mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006877 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | WILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 28 septembre 2020 et le 28 juillet 2022, M. A D, représenté par Me Boutignon, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 12 juin 2020, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commune de Don à la suite de son recours gracieux formé le 6 juillet 2020 ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision de rejet du recours gracieux que la commune de Don est susceptible d'avoir opposé par courriel du 29 juillet 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Don la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- en sa qualité de voisin immédiat du projet en litige et des conséquences que celui-ci
aurait sur les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien, il dispose d'un intérêt à agir contre la déclaration de non-opposition à déclaration préalable en litige ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme, en ce que le plan de masse joint au dossier de déclaration préalable ne présente pas toutes les informations nécessaires pour connaitre l'emprise réelle du projet et sa conformité à l'article UC7 du plan local d'urbanisme ;
- elle méconnait les dispositions de l'article UC7 du code de l'urbanisme, dès lors que la hauteur de l'extension dépasse les prescriptions du plan local d'urbanisme ;
- elle méconnait les dispositions du l'article UC11 du plan local d'urbanisme, dès lors que la toiture terrasse du projet n'est pas en cohérence avec la bâti existant et qu'il n'existe pas de telles fenêtres en pignon donnant sur les fonds voisins dans le voisinage ;
- elle méconnait les dispositions du l'article UC12 du plan local d'urbanisme, dès lors qu'aucune place de stationnement n'a été créée par le projet ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, dès lors qu'aucun changement de destination n'a été autorisé.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2022, M. C B, représenté par Me Willot, conclut au rejet de la requête de M. D et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le requérant n'ayant pas régularisé de recours gracieux contre l'arrêté de non-opposition, la requête est irrecevable ;
- il ne dispose pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté en litige ;
- au surplus, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Don, qui n'a pas produit d'observations, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 15 mai 2022 sur le fondement de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme de la commune de Don ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Féménia,
- les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public,
- les observations de Me Boutignon représentant M. D et les observations de MeWillot représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, propriétaire d'une maison d'habitation individuelle située au 28A rue de l'Égalité dans la commune de Don, cadastrée AC 212, en zone UCA-S1 du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 10 décembre 2015, a déposé le 26 mai 2020 une déclaration préalable en vue de la surélévation d'une construction existante comportant la création d'une surface de plancher de 18 m². Par un arrêté du 12 juin 2020, le maire de Don ne s'est pas opposé à cette déclaration. Par un courrier du 6 juillet 2020, M. D, propriétaire de la parcelle bâtie voisine cadastrée section A 3190, 3111, 3114, a exercé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté, lequel a été explicitement rejeté par un courriel du 29 juillet 2020 émanant de la responsable du service urbanisme de la commune d'Haubourdin et relayé par la commune de Don. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 12 juin 2020, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 411-2 du code de justice administrative : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le courrier adressé par M. D à la mairie de Don et reçu par cette dernière le 18 juillet 2020 est intitulé " Recours gracieux concernant la déclaration préalable ". Par ailleurs, le corps du courrier expose des arguments en droit à l'encontre de la décision attaquée. Dans ces conditions, ce courrier doit être regardé comme un recours gracieux prorogeant les délais de recours contentieux à l'encontre de la décision attaquée. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement () ".
5. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Il appartient ensuite au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. D est propriétaire d'une maison située sur une parcelle en limite séparative du projet en litige. Par ailleurs, ce projet prévoit la création d'une surélévation dont les ouvertures situées en vis-à-vis de sa parcelle sont de nature à occasionner des vues directes sur son terrain et l'intérieur de son domicile. Ainsi, eu égard aux caractéristiques du projet, M. D doit être regardé comme justifiant d'un intérêt à agir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. Aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme alors en vigueur : " Le dossier joint à la déclaration comprend : a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; () ".
8. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
9. Il ressort des pièces du dossier que si l'avancée centrale du projet en litige n'est pas expressément reportée sur les plans, le plan de masse, coté sur les façades avant et arrière, permet de déterminer le volume et l'emplacement de la construction sur le terrain d'assiette et son échelle, et permet par conséquence de vérifier le respect par le projet litigieux de la règle d'emprise fixée à l'article UC7 du règlement du PLU. Dans ces conditions, l'omission de mention expresse de l'avancée centrale du projet en litige n'a pas été, dans les circonstances de l'espèce, de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative quant au respect des dispositions de l'article UC7 du règlement du PLU. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme doit être écarté.
10. Aux termes de l'article UC7 du plan local d'urbanisme : " A) / Pour les constructions nouvelles et reconstructions / 1) Tout point d'un bâtiment doit être compris dans le gabarit délimité par un angle de 60° par rapport à l'horizontale à partir d'1 mètre de hauteur, sur les limites séparatives à compter du niveau du terrain naturel de l'unité foncière d'implantation (tel que défini à l'annexe documentaire) ou de celui de l'unité foncière inférieure si l'unité voisine est à un niveau différent et à une distance du point le plus proche des limites séparatives au moins égale à 3 mètres. Les lucarnes ne sont pas concernées par le recul de 3 mètres (). / B) Pour les extensions. / Les extensions sont soumises aux dispositions du paragraphe I)-A) précité à l'exception des deux cas suivants : 1) Sur les unités foncières riveraines d'une voie publique ou privée sur une longueur égale ou inférieure à 7 mètres, les extensions arrières et latérales de bâtiments sont autorisées comme suit : a) À l'intérieur d'une bande de quinze mètres de profondeur à compter de l'alignement de la voie publique ou de la limite de la voie privée qui dessert l'unité foncière (ou la marge de recul inscrite au plan), ou de la limite de constructibilité figurant dans un arrêté de lotissement, ou de l'emplacement réservé d'infrastructure inscrit pour l'élargissement de la voie : La construction ajoutée doit, soit jouxter les limites séparatives latérales en respectant la hauteur fixée à l'article 10 (et sans excéder 3,20 mètres de hauteur sur la limite séparative non latérale en cas d'unité foncière d'une profondeur inférieure ou égale à 15 mètres avec un gabarit à 60° maximum), soit respecter une marge d'isolement de 2 mètres minimum par rapport à une ou plusieurs limites séparatives, sans pouvoir excéder 3,20 mètres de hauteur à l'égout des toitures de ce côté avec une toiture à 45° maximum au-dessus de cette hauteur ".
11. Si M. D soutient que la hauteur de l'extension dépasse la limite des 3,20 mètres prescrite par les dispositions précitées du B) de l'article UC7 du PLU, applicables aux extensions des constructions existantes, il ressort des pièces du dossier que l'unité foncière AC 212 sur laquelle est assise le projet en litige est riveraine d'une voie privée de plus de sept mètres, de sorte que ces dispositions ne lui sont pas opposables. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
12. Aux termes de l'article UC11 du règlement du PLU : " Les transformations de façades doivent respecter dans toute la mesure du possible les caractéristiques urbaines de la rue concernée, en particulier les rythmes verticaux, les hauteurs des percements, les modénatures et décors, les volumes et les hauteurs, les pentes de toiture. Les pignons doivent être traités en harmonie avec les façades de la construction principale édifiée conformément aux dispositions ci-dessus. ".
13. Il ressort des pièces du dossier que la troisième maison du front bâti dont fait partie l'habitation en litige présente une surélévation en toiture terrasse, également en bardage. Par ailleurs, l'habitation de M. D est de type cubique et les habitations avoisinantes ne sont pas dépourvues de fenêtres donnant sur les fonds voisins. De plus, la construction existante, avant travaux de surélévation, présentait déjà deux fenêtres, l'une dans les combles et l'autre au premier étage. Ainsi, le moyen tiré de la violation de l'article UC11 du règlement PLU doit être écartée.
14. Aux termes de l'article UC12 du règlement PLU : " En outre, des aires de changement, de déchargement et de manutention adaptées aux besoins de l'établissement doivent être aménagées sur le terrain. Le pétitionnaire doit prouver que les besoins en stationnement issus du projet sont assurés. / C) Création de niveaux supplémentaires interne ou de modification de volume (extension, surélévation). / 1) En cas de création de niveaux supplémentaires internes ou de modification de volume, les normes précitées ne sont exigées que pour les surfaces de plancher nouvelles créées. () / 3) Toutefois, sont accordées des dispenses de création de places de stationnement dans les cas suivants : / a) pour l'habitat, sont dispensés de création de places : - les travaux qui n'entrainent pas d'augmentation du nombre de logements / - les travaux inférieurs à 25 m² de surface de plancher qui entraînent une augmentation du nombre de logements. / b) pour les autres usages (sauf le commerce) il y a dispense de création de places : / - lorsque la configuration ou l'accès de l'unité foncière ne permettent pas de créer des places. ".
15. Le projet d'extension en litige n'entraîne aucune augmentation de logements. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance l'article UC12 du PLU, au motif que le projet ne prévoirait pas de places de stationnement, doit être écarté
16. Aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; b) Dans les zones urbaines d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à quarante mètres carrés ; toutefois, demeurent soumis à permis de construire les travaux ayant pour effet la création de plus de vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol, lorsque leur réalisation aurait pour effet de porter la surface ou l'emprise totale de la construction au-delà de l'un des seuils fixés à l'article R. 431-2 ; c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () ", et aux termes de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R*421-14 à R*421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : () f) Les travaux qui ont pour effet la création soit d'une emprise au sol, soit d'une surface de plancher supérieure à cinq mètres carrés et qui répondent aux critères cumulatifs suivants : - une emprise au sol créée inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; - une surface de plancher créée inférieure ou égale à vingt mètres carrés. Ces seuils sont portés à quarante mètres carrés pour les projets situés en zone urbaine d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, à l'exclusion de ceux impliquant la création d'au moins vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol lorsque cette création conduit au dépassement de l'un des seuils fixés à l'article R*431-2 du présent code. ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable du pétitionnaire porte uniquement sur la surélévation d'une construction existante consacrée à l'habitation, ne nécessitant pas la mention d'un changement de destination. Par ailleurs, il est constant que les travaux litigieux, en zone urbaine du règlement du PLU de la commune de Don, n'ont pas pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à quarante mètres carrés. Ainsi, les travaux envisagés pouvaient être autorisés en vertu d'une déclaration de travaux sans que soit exigée la délivrance d'un permis de construire. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 juin 2020 par lequel le maire de Don ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux présentée par M. B.
Sur les frais liés au litige :
19. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D le versement à M. B de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions précitées.
21. Les dispositions précitées font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme sollicitée par M. D au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : M. D versera la somme de 1 500 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à M. C B et à la commune de Don.
Délibéré après l'audience du 8 mars, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
La présidente-rapporteure,
J. FÉMÉNIAL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
T. BOURGAU
La greffière,
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026