vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006933 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | WILINSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 30 septembre 2020, 9 septembre 2021 et 23 novembre 2021, la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du faubourg des postes, représentée par Me Wilinski, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2020 par lequel le ministre des solidarités et de la santé a autorisé le transfert de la pharmacie Galler au 192, rue Geneviève Anthonioz de Gaulle, cellules A (13 en partie), A 14 et A 15, du centre commercial Lillénium à Lille ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît l'article L. 5125-3 du code de la santé publique dès lors que le maillage des pharmacies approvisionnant le quartier Lille Sud permet déjà une desserte optimale de la population et n'apportera aucune amélioration de la desserte en médicaments ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît l'article L. 5125-3 du code de la santé publique dès lors que l'implantation d'une officine supplémentaire aura des effets en particulier sur l'approvisionnement en médicaments du quartier Vauban-Esquermes ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît l'article L. 5125-4 du code de la santé publique dès lors que le seuil de 4 500 habitants fixé par ces dispositions, permettant l'ouverture par voie de transfert d'une officine supplémentaire, n'est pas atteint ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce que le ministre a considéré que les zones IRIS Faubourg des postes A, Faubourg des postes B et Giraudoux n'étaient pas constitutives d'un quartier ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que, à supposer que le quartier d'accueil est le quartier Lille Sud composé des sept zones IRIS retenues par le ministre, le ministre a considéré que le caractère optimal de la desserte en médicaments de la population résidente était satisfait ;
- à titre subsidiaire, la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Par des mémoires en défense enregistrés les 18 décembre 2020 et 21 décembre 2021, la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie Galler, représentée par Me Varga, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du faubourg des postes la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt de la SELARL Pharmacie du faubourg des postes lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 septembre 2021, le ministre des solidarités et de la santé conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été fixée le 4 mars 2022 par une ordonnance du même jour.
Un mémoire, présenté pour la pharmacie Galler, a été enregistré le 12 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Quint, rapporteur public,
- les observations de Me Varga, avocat représentant la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie Galler ;
- la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du faubourg des postes n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. La SELARL Pharmacie Galler, qui exploitait une officine au 463, rue Léon Gambetta à Lille, a vu rejetée sa demande de transfert de son officine dans la même commune, au 192, rue Geneviève Anthonioz de Gaulle, cellules A (13 en partie), A 14 et A 15, du centre commercial Lillénium, par un arrêté du 7 février 2020 du directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France. A la suite de son recours hiérarchique formé le 6 mars 2020 la société Pharmacie Galler a été autorisée par un arrêté du ministre des solidarités et de la santé en date du 4 août 2020, à procéder au transfert de son officine. La SELARL Pharmacie du faubourg des postes demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 11 février 2020, publié le 18 février 2020 au journal officiel de la République française, la directrice générale de l'offre de soins du ministère des solidarités et de la santé a donné délégation à Mme A D, adjointe à la sous-directrice de la régulation de l'offre de soins, à l'effet de signer, au nom du ministre des solidarités et de la santé tous les actes relevant de ses attributions, actes parmi lesquels figure la décision, à l'exception des décrets. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'autorisation de transfert d'une officine, qui ne constitue pas une décision administrative individuelle défavorable, au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, n'a pas à être motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du 4 août 2020 ne peut qu'être écarté comme inopérant.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. / L'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement ; / () ". Aux termes de l'article L. 5125-3-1 du même code : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la pharmacie Galler a été autorisée à transférer son officine du quartier Wazemmes au quartier Lille Sud, délimité au nord par la voie ferrée, au sud, à l'est et à l'ouest, par la limite communale. Le quartier d'accueil ainsi défini par l'arrêté litigieux comprend les zones " îlots regroupés pour des indicateurs statistiques " (IRIS) CHR, Faubourg des postes A, Faubourg des postes B, Giraudoux, Croisette A, Croisette B, 400 Maisons-Cimetière du Sud, Lopofa-Tudor, Balzac-Lazarre Garreau et Faubourg de Douai, regroupant un total de 18 952 habitants selon les données de l'INSEE en 2016. Pour soutenir que le ministre des solidarités et de la santé aurait commis une erreur d'appréciation en ne retenant pas les zones IRIS Faubourg des postes A, Faubourg des postes B et Giraudoux, la requérante se borne à se prévaloir de la circonstance que le transfert est projeté dans la zone IRIS Faubourg des postes. Les zones IRIS constituent des unités de base pour le recueil des données statistiques par l'INSEE, à vocation statistique, n'ayant ni pour objet, ni pour effet, de donner une unité géographique et humaine à la zone qu'elle comprend et ne pouvant être regardées comme délimitant en soi des quartiers distincts. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier des données INSEE produites par la requérante, que la population de résidence du quartier ainsi défini, ne présenterait pas une unité humaine alors que sa répartition par tranche d'âge au sein de l'ensemble des zones IRIS du quartier Lille Sud ne fait apparaître aucune surreprésentation des résidents âgés de plus de 60 ans ni de plus de 75 ans au sein des zones IRIS Faubourg des postes A, Faubourg des postes B et Giraudoux, invoquées, ne permettant pas de qualifier ces zones de quartiers distincts au sens des dispositions précitées. En conséquence, en définissant le quartier d'accueil du transfert projeté de l'officine de la pharmacie Galler comme le quartier de Lille Sud délimité selon des limites communales et infrastructures de transport telles que prévues par l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique, le ministre des solidarités et de la santé n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions. Par suit, le moyen doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées : / 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; / 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées à l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; / 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs. ".
7. Il est constant que le quartier Lille Sud était desservi, avant le transfert autorisé litigieux, par quatre officines, la pharmacie du faubourg d'Arras, la pharmacie du faubourg de Douai, la pharmacie Barbry et la pharmacie du faubourg des postes, les troisième et quatrième officines étant situées respectivement à 650 mètres et 350 mètres du lieu de transfert envisagé. Il comprend une population de 18 952 habitants, laquelle sera susceptible d'évoluer eu égard aux projets de construction de 874 logements, individuels et collectifs, pour lesquels des permis de construire ont été délivrés entre 2018 et 2020 ainsi que l'atteste la commune de Lille dans deux courriers datés des 3 juillet 2019 et 20 février 2020 adressés à la pharmacie Galler. Ces nouveaux logements sont majoritairement situés dans le nord de la zone Lille Sud, où se situe le nouvel emplacement de l'officine de pharmacie Galler, et pourraient représenter plus de 1 914 habitants supplémentaires compte tenu du nombre moyen d'habitants par résidence principale de 2,19 selon les données INSEE pour 2019. En outre, la pharmacie des 400 maisons et la pharmacie Arnoldi n'étant pas situées dans le quartier d'accueil, la requérante ne peut utilement faire valoir qu'elles desserviraient déjà le quartier Lille Sud, dont elles sont au demeurant plus éloignées. Par suite, le ministre des solidarités et de la santé n'a commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que le transfert permettait une desserte en médicaments optimale au sens des dispositions citées au point 6 et les moyens doivent être écartés.
8. En cinquième lieu, la requérante ne peut utilement soutenir que le ministre aurait dû prendre en compte le quartier Vauban-Esquermes, distinct du quartier d'origine de l'officine de pharmacie Galler avant transfert, pour son appréciation de la condition de non-compromission de l'approvisionnement en médicaments de la population résidente prévue par les dispositions du 1° de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique citées au point 4. Le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de ces dispositions doit donc être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 5125-4 du code de la santé publique : " I. L'ouverture par voie de transfert ou de regroupement d'une officine dans une commune, ou dans une commune nouvelle définie à l'article L. 2113-1 du code général des collectivités territoriales ou dans les communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1 du présent code peut être autorisée lorsque le nombre d'habitants recensés est au moins égal à 2 500. / L'ouverture d'une officine supplémentaire peut être autorisée par voie de transfert ou de regroupement à raison d'une autorisation par tranche entière supplémentaire de 4 500 habitants recensés dans la commune, dans la commune nouvelle ou dans les communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1. / () / III.- Le nombre d'habitants dont il est tenu compte pour l'application du présent article est la population municipale telle qu'elle est issue du dernier recensement de la population publié au Journal officiel de la République française. ".
10. Il ressort des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que le périmètre du ratio du nombre d'habitants par officine qu'elles instituent est la commune et non le quartier d'accueil. Ainsi, la requérante ne peut utilement soutenir que le seuil de 4 500 habitants doit s'apprécier au niveau du quartier de Lille Sud et que celui-ci ne serait pas atteint, y compris par la présence de nouveaux habitants dans les 871 logements en construction, pour permettre l'implantation d'une cinquième officine. Le moyen doit donc être écarté comme inopérant.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la société Pharmacie Galler, que la société Pharmacie du faubourg des postes n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 4 août 2020 par lequel le ministre des solidarités et de la santé a autorisé le transfert de la pharmacie Galler au 192, rue Geneviève Anthonioz de Gaulle, cellules A (13 en partie), A 14 et A 15, du centre commercial Lillénium à Lille. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
12. En premier lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat au titre des frais exposés par la société Pharmacie du faubourg des postes et non compris dans les dépens.
13. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Pharmacie du faubourg des postes une somme de 1 500 euros à verser à la société Pharmacie Galler au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, en l'absence de dépens de l'instance, les conclusions présentées par la société Pharmacie Galler au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société Pharmacie du faubourg des postes est rejetée.
Article 2 : La société Pharmacie du faubourg des postes versera à la société Pharmacie Galler une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la société Pharmacie Galler est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie du faubourg des postes, à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Pharmacie Galler et au ministre des solidarités et de la santé.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Paganel, président de la formation de jugement,
- M. Lemaire, président,
- Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
La rapporteure,
Signé
L-J. B
Le président,
Signé
M. C
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2006933
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026