possible, d'un retour progressif à la liberté en tenant compte des conditions matérielles de détention et du taux d'occupation de l'établissement pénitentiaire, dans le cadre d'une mesure de semi-liberté, de placement à l'extérieur, de placement sous surveillance électronique, de libération conditionnelle ou d'une libération sous contrainte, afin d'éviter une remise en liberté sans aucune forme de suivi judiciaire. () ". Enfin, aux termes de l'article 2 de la loi pénitentiaire n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 : " Le service public pénitentiaire participe à l'exécution des décisions pénales. Il contribue à l'insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire, à la prévention de la récidive et à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et des droits des personnes détenues ".
14.Eu égard à la possibilité, rappelée au point 12 du présent jugement, pour les personnes inscrites au répertoire des détenus particulièrement signalés d'avoir accès aux mêmes activités que les autres détenus, la décision litigieuse ne porte, par elle-même, atteinte ni aux stipulations du paragraphe 3 de l'article 10 du pacte international relatif aux droits civils et politiques ni aux dispositions précitées des articles 2 de la loi du 24 novembre 2009 et 707 du code de procédure pénale.
15.Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Lebas et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marjanovic, président,
M. Larue, premier conseiller,
M. Caustier, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023
Le président-rapporteur,L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
Signé
Signé
V. MARJANOVICX. LARUELa greffière,
Signé
D. WISNIEWSKI
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2005570
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026