vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006297 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | ERNST & YOUNG SOCIÉTÉ D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2006297 le 7 septembre 2020, le 8 janvier 2021 et les 11 juin et 18 septembre 2022, M. F B, représenté par Me Stienne-Duwez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 13 février 2020 par laquelle le conseil d'administration du centre communal d'action sociale (CCAS) de Lens a rejeté sa demande tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle ainsi que la décision portant rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au CCAS de Lens de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CCAS de Lens une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la délibération contestée méconnaît les dispositions de l'article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la protection fonctionnelle aurait dû lui être accordée suite au harcèlement moral qu'il subit et à l'agression verbale dont il a été victime le 4 octobre 2019, sans qu'il soit besoin, pour le conseil d'administration du CCAS de Lens, de faire diligenter une enquête administrative par un cabinet indépendant.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 mars 2021 et le 10 août 2022, le centre communal d'action sociale de Lens, représenté par Me Dagostino, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête à fin d'annulation, dès lors que la délibération contestée du conseil d'administration du CCAS de Lens ne constitue pas un acte faisant grief en raison de son caractère purement informatif.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 29 juin 2020 du bureau d'aide juridictionnelle.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2100119 le 8 janvier 2021 et les 11 juin et 18 septembre 2022, M. F B, représenté par Me Stienne-Duwez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 9 novembre 2020 par laquelle le président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Lens a rejeté sa demande tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre au CCAS de Lens de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CCAS de Lens une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence, dès lors que seul le conseil d'administration du CCAS de Lens était compétent pour statuer sur sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle aurait dû être adoptée par le conseil d'administration du CCAS de Lens selon la procédure prévue par les articles R. 123-16 et suivants du code de l'action sociale et des familles ;
- la protection fonctionnelle aurait dû lui être accordée suite au harcèlement moral qu'il subit et à l'agression verbale dont il a été victime le 4 octobre 2019.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 mars 2021 et le 10 août 2022, le centre communal d'action sociale de Lens, représenté par Me Dagostino, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Caustier,
- les conclusions de M. Christian, rapporteur public,
- et les observations de Me Lienart, représentant le CCAS de Lens.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, attaché principal occupant les fonctions de directeur du centre communal d'action sociale (CCAS) de Lens depuis le 1er octobre 2017, a été placé en arrêt de maladie à compter du 15 octobre 2019 à la suite d'une altercation verbale survenue le 4 octobre 2019 avec le responsable du pôle " accompagnement " du CCAS. Il a porté plainte, les 25 et 29 octobre 2019, pour des faits de harcèlement moral qu'il estimait subir de la part de cet agent et de l'un de ses collègues. Par un courrier daté du 13 décembre 2019 et reçu le 17 décembre suivant, M. B a demandé à bénéficier de la protection fonctionnelle pour ces mêmes faits. Par une délibération du 13 février 2020, le conseil d'administration du CCAS de Lens a décidé d'attendre, avant de statuer sur cette demande, les conclusions d'une enquête administrative diligentée par le cabinet Prevorga sur les faits dénoncés par M. B. Par un courrier de son conseil en date du 19 mars 2020, reçu le 26 mars suivant, M. B a formé à l'encontre de cette délibération un recours gracieux, auquel aucune suite n'a été donnée.
2. Par un nouveau courrier de son conseil en date du 17 juillet 2020, M. B a réitéré sa demande tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle, en invoquant tout particulièrement l'agression verbale précitée du 4 octobre 2019, qui a été reconnue comme accident de service par un arrêté du président du CCAS de Lens en date du 29 juillet 2020. Par un courrier du 3 août 2020, le vice-président du CCAS de Lens lui a été répondu que l'instruction de sa demande était toujours en cours. Par la requête n°2006297 visée ci-dessus, M. B demande au tribunal d'annuler la délibération précitée du 13 février 2020 ainsi que la décision portant rejet de son recours gracieux.
3. Le cabinet Prevorga a rendu son rapport le 26 octobre 2020 et, par une décision du 9 novembre 2020, le président du CCAS de Lens a rejeté la demande de M. B tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle. Par la requête n°2100119 visée ci-dessus, M. B demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.
Sur la jonction :
4. Les requêtes n° 2006297 et n° 2100119 se rapportent à la situation d'un même agent, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la délibération du conseil d'administration du CCAS de Lens du 13 février 2020 :
5. En se bornant à " prendre acte que l'instruction de la demande de protection fonctionnelle de M. B est en cours d'instruction avec l'appui du cabinet Prevorga ", la délibération contestée du conseil d'administration du CCAS de Lens n'a ni pour objet ni pour effet d'accorder ou de refuser l'octroi de la protection fonctionnelle à M. B, et ne revêt ainsi aucun caractère décisoire. Par suite, cette délibération, qui présente un caractère purement informatif, est insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de cette délibération ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l'annulation du rejet implicite de son recours gracieux sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision du président du CCAS de Lens du 9 novembre 2020 :
7. D'une part, aux termes des dispositions du IV de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. ". Ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
8. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / () ". Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle à raison, d'une part, d'une agression verbale commise le 4 octobre 2019 par M. D C, alors responsable par intérim du pôle " accompagnement " du CCAS de Lens et représentant syndical, d'autre part, d'agissements constitutifs de harcèlement moral commis, au cours de l'année 2019, par le même agent et par M. A, recruté en septembre 2018 et titularisé en septembre 2019 en qualité de responsable de la direction " Seniors et personnes en situation de handicap ". M. B soutient avoir subi, de manière répétée, des violences verbales et des intimidations ou menaces répétées de ces deux personnes, notamment au sujet de leur régime indemnitaire, de la titularisation de M. A ou encore de griefs nourris à l'encontre d'un autre agent de l'établissement public, Mme E, responsable de la comptabilité. Si la matérialité de certains faits invoqués par le requérant n'est pas établie par les pièces du dossier, les témoignages de Mme E et de M. Maroni, vice-président du CCAS au moment des faits, ainsi que les autres pièces versées à l'instance, sont de nature à établir la réalité du comportement violent et/ou menaçant adopté par MM C et A à l'encontre de leur supérieur hiérarchique, en particulier durant la dernière semaine du mois d'août 2019, ces derniers s'étant alors régulièrement rendus auprès de M. B afin de le forcer, par des menaces et des intimidations, à émettre un avis favorable à la titularisation de M. A, ou encore le 4 octobre 2019, jour où M. C s'est violemment adressé à M. B au point que celui-ci subisse un malaise cardiaque. Ces agissements ont eu une répercussion défavorable sur l'état de santé du requérant, qui a été placé en congé de maladie reconnu imputable au service à compter du 15 octobre 2019. Si le CCAS de Lens met en doute la sincérité des témoignages de Mme E et de M. Maroni, en faisant valoir que ces derniers ne sont pas objectifs, aucun élément versé à l'instance n'est de nature à établir le caractère mensonger de leurs attestations respectives. Dans ces circonstances, M. B est fondé à soutenir qu'il a été victime, le 4 octobre 2019, d'une agression verbale et, plus généralement, d'agissements constitutifs d'un harcèlement moral, de sorte qu'en rejetant sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle, le président du CCAS de Lens a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
10. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la décision 9 novembre 2020 par laquelle le président du CCAS de Lens a rejeté la demande de M. B tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
11. L'exécution du présent jugement implique que le président du CCAS de Lens accorde à M. B le bénéfice de la protection fonctionnelle au titre des agissements de harcèlement moral et de l'agression verbale du 4 octobre 2019 dont il a été victime. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CCAS de Lens une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens. Il n'y a en revanche pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par l'établissement public défendeur sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 9 novembre 2020 par laquelle le président du CCAS de Lens a rejeté la demande de M. B tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au président du CCAS de Lens d'accorder à M. B le bénéfice de la protection fonctionnelle au titre des agissements de harcèlement moral et de l'agression verbale du 4 octobre 2019 dont il a été victime, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le CCAS de Lens versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et au centre communal d'action sociale de Lens.
Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marjanovic, président,
M. Larue, premier conseiller,
M. Caustier, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
Le rapporteur,
Signé
G. CAUSTIER
Le président,
Signé
V. MARJANOVIC
La greffière,
Signé
D. WISNIEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2006297, 2100119
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026