LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2006251

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2006251

jeudi 7 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2006251
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation8ème chambre
Avocat requérantHERIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 septembre 2020 et 15 juillet 2021, M. C A, représenté par Me Stéphanie Herin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2020 du président de l'université de Lille en tant qu'il limite son classement, au cinquième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences avec une ancienneté d'un mois et treize jours compte tenu de ses services antérieurs à compter du 1er septembre 2018 ainsi que la décision du 3 juillet 2020 portant de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au président de l'université de Lille de statuer de nouveau sur sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'université de Lille le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation ;

- le président de l'université n'était pas compétent pour modifier unilatéralement les dispositions statutaires résultant du décret n°2009-462 du 23 avril 2009 qui imposent la prise en compte de l'ensemble des services antérieurs, sauf à ce qu'ils portent sur une seule et même période, ce qui n'est manifestement pas le cas ici ;

- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit, méconnaissant les dispositions du décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 dès lors qu'elles ne prennent pas en compte les services qu'il avait antérieurement accomplis en qualité d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2021, l'université de Lille conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une ordonnance en date du 16 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2021 à 23 heures 59.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n°84-431 du 6 juin 1984 ;

- le décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Babski,

- les conclusions de M. Christian, rapporteur public,

- les observations de M. A et de M. B, représentant l'université de Lille.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A a été nommé, par un arrêté du 21 janvier 2020 du président de l'université de Lille, en qualité de maître de conférences stagiaire pour une durée d'un an, à compter du 1er septembre 2018, au quatrième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences (IB 774), avec une ancienneté de sept mois et treize jours compte tenu de ses services antérieurs. A la suite du recours gracieux formé par l'intéressé le 24 mars 2020, le président de l'université de Lille a, par un arrêté du 24 juin 2020, annulé son précédent arrêté du 21 janvier 2021 et l'a nommé en qualité de maître de conférences stagiaire pour une durée d'un an, à compter du 1er septembre 2018, au cinquième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences, avec une ancienneté d'un mois et treize jours compte tenu de ses services antérieurs. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 juin 2020 du président de l'université de Lille en tant qu'il l'a classé au cinquième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences, avec une ancienneté de seulement un mois et treize jours ainsi que la décision du 3 juillet 2020 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 951-3 du code de l'éducation : " Le ministre chargé de l'enseignement supérieur peut déléguer par arrêté aux présidents des universités (), tout ou partie de ses pouvoirs en matière de recrutement et de gestion des personnels titulaires, stagiaires et non titulaires de l'Etat qui relèvent de son autorité, dans la limite des emplois inscrits dans la loi de finances et attribués à l'établissement. / () ". Aux termes de l'article 32 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 modifié : " () / Les maîtres de conférences () sont classés par arrêté du président ou du directeur de l'établissement en application des dispositions du décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d'enseignants-chercheurs des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur. / () ".

3. Il ressort des dispositions précitées que, contrairement à ce que soutient le requérant, le président de l'université de Lille, qui s'est borné à faire application des dispositions du décret n°2009-462 du 23 avril 2009, était compétent pour prendre les deux décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions en litige manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué du 24 juin 2020 et la décision du 3 juillet 2020 portant rejet du recours gracieux ne sont pas au nombre de celles qui doivent être obligatoirement motivées en application des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En tout état de cause, les décisions contestées font mention du décret n°2009-462 du 23 avril 2009, dont elles font application, comportent un exposé circonstancié de la situation de M. A et énoncent clairement les motifs de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. Ainsi, ces décisions sont suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées ne peut être accueilli.

5. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article 8 du décret du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d'enseignants-chercheurs des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur : " Les personnes recrutées dans le corps des maîtres de conférences ou dans l'un des corps assimilés à celui des maîtres de conférences, en application de l'arrêté prévu par l'article 6 du décret du 16 janvier 1992 susvisé, sont classées dans la classe de début de ce corps à un échelon déterminé en prenant en compte la totalité des services effectués en qualité : /1° D'attaché temporaire d'enseignement et de recherche, régi par le décret n° 88-654 du 7 mai 1988 ; / 2° D'allocataire de recherche, régi par le décret n° 85-402 du 3 avril 1985 ; / 3° De moniteur, régi par le décret n° 89-794 du 30 octobre 1989 ; / 4° De doctorant contractuel des établissements publics d'enseignement supérieur ou de recherche, régi par le décret n° 2009-464 du 23 avril 2009. / Les personnes sont classées à un échelon de la classe de début du corps, sur la base des durées de services fixées pour l'avancement à l'ancienneté dans chacun des échelons du corps. / Les services retenus au titre des deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas du présent article sont cumulables, à l'exception de ceux effectués simultanément en qualité de moniteur régi par le décret du 30 octobre 1989 précité et d'allocataire de recherche régi par le décret du 3 avril 1985 précité. ". Le paragraphe I de l'article 15 de ce décret dispose que : " Lorsque les personnes nommées en application des articles ci-dessus peuvent se prévaloir des dispositions des articles 4 à 12 du présent décret, ces dispositions sont cumulables, sous réserve que ces services n'aient pas déjà été pris en compte lors de l'accès initial à un corps de fonctionnaire./ Pour l'application du présent décret : /1° Les fonctions qui ne sont pas exercées à temps plein sont prises en compte à concurrence des services réellement effectués ; / 2° Une même période ne peut donner lieu à prise en compte qu'une seule fois ; / () ". Aux termes des dispositions du II de l'article 15 de ce décret : " Lorsque la période de préparation du doctorat, du doctorat d'Etat, du doctorat de troisième cycle, du diplôme de docteur ingénieur ou de diplômes universitaires, qualifications et titres français ou étrangers de niveau jugé équivalent par le conseil académique, ou l'organe compétent pour exercer les attributions mentionnées au IV de l'article L. 712-6-1 du code de l'éducation, n'a pas été accomplie sous contrat de travail et qu'elle n'a pas été prise en compte en application des dispositions du présent décret, elle ouvre droit à une bonification d'ancienneté de deux ans pour l'accès au corps des maîtres de conférences ou pour l'accès à l'un des corps assimilés à celui des maîtres de conférences, en application de l'arrêté prévu par l'article 6 du décret du 16 janvier 1992 susvisé. Cette bonification d'ancienneté de deux ans est cumulable avec la bonification d'ancienneté prévue à l'article 5-1 ".

6. Il résulte ainsi de la combinaison des dispositions précitées que, pour le reclassement d'un fonctionnaire en qualité de maître de conférences, la durée de services accomplis en qualité d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche peut être prise en compte et peut se cumuler avec une bonification d'ancienneté de deux ans à condition que la préparation du doctorat n'ait pas été accomplie sur la même période. Doit être regardée comme constituant une même période au sens de ces dispositions celle ayant débuté par une première inscription en thèse avant d'être interrompue, puis suivie d'une nouvelle inscription en thèse, dans la même spécialité, ayant donné lieu à l'attribution du doctorat.

7. En l'espèce, il est constant que si une bonification d'ancienneté de deux années a été accordée à M. A au titre de la préparation de son doctorat, les services qu'il a accomplis en qualité d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER), lesquels sont régis par le décret n° 88-654 du 7 mai 1988, pour la période du 1er octobre 1996 au 28 février 1998, correspondant à quatorze mois complets, n'ont, en revanche, pas été pris en compte pour le reclassement opéré par l'université de Lille par les décisions attaquées. Si l'intéressé soutient qu'il s'est inscrit en thèse de philosophie en 1995 avant de l'interrompre de 1999 à 2002 et qu'il s'est réinscrit à nouveau en thèse en 2003 et a obtenu son diplôme de doctorat en 2007, il ne ressort pas des pièces du dossier que la thèse qu'il a soutenue aurait été d'une nature différente de celle entreprise en 1995. Or, ainsi qu'il a été exposé au point précédent, la période s'écoulant de l'année 1995 à l'année 2007 doit être considérée comme une seule et même période de préparation au doctorat sous couvert d'un contrat d'ATER. Dès lors, le président de l'université de Lille n'a pas entaché les décisions attaquées d'une erreur de droit ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en excluant le cumul du bénéfice de la bonification d'ancienneté de deux ans, accordée à M. A, avec la prise en compte de ses quatorze mois de préparation du doctorat sous couvert d'un contrat d'ATER.

8. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 juin 2020 et de la décision 3 juillet 2020 du président de l'université de Lille. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que les conclusions à fin d'injonction et de celles présentées au titre des frais liés au litige.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'université de Lille.

Délibéré après l'audience du 16 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Stefanczyk, présidente,

M. Babski, premier conseiller,

M. Caustier, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.

Le rapporteur,

Signé

D. BABSKI

La présidente,

Signé

S. STEFANCZYK

La greffière,

Signé

D. WISNIEWSKI

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions